Différences entre versions de « Orgueil et Prévention/16 »

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Phe: match
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m (Phe: match)
 
 
 
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de l’appartement, de la beauté des meubles, il déclara qu’il
croyait être dans un des boudoirs de Rosings ; exclamation
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qui d’abord ne fut pas appréciée de Mme Philips, mais
lorsqu’elle eut appris ce que c’était que Rosings, à qui
voisines l’admiration que lui causait ces récits. Quant aux
demoiselles qui ne pouvaient s’amuser autant des discours
de leur cousin, l’attente leur sembla fort longue : elle eut
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leur sembla fort longue : elle eut
un terme enfin. Les Messieurs revinrent au salon, et quand
M. Wickham parut, Élisabeth pensa qu’elle ne l’avait encore
plus mince et le plus ordinaire. De tels rivaux près des
dames semblaient anéantir le pauvre M. Colins. Les jeunes
personnes l’oublièrent entièrement ; mais de temps en
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de temps en
temps Mme Philips l’écoutait encore avec plaisir, et par
ses soins il fut abondamment servi de thé et de ''muffins''. <ref>Gâteaux que l’on mange avec le thé.</ref>
loisir de parler à Élisabeth, qu’il trouva très disposée à
l’écouter ; toutefois n’espérant pas apprendre de lui ce
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qu’elle désirait le plus savoir, l’histoire de ses liaisons avec
M. Darcy, elle hésitait, n’osait entamer ce sujet, quand la
« Cette assertion, dans le fait, a de quoi vous surprendre,
mademoiselle, après l’air de froideur que vous
avez pu
avez pu remarquer dans notre rencontre d’hier. Êtes-vous
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avez pu remarquer dans notre rencontre d’hier. Êtes-vous
très liée avec M. Darcy ?
 
 
— Je suis plus surpris que fâché de ce que vous m’apprenez,
dit Wickham, après un moment de silence ; il serait
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après un moment de silence ; il serait
fort à désirer que chacun fût ainsi jugé selon son mérite,
ce qui arrive rarement à M. Darcy : le monde, aveuglé par
— Oh ! non, ce n’est pas à moi de fuir M. Darcy.
S’il craint de me rencontrer, qu’il s’éloigne d’ici. Nous ne
 
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sommes pas bien ensemble, et je ne puis le voir sans être
vivement affecté. Mais je ne crains point de dire les raisons
M. Wickham alors passa à des choses plus indifférentes ;
parla de Meryton, du voisinage, des habitants,
co
comme charmé de tout ce qu’il avait déjà vu ; fit l’éloge
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commemme charmé de tout ce qu’il avait déjà vu ; fit l’éloge
de la société, surtout, avec une galanterie naturelle, mais
bien expressive.
— Vraiment !
 
— Oui. Feu M. Darcy me légua la survivance du
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survivance du
meilleur bénéfice dont il eût la nomination ; il était mon
parrain, et m’aimait tendrement ; je ne pourrai jamais rendre
deux ans la cure vint à vaquer, un autre que moi l’obtint ;
cependant je venais d’accomplir ma vingt-cinquième année
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ainsi, à cet égard, il n’y avait nul obstacle, et je ne crois pas
par ma conduite avoir mérité un tel affront. J’ai trop de
qu’à des motifs de jalousie. Si feu M. Darcy m’eût moins
aimé, son fils ne m’aurait vu qu’avec indifférence ; mais
l’intérêt particulier que le père me témoignait a, de bonne
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que le père me témoignait a, de bonne
heure, irrité celui-ci contre moi ; il n’était point d’une humeur
à supporter l’espèce de rivalité qui existait entre nous
— Ce n’est pas à moi qu’il appartient d’en décider,
répondit-il ; à peine puis-je me résoudre à être juste envers
 
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lui. »
 
comme son conseil, son intime ami. Il a souvent avoué que
le zèle désintéressé de mon père lui avait rendu les services
les plus
les plus essentiels, et lorsqu’au moment de la mort de mon
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les plus essentiels, et lorsqu’au moment de la mort de mon
père, M. Darcy s’engagea volontairement à prendre soin
de ma fortune, je suis persuadé qu’en cela il agissait autant
Un orgueil de famille… ; il est fier de ce qu’était son père… ;
il craint par-dessus tout de perdre du crédit de sa famille,
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de voir diminuer l’influence de la maison de Pemberley. Il
a aussi un orgueil fraternel qui, joint à l’amitié, le rend pour
Après avoir essayé plus d’une fois de quitter ce sujet
Élisabeth ne put s’empêcher d’y revenir, et elle dit :
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« Je m’étonne que M. Darcy soit si étroitement lié
La partie de whist ayant fini, les joueurs s’assemblèrent
autour de l’autre table, et M. Colins vint se placer entre
Élisabeth et Mme Philips. Celle-ci lui demanda le succès
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le succès
de son jeu… Il avait perdu tous les points… ; mais quand
Mme Philips voulut lui en témoigner ses regrets, il l’interrompit
 
« Lady Catherine de Brough, répondit-elle, lui a
depuis peu donné un bénéfice assez considérable. Je ne sais
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assez considérable. Je ne sais
trop par qui M. Colins lui fut présenté, mais très assurément
il y a peu de temps qu’il la connaît.
 
« M. Colins, dit-elle, célèbre hautement lady Catherine
et sa fille, mais par quelques petits détails qu’il nous aqu’
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il nous a
donnés concernant cette dame, je crois m’apercevoir que
la reconnaissance l’aveugle ; et, malgré toute la protection
partager ses soins entre toutes les autres dames. Les bruyants
soupers de Mme Philips n’admettaient point de conversation,
mais l
mais les manières de M. Wickham suffisaient pour
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mais leses manières de M. Wickham suffisaient pour
charmer tout le monde : ce qu’il disait était bien dit, ce qu’il
faisait avait de la grâce. Élisabeth s’en retourna, tout occupée
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