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Quesnay avaient mené dans leur châtellenie.
 
Jeanne Roussel avait parfaitement connu la dernière génération de cette famille, tuée par ses vices, comme toutes les vieilles races, qui ne meurent jamais d’autre chose que de leurs péchés. Or, un jour, ou plutôt une nuit de triste mémoire, cette génération avait quitté, sans tambour ni trompette, le vaporeux château, au toit bleu, qui ressemblait à un gros nid de martin-pêcheur dans sa saussaie.
 
Comme un amas de paille pourrie qui se lève de son fumier sous un coup de vent vigoureux, elle s’était dispersée dans les villes et les bourgs d’alentour — le père ici, avec la mère ; — là, les frères, — les sœurs ailleurs… On ne savait où, pour celles-ci, car elles avaient disparu, emportées par les plus abjects séducteurs. D’abord le scandale était si grand qu’il devint bientôt silencieux.
 
La raison, du reste, qui fit abandonner aux maîtres du Quesnay leur ancienne demeure ne fut point leur opprobre. Ils avaient le front assez dur pour le porter. Ce fut la pauvreté, ce fut cette dernière misère qui rompt au-dessus de nos têtes la solive de notre toit ! Des dettes, longtemps cachées, avaient éclaté. Une meute de créanciers s’était levée.
 
Des dettes, longtemps cachées, avaient éclaté. Une meute de créanciers s’était levée.
 
Ayant déjà goûté par l’usure à ce patrimoine
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