« Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges. Tome IV » : différence entre les versions

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[[Catégorie:Histoire]]
[[Catégorie:Études historiques]]
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='''Corps du document'''=
 
=='''QUADRUVIO-QUEUX, p. 1'''==
=Corps du document=
==QUADRUVIO-QUEUX, p. 1==
<div style="text-align:center;">NOBILIAIRE</div>
 
 
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'''QUADRUVIO''' ({{refl|1}}).
 
:{{refa|3}} Saint-Front-la-Rivière, canton de Saint-Pardoux, arrondissement de Nontron (Dordogne).
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==ROBINET-ROCHE, p. 31==
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=='''ROBINET-ROCHE, p. 31'''==
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'''ROBINET''', sieur de Champaignes, paroisse de Barret, élection de Saintes, porte : ''parti : au 1{{exp|er}} de gueules à la fasce en devise d’argent, accompagnée d’une pomme de pin en chef et l’autre en pointe ; au 2{{exp|e}} aussi de gueules flanqué en sautoir d’azur, accampagné d’une pomme de pin en chef et d’un lion rampant de même en pointe''. (Dans le dessin de Descouture, la pomme de pin et le lion du 2{{exp|e}} sont d’argent.)
 
:{{refa|1}} Cette famille avait sa généalogie à la page 391, déchirée.
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==ROCHE-ROCHEAYMON, p. 31-32==
=='''ROCHE-ROCHEAYMON, p. 31-32'''==
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II. – Joseph de La Roche, premier du nom, écuïer, sieur du Rouzet et de Giat, en partie, épousa, le 8 février 1592, Charlotte de La Faye, veuve de noble Pierre de Montsernils, écuïer, sieur d’Hauteroche, et remariée depuis en troisièmes noces, avant l’an 1619, avec Gilbert de Chaslus, sieur de Courdes et d’Orsival.
 
:{{refa|1}} Malleret, canton et arrondissement de Boussac (Creuse).
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==ROCHEAYMON, p. 33-36==
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=='''ROCHEAYMON, p. 33-36'''==
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
en Combraille. Quelques-uns opinant favorablement pour les S{{exp|grs}} de La Rocheayrnon,. qui en possèdent la seigneurue depuis plus de 400 ans, de père en fils, ont conjecturé qu’ils pourraient sortir d’une brancge de l’ancienne maison de Bourbon. Il suftirait peut-être de conjecturer que ce château appartenait à quelqu’un des S{{exp|grs}} de Bourbon, avant qu’il appartint à la maison de La Rocheaymon d’aujourd’hui (S<small>IMPLICIEN</small>, ''Hist. généal''. de la maison de Fr. Paris, 1728, T. III.– ''Mem. Trev.'', 1729, p. 1164)..
:{{refa|1}} Evaux, chef-lieu de canton dans l’arrondissement d’Aubusson (Creuse).
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Jean de La Rocheaymon, chevalier, promit à l’évêque du Puy, fidélité ''sur l’âme de la reine'' Jeanne, femme du roi Philippe-le-Bel, comme héritière de Thibaut, roi de Navarre, son père, pour le comté de Bigorre, le jeudi après la Saint-Marc de l’an 1293, en présence de plusieurs seigneurs (V<small>AISSETTE</small>, ''Hist. Langued''., T. IV, p. 78).
 
:{{refa|1}} N’adaud avait ici une page supplémentaire, qui à été déchirée, et qui entre autres choses contenait une inscription, comme 1’indique la suite.
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Pierre, duc de Bourbon, nomma, le 14 septembre 1488, Jean de La Rocheaymon, S{{exp|gr}} de Chabannes, pour son lieutenant au même gouvernement, aux gages accoutumés (Cabinet de M. Clairamb.–V<small>AISSET</small>, ''Hist. Langued''., T. V, p. 77). Il fut le principal commissaire du roi aux Etats du Languedoc assemblés dans 1a ville du Puy, le 14 septembre 1501 (''Archiv. des Etats'', p. 94) ; et aux Etats tenus dans la même ville, le 21 octobre 1502 (''Archives des Etats'', p. 95). Il fut premier commissaire aux Etats du Languedoc, tenus à Montpellier le 18 octobre 1488 : il eut 1,000 livres sur les épices.(p. 79). Le 27 septembre 1489, le roi le nomma un des six pour travailler à la réformation de la justice dans cette province, ce qui fut exécuté (p. 79). Il fut aussi commissaire aux Etats du Languedoc, tenus à Annonay, en Vivarais, au mois de novembre 1490, et eut 400 livres sur les épices (p : 80). Les Estats tenus à Montpellier, au mois de novembre 1492, se plaignirent de lui : 1° de ce qu’il exerçait plusieurs actes d’autorité et de jurisdiction contraires aux privilèges du pays ; 2° de ce qu’il deffendait la sortie des bleds de la province, quoiqu’il y en eut en abondance, donnant des permissions particulières de les tirer, à qui il lui plaisait. Nous ignorons la réponse du roi à ces articles (p. 84). Il commanda le ban et l’arrière-ban de la province au mois d’août 1495 (p. 86). En 1496, il ordonna de fortifier tous les châteaux situés sur la frontière, du côté de l’Espagne, parce que les Espagnols y avaient déjà fait des courses. Il se tenait à Narbonne et y avait une garnison de deùx mille Suisses et de huit cents hommes d’armes pour empêcher leurs nouvelles courses (p. 88).
 
 
François de La Rocheaymon, S{{exp|gr}} dudit lieu, paroisse d’Evaux, chevalier de l’ordre du roi, épousa Antoinette de Gras de Paing, dite de La Courtine. Elle reprit sur lui les baronnies du Crest. et de Juillac, qu’elle porta en se remariant, l’an 1585, à Gabriel-Allire de Langheac, S{{exp|gr}} dé Dalet, dont : 1° Antoine, bachelier en droit canon, tonsuré et archiprêtre d’Aubusson, 1602 ; 2° Claude, mariée, le 17 février 1608, à Jean Barton de Montbas, S{{exp|gr}} de La Rochenozil, et de Massenom, fils de Charles et de Rose de La Rocheaymon, de Saint-Maixent (''Dict. généal''., 1757).
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N..... de La Rocheaymon, épousa Françoise de La Marthonie, fille de Gaston et de Françoise de La Bastide, veuve 1627.
 
:{{refa|1}} Nadaud renvoie à la page 299, qui est déchirée.
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==ROYERE-RUCHAUD p. 126==
=='''ROYERE-RUCHAUD p. 126'''==
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
baptisé le 8 août ; 3° Pétronille-Marie, nommée pour les cérémonies du baptême, le 9 mars 1670 (Registres de La Roche-l’Abeille).
:{{refa|1}} Des Coutures l’appelle Claude de Boys.
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==SCLAFER-SCORAILLE, p. 157==
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=='''SCLAFER-SCORAILLE, p. 157'''==
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'''SCLAFER'''. – Gabriel Sclafer, écuïer, sieur de La Rode, paroisse de Turenne, épousa Anne de Brunerie, dont Pierre, tonsuré en 1722.
 
 
XVIII. – Noble Louis de Scorailles ou Escourailles, deuxième du nom, S{{exp|gr}} de Roussille, La Mazière, Montjou, Saint-Jouery, Cropière et de Fontanges, capitaine-lieutenant de la compagnie du comte de Charlus, son parent, la commandait au siège de La Rochelle. Il testa le 27 août 1639. Il épousa, par contrat du 3 août 1616, Guillelmine de Fontanges, fille unique de Pierre-Jean, S{{exp|gr}} de Fontanges et de La Roue de Pierrefort, dont : 1° Jean-Rigaud, qui suit ; 2° Jean-Marc-François de Scoraille, S{{exp|gr}} de La Mazière, qui fut élevé page du roi, et qui, après avoir été enseigne de vaisseau, s’est retiré à faute de santé ; il épousa Jeanne de Giou, fille de N....., S{{exp|gr}} de Salle de Bezac, et de Catherine de Carlat, dont : A. – Louis de Sco-
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==SCORAILLE-SECHONIE, p. 157-158==
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=='''SCORAILLE-SECHONIE, p. 157-158'''==
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
raille ; B. – Angélique ; C. – Marguerite ; 3° Gaspard, qui se maria ; 4° Joseph-Gaspard, chevalier de Malte, où il mourut en 1700.
 
['''SECHONIE''' ou '''SICHONIE'''. – Hugues de Sechonia ou Sichonia, chevalier. Voyez mes ''Mémoires. mss. sur les Abbayes du Limousin'', p. 513.]
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==SEDIERE-SEGLIERE,p. 159 ==
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=='''SEDIERE-SEGLIERE,p. 159 '''==
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'''SEDIERE''', sieur dudit lieu, paroisse de ....., porte : ''d’azur à un chevron d’or accompagné de trois palmes de même''.
 
 
Gilbert-Thimolëon de Seglieres, ëcuïer. sieur de Jouhet et du Plantadis, paroisse de Guéret, conseiller du roi, vice-sénéchal de la Marche, Montégut
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==TOUCHE-TOUR, p. 190==
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=='''TOUCHE-TOUR, p. 190'''==
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
cessions de leurs père et mère, le 30 octobre 1662 ; 3° Elisabeth, mariée à Henri Pasquet.
 
'''LA TOUR''', S{{exp|grs}} de Turenne, portent : ''écartelé au 1{{exp|er}} et au 4{{exp|e}} d’azur semé''
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==TOUR, p. 191-208==
 
 
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=='''TOUR, p. 191-208'''==
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
''de France, à la tour d’argent, au bâton de gueules ; aux 2{{exp|e}} et 3{{exp|e}} coticé d’or et de gueules de 12 pièces''.
 
Anne de Beaufort étant morte, il fit un codicille, le 4 janvier 1483, dans
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
le château de Turenne, où il était malade, en présence des susdits del Salhen, Comerc, Cluzel, Jean de Beaumont. S{{exp|gr}} du Repaire de Peyrathalade, paroisse de Mayssac, vénérable et scientifique Antoine de Roris, licencié en décrets et bachelier ez-lois, juge ordinaire du vicomte de Turenne, discrete personne Pierre de Asserio, recteur de Turenne.
 
Ils laissèrent : 1° François, qui aura son article ; 2° Giles, abbé de Vigeois ; 3° Pentaléon de La Tour, S{{exp|gr}} de Limeuil, conseiller et chambellan de René II, roi de Sicile. C’est un des quatre que ses père et mère disent être en paradis ; il mourut en Beaujolais avant 1479, et, longtemps après, son corps fut porté aux Cordeliers de Clermont ; 4° Annet de La Tour, dit de Turenne, qui était d’une complexion fort délicate, mangeant très peu, principalement de la chair et autres aliments nourrissants ; il fut seigneur de Servieres, paroisse de Glenie, diocèse de Tulle, Saint-Exupéri et de La Merlière. Son père ordonna qu’il serait d’église, et se fairait promouvoir aux ordres sacrés ; il lui assigna pour cet effet 400 livres de pension annuelle et viagère. Par son testament du 19 mai 1497, il institua héritier Antoine de La Tour, son frère, et voulut être enterré chez les Cordeliers de Brive, dans le tombeau de ses père et mère ; 5° Antoine de La Tour, mort l’an 1482, enterré chez les Cordeliers de Brive. Les évêques de Limoges, Périgueux, Sarlat et Tulle, les abbés d’Uzerche et de Terrasson et autres prélats., M{{exp|rs}} de Pompadour, Chateauneuf, Saillant, Saint-Aulaire et plusieurs autres grands seigneurs, assistèrent à ses obsèques ; 6° autre Antoine. de La Tour, dit le Vieil, qui continua la lignée ; 7° autre Antoine de La Tour, dit Le Jeune, qui a fait. la branche de Murat, appelé aussi Raymond, né en 1471, destiné à l’église par le testament de ses père et mère, tonsuré le 20 novembre 1484, par l’évêque de Tulle, en vertu de lettres démissoires de l’évêque de Limoges. Le pape Innocent VIII lui permit de tenir plusieurs bénéfices ; 8° Anne de La Tour, mariée, en 1469, à Jacques de Loumagne, S{{exp|gr}} de Montagnac, fils aîné d’Odet, vicomte de Conserans et S{{exp|gr}} de Fimarcon et de Donzenac, et de Marthe Royère de Cominges ; 9° Marguerite de La Tour, mariée, le 22 septembre 1478, à Jean de Taleyran, S{{exp|gr}} de Grignoux, prince de Chalais, etc. ; 10° Catherine de La Tour, mariée, le 9 juillet 1489, à Antoine Pompadour, fils de Jean et de Marguerite Chauveron ; 11° Françoise de La Tour, marie, le 31 janvier 1499, avec Jacques Castelnau, S{{exp|gr}} de Jaloignes, fils de Jean, S{{exp|gr}} de Castelnau de Bretenoux, et de Marie de Culant. Françoise fit son testament le 25 mars 1529, et fut
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
enterrée au lieu de Félines. N’ayant point d’enfants, rllr institua héritier François II, vicomte de Turenne, son neveu et son filleul, âgé d’environ cinquante-trois ans ; 12° Marie de La Tour, mariée : 1°, le 1{{exp|er}} août 1499, à Jean, S{{exp|gr}} d’Autefort, gouverneur du Périgord et du Limosin, dont Jean d’Autefort, qui succéda à la charge de son père ; 2° à Gabriel de Perusse, fils de Jean de Perusse des Cars, de la branche de Saint-Bonnet, et de Catherine de Levis. M. Baluze n’a pas parlé de ce second mariage. C’était à cette alliance qu’il devait appliquer ce qu’il dit des heures en miniature. Selon lui, elles ont appartenu à quelque vicomtesse de Turenne qui faisait sa résidence dans le diocèse de Saintes, ainsi que le calendrier de ces heures le justifie, l’écu est mi-partie de La Tour Turenne, l’autre des Cars, qui porte : ''de gueules au pal de vair'' ; il y a pour brisure ''un chef d’or'' ; 13° et 14° Isabeau et Louise de La Tour, religieuses, en 1470, à Prouille en Languedoc, ordre de Saint-Dominique ; 15° Gabrielle de La Tour que ses père et mère, par leur testament, voulaient aussi faire religieuse à Prouille ; elle l’était à Fieux en Quercy, ordre de Saint-Jean de Jérusalem, l’an 1485.
 
XI. – Antoine de La Tour, vicomte de Turenne [ S{{exp|gr}} d’Oliergues], etc., fut destiné à l’église ; mais, après la mort de son frère aîné, François, il recueillit la succession et les biens de la maison de La Tour-Turenne. Le roi lui donna respit le 22 février 1493, vieux stile, pour l’hommage de la seigneurie de Saint-Superi et vicomté de Turenne en Limosin. Par lettres du 7 février 1496, il le fit son chambellan. En 1498, il donna, par donation entre vifs, à sa femme [Antoinette de Pons] la seigneurie de Servière, en la sénéchaussée de Limousin, paroisse de Glenic, diocèse de Tulle, pour en disposer elle et les siens à la vie et à la mort, à leur volonté. En 1523, il était avec ses bandes dans la ville de Péronne, assiégée. Il mourut en son château de Montvalent en Quercy, le 14 février 1527, vieux stile, et fut enterré aux Cordeliers de Brive, ainsi qu’il l’avait ordonné par son testament, ez tombes de ses père cet mère. Il avait épousé, par contrat da 17 avril 1494, Antoinette de Pons, fille de Gui, S{{exp|gr}} de Pons et vicomte dudit Turenne, en sa partie de la vicomté, et de Jeanne de Châteauneuf. On sait qu’Antoinette était morte le 23 décembre 1511 ; car on n’en trouve pas autre chose. Ils eurent pour enfants légitimes : 1° François, qui suit ; 2° Giles de La Tour, protonotaire du Saint-Siége, S{{exp|gr}} de Limeuil en Périgord, par la donation que lui en fit son père le 18 avril 1527. Il testa en 1566. Il épousa Marguerite de La Cropte, dame de Lanquais, fille unique et héritière de Bertrand et de Jeanne d’Abzac de La Douce ; elle fut empoi-
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
sonnée aux bains de Béarn ; elle testa en 1571 ; 3° Marguerite, mariée en 1514, à Pierre de Clairmont, baron de Clairmont, de Lodève et de La Malière, fils de Tristan de Castelnau et de Catherine d’Amboise ; 4° Anne, reçue en 1505, religieuse de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, au monastère de Fieux en Querci, d’où elle sortit par dispense du pape du 9 avril 1563 ; elle est enterrée chez les Cordeliers de Brive. Baluze énumère encore ; Marguerite, mariée, en 1575, à Jean d’Aubusson, S{{exp|gr}} de La Valade en Périgord ; et Magdelaine, mariée, en 1563, à Jean de Fayole, S{{exp|gr}} de Neuvic, Saint-Pardoux et Saint-Martial, son parent au quatrième degré, morte sans lignée. Le testament d’Antoine de La Tour, du 22 mars 1522, vieux stile, est une preuve trop marquée de sa vie dissolue ; il s’y dit S{{exp|gr}} de Servières, fait des légats à ses bâtards qu’il avait eu de ses servantes, du moins en partie, et d’une nommée La Gaillarde de Lochas ; il les nomme tous : noble Rigad de Turenne, écuïer, puis abbé d’Uzerche ; noble Pierre de Turenne ; noble Jean de Turenne ; noble Bertrand de Turenne ; noble Jean de Turenne, écuïer ; noble François de Turenne ; noble Pierre ; noble Agnet ; noble Gabrielle ; noble Jacquette ; noble Antoinette ; noble Anne ; autre noble Antoinette.
 
Il épousa : 2° en juin 1518, Anne de La Tour dite de Boulogne, dame de Montgascon, fille de Godefroi de La Tour, deuxième du nom, S{{exp|gr}} de Montgascon et d’Antoinette de Polignac, sa parente, et veuve de Charles de Bourbon, comte de Roussillon, puis de Jean de Montmorenci, S{{exp|gr}} d’Ecouën. La Tour-Montgascon, porte : ''écartelé aux 1{{exp|er}} et 4{{exp|e}} de La Tour ; ceux 2{{exp|e}} et 3{{exp|e}}''
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
''d’Auvergne qui est d’or au gonfànon de gueules, frangé de sinople''. Elle fit son testament à Paris, le mercredi 8 mars 1530, vieux stile, année de sa mort, et voulut y être enterrée chez les Cordeliers ; elle y fait deux légats à la demoiselle de Thouzet, gouvernante de ses filles et à la fille de ladite demoiselle.
</div>
 
Il assista, le 20 décembre 1530, à l’entrée du cardinal Duprat, légat a latere dans la ville de Paris. Le roi François Ier, étant allé en Bretagne, l’an 1532, pour y recevoir Mr le Dauphin, en qualité de duc de Bretagne, le vicomte de Turenne l’y suivit et mourut à Villocher, à deux ou trois lieues de Châteaubriant, où le roi se tenait, le 12 juillet, ayant fait son testament trois jours auparavant. La relation de ses obséques est curieuse, mais je ne m’arrêterai qu’à ce qui concerne le Limousin. Tous les gentilshommes, parmi lesquels sont nommés MM. de La Borde, Le Maistre, le baron de Gimel, de Martigny, de Miramont, Mathieu de Faye, S<sup>gr</sup> de Marion, et tous les serviteurs, furent habillés de deuil, à Villocher ; tous étaient en grand nombre, tant de gentilshommes que autres, et après partirent de là accompagnés des Cordeliers ; et s’en vinrent jusqu’à la ville d’Uzerche, en Limosin, où le corps reposa pendant quinze jours. Le 20e20<sup>e</sup> jour de juillet, maître François des Cars, S<sup>gr</sup> de La Vauguyon, l’un des exécuteurs testamentaires et tuteur des enfants, vint à Pompadour et envoya quérir Mre Rigaud de La Tour, abbé d’Uzerche, frère du défunt, Mr de Bar, S<sup>gr</sup> du Cluzeau et de La Bertrandie, MM. de Pompadour et des Cars, pour aviser au fait de l’enterrement et honneurs funébres. De Bar leur montra ce qui avait été fait à l’enterrement du père du défunt, ce qui ayant été approuvé par ces messieurs, ils en envoyèrent un double à Mr le duc d’Albanie et à Mre Antoine de La Rochefoucaud, S<sup>gr</sup> de Barbezieux, tuteurs des enfants du vicomte, avec les cardinaux de Tournon et de Grammont, et à Antoinette de Polignac, dame douairière de Montgascon, tutrice. Ce projet ayant été agréé par ces messieurs et cette clame, ils dépêchèrent de Bar à Brive pour faire accoustrer l’église des Cordeliers et avoir les provisions nécessaires pour l’enterrement et les honneurs funèbres. Ils écrivirent. aux évêques de Cahors, Tulle, Périgueux, Sarlat et Bazas, pour les inviter de se trouver à cette cërémonie ; ils y invitérent également les abbés de Souillac, Figeac, Saint-Martial ; La Valette, Grandmont, Marsillac, Terrasson, Beaulieu, La Couronne et Chastres, et les doyen et chapitre de Saint-Germain-de-Masseré. Ils y firent aussi appeler MM. de Murat, Limeuil, Pompadour, Autefort, Pons, Mirambeau, Ribeyrac, Guistinières, Curton, Montal, Biron, le grand écuyer Jacques Gaillot, de Genouillac, Gimel, des Cars, Saint-Bonnet, Saint-Aulaire, de La Fieulx, Gramot, Montmurat et Aubeterre, tous les gentilshommes accoutumés à être appelée aux états du vicomte, tous les consuls et syndics des villes et châtellenies de la vicomté. Le sieur de Bar fit tenir les lettres partout, par cinq serviteurs hahillés de deuil ({{refl|1}}) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
<br />. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
 
XII. – François de La Tour, mort en 1557 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
 
XIV. – Henri de La Tour, mort en 1623 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
<br />. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
 
 
:{{refa|1}} Les pages 2381 et 2382 sont déchirées. Elles contenaient la fin de cet article, celui de François, et le commencement de celui. d’Henri. Les notes A et B, qui se rapportent à ce dernier, se trouvent à la page 2411. Nous donnons la suite, qni est à la page 2383.
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A. – Le vicomte de Turenne ayant appris, par Saint-Heran, gouverneur d’Auvergne, qu’on devait l’arrêter dans cette province, vint à Turenne, d’où il fut encore obligé de sortir vers 1574. Il engagea le comte de Ventadour, qui était son oncle et gouverneur de Limosin, à prendre le parti des mécontents. Le vicomte s’attacha, en 1575, au duc d’Alençon, et eut le crédit de lever trois mille hommes de pied, tous gens d’élite, et de se faire suivre par quatre cents gentilshommes des meilleures maisons de Limosin, de la Marche, etc. Il rompit avec ce duc et se retira à Turenne ; la magnificence avec laquelle il y reçut, lui attacha de nouveau la noblesse ; il avait, d’ordinaire, vingt-cinq gentilshommes entretenus à ses dépens, vingt-quatre pages et le reste à proportion.
 
B. – Après la paix de 1580, il alla chercher de la gloire aux Pays-Bas, y menant, comme volontaires, au duc d’Anjou, cinquante gentilshommes des meilleures maisons d’Auvergne et du Limousin, qui voulurent bien, non-seulement marcher sous ses ordres, mais encore prendre ses livrées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
 
En 1585, il avait assemblé de la cavalerie et de l’infanterie dans le Limosin, le Périgord et le Quercy. Le prince de Condé espérait, en octobre, qu’il lui emmenerait à Brouage quatre au cinq mille hommes dans peu de jours, et qu’il prendrait le commandement du siège de cette ville en son absence. Le vicomte y conduisit en effet quelques troupes. ; mais, dès qu’il vit arriver le maréchal de Matignon, il les congédia. V. V<small>AISSETTE</small>, p. 419. Le lendemain de la bataille de Contras, 1587, M{{exp|r}} de Turenne, croiant que, la réputation de son gain aurait tellement effrayé les provinces de Périgord et de Limosin, que tout se réduirait sous sa puissance, débaucha le tiers de l’armée du roi de Navarre, qui fut depuis Henri IV, pour la mener en ces provinces, sous des espérances qu’il donnait et promesses qu’il faisait de les faire tous riches de butin, et de chasser la religion catholique de ces provinces. Néantmoins, il n’y fit rien qui vaille, il ne prit pas une bicoque et fut bien battu à Sarlat. Le 13 décembre, le siège de Turenne fut levé. En 1588, voyez V<small>AISSETTE</small>, p. 424, 425. En 1591, il leva des troupes en Limosin poux les protestants. Sa Majesté le fit solliciter de venir au siège d’Amiens, en 1597. Mais le duc de Bouillon, alleguant les plus beaux prétextes, ne quitta l’assemblée des calvinistes, tenue à Chatelleraud, que pour aller à Turenne, ce qui augmenta les soupçons du roi. Le duc se rendit auprès de lui, à Blois, et s’en retourna dans 1a ville de Turenne. En 1601, le roi Henri IV s’était résolu à porter sa personne vers le Limosin où s’épandaient de nouvelles semences contre Sa Majesté, ce qui fut suspendu. L’année suivante, ce prince reçut quantité de lettres et d’avis par messagers exprès de la part de ses serviteurs particuliers et bien affidés, qu’il entretenait toujours en Limosin, la Marche etc., pour le tenir toujours averti de ce qui se passerait en ces provinces. On. lui faisait savoir qu’il courait et trottait par ces provinces grande quantité de gens, tant d’une que d’autre religion, qui faisaient tout ce qu’ils pouvaient pour décrier et rendre odieuse son administration, et même tâcher de le mettre, en haine universelle de ses peuples. Pour 1602, voyez V<small>AISSETTE</small>. p. 496. Le roi y pourvut en établissant absolument en Limosin le sol pour livre. Sa prudence et sa réputation admirable contint les plus étourdis et malins, et
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ramena à la raison les plus dociles et débonnaires. Il usa d’un trait de grande prudence et générosité ; car, aïant vu une obéissance si entière et sans contraste à l’établissement de cette imposition, que l’on avait pris pour prétexte de toutes les rumeurs fomentées par les conspirateurs, il en fit la révocation fondée sur la seule prompte obéissance que les peuples avaient témoignée de vouloir rendre à tous ses commandements ; cette mesme imposition, qui paraissait si onéreuse, fut convertie en une double subvention, et, quelque temps après, entièrement éteinte. La même année, 1602, après que le maréchal de Biron fut décapité, le 29 juillet, le maréchal de Bouillon ne se trouva pas sans accusateurs ; il était alors en sa vicomté de Turenne, le roi lui manda qu’il vint se justifier. Au lieu de se rendre, il envoya au roi une lettre de remonstrances fort éloquente, par laquelle il lui représenta qu’ayant appris que ses accusateurs étaient très méchants et très artificieux, il le suppliait de le dispenser d’aller à la Cour. Pour réponse, le roi lui commanda de venir, mais il passa à Genève, puis à Heidelberg, chez le prince Palatin, disant, en sage politique, comme il était, qu’il ne fallait ni capituler avec son roi, ni s’approcher de lui tant qu’il était en colère. En 1603, un nommé Calvairac fit avertir Sa Majesté, par tierce personne, qu’il se faisait plusieurs brigues et menées en Limosin, etc., avec des intelligences en Espagne, et qu’il y avait des personnes de qualité fort relevées qui s’en mêlaient, tant catholiques que de la religion prétendue réformée, à quoi il serait bon que le roi prit garde. Le duc de Bouillon écrivit une lettre, datée de Turenne, le 18 juin, à M{{exp|r}} de Rosny, surintendant des finances, pour sonder ce que le roi croïait de lui dans cette occurrence. Sur la réponse de M{{exp|r}} de Rosny, il envoya le sieur de Rignac vers le roi, pour se justifier. Le sieur de Vassignac alla aussi en cour pour le même sujet. M{{exp|r}} de Ventadour, et surtout M{{exp|me}} de Verneuil, implorèrent la clémence du roi pour le comte d’Auvergne, coupable de la même conspiration, et l’obtinrent. Ces assemblées continuaient toujours en Limosin et en Périgord, le sieur de La Chapelle-Biron et plus d’une trentaine de gentilshommes de sa cabale, qui étaient la plupart chez lui, voulaient venir trouver le roi, l’informer de tout ce qu’ils savaient et lui demander pardon, pourvu qu’ils espérassent l’obtenir. Mais ils avaient plus de peur que d’espérance. Au mois d’août, ceux de Turenne, compris dans les places de sûreté accordées à ceux de la religion prétendue réformée, se fortifièrent et se munirent de tout ce qui leur était nécessaire ; tant qu’ils purent, ils logèrent leur artillerie sur des plates-formes, faisant contenance de vouloir défendre la place, parce qu’ils apprirent que le roi voulait venir. Le vice-sénéchal de Brive, député par Baumovielles, en informa Sa Majesté et lui apprit que Rignac était dans Turenne avec Vassignac, mais fort étonnés. Quand ils apprirent que le roi était parti de Paris, ils lui envoyèrent au Hallier, près d’Orléans, deux gentilshommes du Querci, nommés Caussa et Brigantin, tous deux frères. Ceux-ci avouèrent ouvertement tout ce qui avait été fait par Rignac et Bassignac ; ils demandèrent pardon. pour six vingts gerrtilshommes qui avaient part à leur entreprise, qui citait de pren-dre Villeneuve d’Agenois. Mais Bassignae et Rignac, ayant reçu des ordres du duc de Bouillon, se résolurent de tenir en défense Turenne et Saint-Céré. Le duc envoya des ordres contraires et manda à ceux qui gardaient ses maisons de les remettre entre les mains de ceux que Sa Majesté ordon-
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nerait. Le roi donna commission à autant de gentilshommes de la religion qu’il y avait de places pour les aller recevoir, ce qui termina la guerre.
 
Durant l’été de 1605, le roi, étant à Paris, fut averti par le capitaine Belin qu’en Limosin, Périgord, Querci, et en quelques provinces des environs, plusieurs gentilshommes, appuyés par le duc de Bouillon, de concert avec l’Espagne, tramaient une conspiration et faisaient des assemblées pour relever les fondements de rébellion, que le feu maréchal de Biron et ceux qui étaient de sa conspiration y avaient jetés. Leur prétexte, ordinaire aux rebelles, était de décharger le peuple et faire que la justice fût mieux administrée à l’avenir par ceux qui l’exerçaient. Mais leur dessein n’était que de pescher en eau trouble, et sous l’apparence du bien public, s’engresser sur les ruines du pauvre peuple. Le duc de Bouillon, qui avait entendu dire que Sa Majesté révoquerait un jour les privilèges et franchise du vicomté de Turenne, avait des émissaires qui distribuaient de l’argent, prenaient le serinent de ceux qui lui promettaient service, et ils avaient déjà formé des entreprises sur dix ou douze villes catholiques. Sa Majesté, ayant fait donner à Belin 1,200 francs pour la récompense de son avis, partit de Paris le 15 ou le 16 septembre, s’achemina à Limoges, Il y manda la noblesse des provinces voisines de le venir trouver, et, suivant sa prévoyance accoutumée, vint accompagné de trois mille hommes, autant du régiment des gardes, et huit ou neuf cents chevaux de compagnies réglées. Aussitôt que La Chapelle-Biron, le baron de Calveyrac, Tavac, Jiversac, Bassignac, etc., eurent avis de sa venue, ils se sauvèrent à Sedan et d’autres lieux de sûreté, en diverses provinces, ou se cachèrent chez leurs amis et quittèrent leurs châteaux. Le roi envoya se saisir de quelques places qu’il pensait que les rebelles devaient occuper, et entre autres de Turenne qui appartenait au duc de Bouillon, et assura le pays. Ayant demeuré quelques huit jours à Limoges, et trouvant ce séjour des plus ennuyeux, il s’en retourna en poste à Paris. Il établit à Limoges des commissaires, tant de son conseil que des Parlements de Paris et de Pordeaux, pour une chambre de ce qu’on appelle les ''grands,jours'', destinée à faire et parfaire le procès, tant aux rebelles qu’on attraperait, qu’aux absents. Le chef de cette chambre était Jean-Jacques de Mesmes, S{{exp|gr}} de Roissy, maitre des requêtes, assisté de dix conseillers du présidial. M{{exp|r}} de Themines, gouverneur et sénéchal du Quercy, manda, suivant l’ordre du roi, aux sénéchaux des païs voisins, de se rendre prés de lui avec leurs archers, pour y servir le roi, ce qu’ils firent. On courut alors les rebelles, partout où on eut avis qu’ils s’étaient retirés. Le baron de Calveyrac, quercinois, fut pris au château d’Acampare en Armagnac. Saint-Vraise et Mabec furent pris proche de Loubejac, près de Montauban, Ligongnac et Tajac ou Tayac s’étaient retirés dans le château de Picacos, appartenant au sieur de Montpezat, sachant qu’on les allait assiéger, en sortirent et se sauvèrent déguisés. Ainsi, plusieurs furent pris, et on mena à Limoges tous ceux qu’on put attraper dans le Querci. Cinq furent décapités en personne, savoir : le baron de Calveyrac et le capitaine Mathelin, son frère bâtard, les sieurs de Chassein et Pouygoudon, du païs de Périgord, et de Grispel, Limosin. Leurs têtes furent plantées sur les portes de la ville de Limoges, leurs corps brûlés et les cendres jetées au vent. Quant à La Chapelle-Biron, Tayac, Ligonnhac, ou Layagnac, Reignac, Glversac, de la maison de Cugnac et Bassignac, leur procès fut fait par
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contumace ; ils furent exécutés en effigie. Plusieurs eurent recours de bonne heure à la clémence du roi, et achetèrent leur gràce en découvrant toute la trame de la conspiration, les villes qu’ils voulaient surprendre, les lieux où se devaient faire leurs armements, ceux qui avaient promis de se déclarer pour eux, et plusieurs autres choses, qui, étant examinées de près, n’avaient guère de fondement que dans leur folle imagination. Aussi ne se prouvait-il rien par écrit contre le duc de Bouillon, mais seulement par des témoignages de gens qui portaient leurs reproches sur leur front. Plusieurs faits prisonniers, n’eurent d’autre punition que la prison, le roi voulant, selon sa bonté naturelle, que peu souffrissent la peine duc à la témérité de plusieurs. Ainsi, toutes ces provinces, que ces cerveaux échauffés à la révolte allaient troubler, furent maintenues en paix par la justice que l’on fit de cinq personnes.
 
Il fit son testament à Sedan, le 17 mai 1613, où il donne à son second fils les terres qu’il a dans la Marche. Il il ourui audit Sedan, le 25 mars 1623, et y fut enterré.
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Il épousa : 1°, le 15 octobre 1591, Charlotte de La Mark, née le 5 novembre 1574, duchesse de Bouillon, princesse souveraine de Sedan, etc., où elle mourut le 15 mai 1594, sans laisser de postérité.
 
 
Il envoya, en 1641, ses instructions pour son accommodement avec le roi, par le sieur de Salignac. Par cet accommodement, fait le 5 août de cette année, Sa Majesté fera jouir les habitants de la vicomté de Turenne des privilèges qui leur ont été accordés par ses prédécesseurs. En octobre 1642, il se retira à Turenne, où la duchesse, sa femme, le fut trouver. Il fut là assez lontemps ; mais, les affaires avant changéde face à la cour, il
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partit pour Paris. Ayant été averti qu’il avait été proposé, dans le conseil de la reine, alors régente, de le faire arrêter, il se retira en poste à Turenne sans prendre congé. Les mêmes raisons qui le portèrént à retourner si précipitamment à Turenne, le firent résoudre à sortir hors du rovaume pour se mettre à couvert des mauvais traitements que ses ennemis lui pouvaiènt susciter. Il partit de Turenne au commencement de l’année 1644 et s’en alla en Italie, avec sa fèmme et ses enfants. Le sieur de Chaufour, lieutenant de ses gardes, qui était auprès de lui, écrivit la relation de ce qui se passa en son voyage de Rome et d’Italie ; M. Baluze en a rapporté ce qu’il a cru de plus remarquable. En 1645, Justel luii dédia 1’''Histoire des maisons de La Tour-d’Auvergne et de Turenne''. A la nouvelle de l’emprisonnement des princes de Condé et de Conti, et du duc de Longueville, en 1650, il se retira à Turenne, et témoigna d’abord un zèle égal pour M. le prince. Il fut un de ceux qui firent le projet de la guerre de Guyenne ; pour faire croire qu’on prenait les armes pour la liberté de M. le prince, et pour la conservation de celle de son fils exposé à toutes les rigueurs de la cour, on concerta de conduirè M{{exp|me}} la princesse doüairière et M{{exp|me}} la princesse, sa belle-fille, à Turenne, où le duc de Bouillon se joindrait au duc de La Rochefoucaud pour les accompagner à Blaye, en attendant que lui et le duc de Saint-Simon eussent achevé de disposer le Parlement de Bordeaux à les recevoir. Ce projet fut suspendu, et le duc de La Rochefoucaud fut contraint de se retirer à Turenne. En y arrivant, le duc de Bouillon et lui eurent nouvelle que M{{exp|me}} la princesse venait à Turenne, pour être de là menée à Bordeaux, ou ils avaient beaucoup d’amis disposés à. la recevoir. Mais ces amis, qui jusque-là avaient paru lès plus zélés pour les intérêts de M{{exp|r}} le prince, se refroidirent tout à coup. Néantmoins Langlade, dont le duc de Bouillon s’était servi dans cette négociation, les ayant raffermis avec beaucoup de peine et d’adresse, il revint en donner avis au duc de Bouillon, qui assembla trois cents gentilshommes de ses amis pour aller recevoir M{{exp|me}} la princesse ; et le duc de La Rocltefoucaud manda les siens, qui arrivèrent à Turenne au nombre de trois cents, conduits par le marquis de Sillery. Outre ses amis, le duc de Bouillon. leva mille deux cents hommes d’infanterie de ses terres, et, sans attendre le marquis de Sillery, ils marchèrent ainsi vers les montagnes d’Auvergne, par où devait passer M{{exp|me}} la princesse, conduite par Chavaignac. Les ducs de Bouillon et dè La Rochefoucaud attendirent deux jours en un lieu nommé La Bonne (peut-être La Borne), où M{{exp|me}} la princesse et M{{exp|r}} son fils arrivèrent enfin. On les conduisit de là à Turennie, oü s’étaient rendus en même temps les comtes de Meille, de Coligni, Guitault, le marquis de Cessau, Beauvais, Chantomi, Briole, le chevalier de Rivière, et beaucoup de personnes de qualité et d’officiers des troupes de M{{exp|r}} le prince. La princesse et le petit duc y demeurèrent huit jours, pendant lesquels on prit Brive-la-Gaillarde, et la compagnie des gendarmes du prince Thomas, qui était de deux cents maîtres. Ce séjour à Turenne, qui était nécessaire pour disposer les esprits de Bordeaux, chancelants, et, pour y pouvoir aller en sûreté, donna le loisir au général de La Valette, frère naturel du duc d’Epernon, qui commandait l’armée du roi, de se trouver sur le chemin de M{{exp|me}} la princesse pour lui empêcher le passage ; mais étant demeurée à une maison du duc de Bouillon, nommée Rochefort, le duc de La Rochefoucaud et lui marchérent au général de La
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Valette avec toutes les troupes qu’ils avaient levées dans leurs terres et six cents gentilshommes de leurs amis. Ils le joignirent à Montolard en Périgord, Mais il lâcha le pied sans combattre, et M{{exp|me}} la princesse reprit, son chemin de Bordeaux, sans trouver rien qui s’opposàt à son passage. La Chapelle-Biron, maréchal de camps des troupes du duc de Bouillon, fut tué à une sortie, au siège de Bordeaux, le 17 septembre. On fit la paix, et le duc de Bouillon se retira à Turenne. Le prince de Condé, rebelle au roi, passa de la Guyenne par Turenne pour se rendre en Auvergne, où il arriva le samedi de Pâques, 1652. Les places qui suivaient la rebellion en Limousin n’étaient pas fort considérables, et leur résistance ne dura pas longtemps.
 
XVII. – Emmanuel-Théodose de La Tour, duc de Bouillon, vicomte de Turenne, etc., né en 1668, avait été nommé, en 1677, à l’abbaye de Bonport, diocèse d’Evreux et, en 1681, à celle de Saint-Sauveur de Redon ; mais, après la mort de son frère aîné, Louis, prince de Turenne, il quitta la cléricature. Il mourut à Paris, le 16 ou le 17 mai 1730. Il épousa : 1°, le 1{{exp|er}} février 1696 Marie-Vîctoire-Armande de La Trimouille, fille de Charles duc, de La Trimouille, et de Magdelaine de Crequy, morte le 5 mars 1717 ; 2°, le 4 juillet 1718, Louise-Françoise-Angélique Le Tellier, de Barbezieux, morte en couches le 4 juillet 1719, fille de Louis-François-Marie, chancelier des ordres du roi, etc. ; 3°, le 16 mars 1720, Anne-Marie-Christine de Simiane des Gordes, morte en couches le 8 août 1722 ; 4°. Louise-Henriette-
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
Françoise de Lorraine. Du premier lit sont issus : 1° Frédéric-Maurice-Casimir de La Tour, dit le prince de Turenne, né le 24 octobre 1702, gouverneur du Limosin, colonel du régiment de Turenne, cavalerie, mort à Strasbourg, le 1{{exp|er}} octobre 1723. Il avait épousé, le 20 septembre précédent, Marie-Charlotte Sobieska, fille de Jacques-Louis, prince royal de Pologne, etc., et petite-fille de Jean, roi de Pologne ; il fut enterré, avec épithaphe, devant le premier pilier sur la droite de la nef de la cathédrale de Strasbourg ; 2° Charles-Godefroi de La Tour, qui suit, etc.
 
X. – Antoine Raymond de La Tour, dit le Jeune ; S{{exp|gr}} et baron de Murat, de Quaires, de Saint-Exupéri, etc., était sixième fils d’Agne de La Tour, quatrième du nom et S{{exp|gr}} d’Olièrgues, et d’Anne de Beaufort, vicomtesse de Turenne, né l’an 1471 ; il fut d’abord destiné à l’église, comme il s’apprend du testament de ses père et mère, du 4 mars 1479, par lequel ils le substîtuèrent à ses frères aînés en cas qu’ils mourussent sans enfants, et d’une bulle du pape Innocent VIII, de l’an 1485, par laquelle il lui fut permis de posséder plusieurs bénéfices. Mais depuis, ayant quitté l’état ecclésiastique, il fut S{{exp|gr}} et baron de Murat, de Quaires, de Saint-Exupéri, etc ; transigea, le 22 novembre 1504, avec Antoine de La Tour, vicomte de Turenne, son frère aîné, qui lui céda les terres de Courteugeol et de Jonat, avec faculté de les retirer dans vingt ans, moyennant 4,000 livres. Ce qui arriva par transaction qu’il passa avec François de La Tour, baron de Montgascon, vicomte de Turenne, son neveu, le 20 mai 1524. Cet acte fut scellé de son sceau, qui est un écu sur lequel est ''une tour et des fleurs de lys, et une bande sur le tout, chargé en chef d’un écusson''. Il est qualifié noble et puissant seigneur, monseigneur Raymond, dit Antoine de La Tour, S{{exp|gr}} de Murat, de Saint-Exupéri et Chavenon, dans le testament d’Antoine de La Tour, vicomte de Turenne, son frère aîné, du 22 mars 1521, dont il fut l »un des exécuteurs, avec Giles de La Tour, abbé de Vigeois, aussi son frère.
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
Il avait épousé, par contrat du 8 novembre 1517, Marie de La Fayette, fille aînée d’Antoine, S{{exp|gr}} de Pontgibaud, Monteil-de-Gelat, et de Rochedagoux, en partie, maître de l’artillerie de France, etc., et de Marguerite de Rouville. Il fut stipulé, dans ce contrat, que le premier fils qui naîtrait de ce mariage, porterait le nom et les armes des seigneurs de Murat et aurait pour préciput la seigneurie de Murat et la moitié de refile de Bains ; et, au cas que le seigneur de Murat vint à succéder au vicomté de Turenne, le premier fils porterait le nom et les armes de Turenne, et aurait pour précipiat la principale place de cette vicomté, et que le second porterait le nom et les armes de Murat et aurait la seigneurie de Murat. Elle était veuve le 4 mai 1578, époque à laquelle elle fit plusieurs fondations en l’église de Murat, pour le repos de l’âme de son mari. Leurs enfants furent : 1° Antoine de La Tour, deuxième du nom, qui suit ; 2° Jean de La Tour, rapporté, après son frère ; 3° François de La Tour, S{{exp|gr}} de Savene, qui fit échange pour soi et pour Giles et Thomas, ses frères, avec Jean, S{{exp|gr}} de Chavenon, pour la seigneurie de Savene, et acquit de lui les domaines et chevances de Beaulieu et Chazot d’Aubières, etc., moyennant 5,500 livres, le 6 juillet 1572. Il était mort sans enfants, avant le 12 avril 1593 ; 4° Giles de La Tour, protonotaire apostolique, décédé avant le 12 avril 1593 ; 5° Thomas de La Tour, chevalier de Saint-Jean-de-Jérusalem., commandeur de Chambereau et de Carlat, et lieutenanu de la compagnie de trente lances des ordonnances, sous le seigneur, de La Favette, le 15 juin 1577, donna quittance en cette qualité, au payeur de la gendarmerie, de 262 livres 10 sols 6 deniers ; 6° Catherinc de La Tour, mariée, par contrat passé à Saint-Exupéri, en Limosin, le 26 janvier 1538, à Arnaud de Grossoles, S{{exp|gr}} de La Chapelle, en Loumagne et de Mouroux, etc., séneschal d’Armagnac, bailli de Nivernais, fils de Jean, baron de Flamarens, etc., et d’Antoinette de Lustrac ; 7° Hélène, de La Tour épousa, par contrat du 6 août 1563, Jean de Prouhet, baron d’Ardenne, S{{exp|gr}} de La Verne, en Poitou ; elle testa le 16 mars 1584 et avait renoncé â ses droits successifs avant l’an 1593 ; 8° Anne de La Tour.
 
XI. – Jean de La Tour, S{{exp|gr}} d’Alagnac, Chavenon, etc., transigea le 12 avril 1593, avec Magdelaine de Pierrebuffierre, sa belle-sœur. Il épousa le 9 juillet 1572, Marguerite, fille de Guillaume de Murat, S{{exp|gr}} d’Alagnac et
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
d’Anne de Saintan. Leurs enfants furent : 1° Martin de La Tour, S{{exp|gr}} et baron de Murat, qui continua la descendance en Auvergne ; 2° Thomas de La Tour, S{{exp|gr}} d’Alagnac, marié par ses père et mère, par contrat du 26 juin 1607, à Jeanne Robert de Lignerac, veuve de Gabriel de Dat, écuïer, S{{exp|gr}} de Saint-Julien, fille de Gilbert de Lignerac et de Claude d’Ussel ; 3° René de La Tour, qui suit, etc.
 
S<small>OURCES</small> : – B<small>ALUZE</small>. ''Maison d’Auvergne'', T. I, pages 404, 405, 406, 407, 408, 411, 412, 413, 414. 415, 416, 420, 441, 446, 447, 450 ; T. Il, pages 731, 734, 736, 737, 740, 741, 742, 743, 744, 746, 750, 756, 806, 810. – S<small>IMPLICIEN</small>, T. I, p. 413 ; T. IV, p. 472, 536, 540 ; T. VII, p. 169 ; T. IX, p. 212, 388. .– L<small>OBINEAU</small>, ''Histoire de la ville de Paris'', T. II, p. 990 ; T. V, p. 336. – C<small>HARTIER</small>, ''Hist. de Charles VII''. – V<small>ARILI.</small>, ''Hist. de Henri III'', liv. VIII et IX. – P<small>EREFIXE</small>, ''Hist. de Henrl IV'', liv. III. – M<small>ONSTRELET</small>, ''Vie des Bourbons'', p. 262. – G<small>ARNIER</small>, ''Hist. de France''. T. XIX, p. 169. – D<small>E</small> S<small>ERRE</small>, ''Hist. de France''. – M<small>ÉZERAY</small>, ''Hist. de France''. – D<small>ANIEL</small>, ''Hist. de France''. – M<small>ERCIER</small>, ''Parl. prat. franç''., p. 615. – H<small>ENANT</small>, ''Hist. de France''. – M<small>AYNARD</small>, ''Notabl. quest''., liv. IV, chap. <small>XXXIII</small> et <small>XXXV</small> ; liv. VIII, chap. <small>XLVIII</small>. – C<small>HOPIN</small>, ''Cout. d’Anjou'', p. 48. – T<small>HOU</small>, liv. CVIII. – M<small>ERCURE</small>, 1605. – B<small>ETHUNE</small>, ''Mémoir''., T. II, p. 53 ; <small>II</small>{{exp|e}} part., T. III, chap. <small>VII</small>, <small>X</small>, <small>IV</small> ; T. IV, chap. <small>XLIV</small>, <small>LII</small> ; <small>III</small>{{exp|e}} part., T. V, p. 444, chap. <small>II</small>. – ''Mém. pour l’Hist. de l’Europe'', 1731. – ''Mém. Maréch. Bassomp''. – C<small>HOISY</small>, ''Mém''. T. III, p. 114. – V<small>AISSETTE</small>, p. 522. – M<small>ERCURE</small>, ''Fr.'', T. XX, p. 164, 169. – M<small>ORERI</small>, ''Dict. hist. des mœurs des Franc''. – ''Prop. breviar. Sarlat, an. 1677''. – ''Gall. christ.'', T. II, col. 671. – ''Agence du clergé'', 1740 ; p. 329
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'''LA TOUR''', sieur de Leymarie, paroisse d’Yesse, élection d’Angoulême, porte : ''d’argent â une aigle éployée de sable, becquée et pattée d’or, à la bordure d’azur, chargée de 6 besants d’or, 3 en chef, puis 2 et 4''. Supports : ''deux griffons''.
 
I. – Jacques de La Tour eut diverses procédures au sénéchal d’Uzerche, des 2 et 3 août 1555, 9 février 1557, 11 et 25 février 1558, 10, 18, 27 juin et 8 juillet 1559. Pierre de La Tour, son frère, archiprêtre de Lonzac, fit son testament le 5 janvier 1576, et ledit Jacques, le sien, le 30 (ou le 1{{exp|er}}) novembre 1570. Il épousa Jeanne de Guytard, dont : 1° Jean, qui suit ; 2° autre Jean.
 
IlII. – Jean de La Tour épousa Annie Maze.
 
III. – Abel de La Tour épousa, le 13 février 1607, Françoise de Bardicon.
 
Noble Bernard de La Tour, de Solignac, damoiseau, épousa N….., dont; 1° N….. ; 2° Dulcie, mariée à Gérarld de La Roche, damoiseau, dont Mariote, impubère en 1426 ; 3° Marguerite, mariée le 10 août 1428, à noble Pierre de Laboleriis, damoiseau de Masseré.
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Bernard de La Tour, écuyer, S{{exp|gr}} de Claravaux, épousa Jacquette du Puy, dont Antoine, qui suit.
 
 
VIII. Foucaud de La Tour épousa, par contrat du 31 août 1608, Renée de Blois; [elle était veuve le 14 novembre 1621 (papiers domestiques de M. de Daignac)], dont : 1° Louis, sieur de Vernejoux, qui transigea avec
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
François, son frère, sur la succession de Foucaud et de ladite Blois, leurs père et mère, le 23 août 1661 ; 2° François, sieur de Condat, qui suit.
 
X. – Philippe de La Tour, sieur de Neufvillars, épousa, le 9 juin 1654, Françoise Belliat.
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==TOUR-TOURNIOL, p. 209==
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=='''TOUR-TOURNIOL, p. 209'''==
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<div style="text-align:center;">''Branche de Las Noaillas ({{refl|1}}).''</div>
 
:{{refa|1}} Noaillas, commune de La Croisille, canton de Châteauneuf (Haute-Vienne).
</small>
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==TRIPPIER-TUILLE, p. 216==
=='''TRIPPIER-TUILLE, p. 216'''==
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
ment d'Orléans, écrivit de Bourges, le 11 janvier 1562 (1563), aux officiers de La Chapelle d'Angillon ; était catholique et ennemi juré des protestants. (''Mémoires Condé'', T. I, p. 113, et T. 1V, p. 198, 199, 201.)
:{{refa|2}} Etait à la page 947, déchirée.
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==USSEL-VAILLANT, p. 241==
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=='''USSEL-VAILLANT, p. 241'''==
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'''USSEL''' ({{refl|1}}).
 
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=Supplément=
='''Supplément'''=
==MONT-MONTAIGU, p. 417==
=='''MONT-MONTAIGU, p. 417'''==
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'''MONTAIGU-EN-COMBRAILLES''' (T. III, p. 241). – Cette terre appartenait, dès l’origine de Ia fëodalité, à la maison de Bourbon-l’Archambault, et devint l’objet d’une vive queerelle entre Archanbault VII, sire de Bourbon, et Pierre de Blot, son parent, qui s’en disputaient la possession en 1171. Elle resta alors, en vertu d’un accord, à Archambault, dont l’importante succession passa d’abord dans la maison de Dampierre, puis aux descen-
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==TULLE-USSEL, p. 608==
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=='''TULLE-USSEL, p. 608'''==
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
''d’échiquier d’or 2 et 1''. Devise : ''Sunt rupes virtutis iter''. On les trouve aussi avec un ''chef d’azur a 3 fleurs de lis d’or''.
'''USSEL'''. – Les armes de la ville d’Ussel sont : ''d’azur à l’huis d’or verrouillé de sable accompagné de trois étoiles de même 2 et 1''. – II ne faut pas confondre ce chef-lieu d’arrondissement du département de la Corrèze avec Ussel, canton de Chantelle (Allier) ; Ussel, canton de Saint-Flour (Cantal) ; Ussel, canton de Saint-Germain (Lot).
 
'''D’USSEL''' (P. 241.), marquis et comtes d’Ussel, barons de Châteauvert, de Crocq, de Saint-Martial-le-Vieux, S{{exp|gr}} de Charlus-le-Pailloux, du Bech,
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D’USSEL (P. 241.), marquis et comtes d’Ussel, barons de Châteauvert, de Crocq, de Saint-Martial-le-Vieux, S{{exp|gr}} de Charlus-le-Pailloux, du Bech,
=='''USSEL, p. 609-618'''==
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
d’Eygurande, de La Garde-Guillotin, de Marze, de La Gasne, du Gombeix, des Ages, de La Bachellerie, de Saint-Germain, du Pagneix, de Flayat, de Bonnefont, de Bassignac, de La Garde, du Rieu, de Saint-Saturnin, de Chalagnat, de Salers, de Fontanges, de Saint-Victours, de Margeride, de Soubrevêze. Originaires de la Corrèze, répandus dans la Creuse, le Cantal, etc. En latin, ''de Ussello''.
</div>
 
Peu de familles ont actuellement en France une origine aussi noble que la maison d’Ussel. Les généalogistes sont d’un commun accord ; tous sont convaincus que Guillaume d’Ussel, fondateur de l’abbaye de Bonnaygue, en 1157, était fils puîné d’Ebles III, vicomte de Ventadour, et de dame Agnès de Bourbon de Montluçon. Voilà certes une magnifique origine. Ce n’est pas tout. Ebles III descendait lui-même, en ligne directe, d’Archambaud, vicomte de Comborn, en 1080, et celui-ci de Fulcoad, établi comte de Rouergue, en 820, par Louis Le Débonnaire. Une forte présomption en faveur de l’opinion des généalogistes est la copossession de la ville d’Ussel entre les Vendatour et les d’Ussel, dès le milieu du <small>XII</small>{{exp|e}} siècIe. On croit que Guillaume d’Ussel, fils puîné d’Ebles III de Ventadour, reçut en apanage une portion de la terre d’Ussel et en retint le nom, suivant l’usage des temps. Ce qu’il y a de certain, c’est que Guillaume fonda l’abbaye de Bonnaygue, au milieu d’un siècle tout féodal ; il fallait bien que ce fut un seigneur riche et puissant. On remarque, en outre, qu’aux <small>XII</small>{{exp|e}} et <small>XIII</small>{{exp|e}} siéclessiècles, les prénoms des Ventadour et des d’Ussel sont les mêmes. Ceux d’Elie et d’Ebles leur sont particuliers, et l’on sait qu’au moyen âge, certains prénoms étaient souvent spéciaux à une même famille.
 
I. – Guillaume d’Ussel, coseigneur de la ville d’Ussel, S{{exp|gr}} de Charlus-le-Pailloux, du Bech, d’Eygurande, etc., était fils, suivant les généalogistes et la tradition, d’Ebles III de Ventadour et de dame Agnès de Bourbon. En 1157, il fonda l’abbaye de Bonnaygue. La charte de fondation se trouve dans la ''Gallia christiana''. Son épouse avait nom Jeanne. Elle le rendit père de : 1° Elie, qui suit ; 2° Ebles, qui fit des donations a l’abbaye de Bonnaygue, en 1190-1200 ; 3° Pierre, S{{exp|gr}} de La Garde-Guillotin, en 1188-1218. C’est a lui que doit se rapporter ce passage de ''l’Histoire de la ville d’Ussel'', par M. D<small>ELMAS</small> : « Guy d’Ussel, Elbes et Pierre ses frères, Elias, un de ses cousins, formèrent le projet de se livrer à la poésie, et d’aller chercher la fortune et la gloire dans les cours diverses des princes. Pierre, habile musicien, devait chanter les chansons de Guy et les sirventes d’Ebles. »
 
IV. – Robert d’Ussel, chevalier, coseigneur d’Ussel, S{{exp|gr}} de Charlus-le-Pailloux, d’Eygurande, de La Garde-Guillotin, etc., en 1195, 1200, 1219, fut père de : 1° Hugues II, qui suit ; 2° Robert, abbé de Bonnaigue ; 3° Ebles, ''alias'' Eblon, vivant en 1235-1238. C’est lui qui, en 1233, vendit une portion de la ville d’Ussel a Ebles de Ventadour, son cousin. Il était chanoine de la cathédrale de Clermont en 11243 ; 4° Guillaume, 1235-1238.
</font></font>
 
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V. – Hugues II d’Ussel, chevalier, coseigneur d’Ussel ; S{{exp|gr}} de Charlus-le-Pailloux, d’Eygurande, 1216-1225, épousa Alais de Chénérailles, dont 1° Elie II, qui suit ; 2° Robert, damoiseau, S{{exp|gr}} d’Eygurande en 1254. Il épousa une fille d’Amblard de Chalus, damoiseau, S{{exp|gr}} de Chaslus. Son scel est chargé d’un ''écusson offrant une porte surmontée d’un lambel de trois pendants'' ; 3° Agnès, mariée : 1°, à Guillaume de Villelume, chevalier, S{{exp|gr}} de Villelume et de Mérinchal ; 2°, à Raoul de Beaufort, chevalier S{{exp|gr}} de Beaufort ; 4° Guillaurne, chevalier, S{{exp|gr}} de Charlus-le-Pailloux en 1248 ; 5° Pierre, damoiseau, lequel fit donation au chapitre d’Herment du Mas-de-La-Vedrine, prés d’Ussel, en 1248 ; 6° Hugues, prieur de l’abbaye de Saint-Alyre, à Clermont-Ferrand, en 1256-1278.
 
 
X. – Guillaume d’Ussel, damoiseau, coseigneur d’Ussel, S{{exp|gr}} de Charlus-le-Pailloux, de La Garde-Guillotin, etc., qualifié en 1353 et 1367, fils de noble et puissant seigneur Hugues d’Ussel, épousa Antoinette de Montfaucon. Il eut : 1° Hugues, que Froissard appelle Guyot et dit lieutenant du château de La Roche-Vendeix, pour son neveu, le célëbre Aymérigot de Marchès, capitaine d’une bande anglaise. Il épousa, par contrat du 16 mars 1383, Dauphine de Marchès, fille de Guillaume, S{{exp|gr}} de Marchès et de Boyleduc. Il testa le 16 mai 1409. Ses enfants furent : A. – Guillaume, S{{exp|gr}} de Charlus-le-Pailloux, coseigneur d’Ussel, mort sans enfants ; B. – Dauphine, mariée en 1407, à son cousin-germain, Astorg, d’Ussel-d’Anglars ; C. – Autre Dauphine ; épouse d’Antoine d’Ussel, S{{exp|gr}} de La Garde-Guillotin. son cousin-germain ; D. – Brunicens, marié à noble Géraud des Ages ; E. – Marie, religieuse a Bourges en 1419-1431 ; 2° Georges, qui suit ; 3° Guillotin, S{{exp|gr}} de La Garde-Guillotin en 1420, marié à Dauphine de Montrognon, fille de Hugues, chevalier, S{{exp|gr}} d’Opme, et de Huguette de Vassel, dont : A. – Antoine, S{{exp|gr}} de La Garde-Guillotin en 1460, rnarié à Dauphine d’Ussel, sa cousine-germaine. De cette union : aa. – Jean ; S{{exp|gr}} de La Garde-
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
Guillotin, époux de Louise de Comptour de Gioux. Son fils Claude, S{{exp|gr}} de La Garde-Guillotin, épousa Françoise de Tournemire, dame de Marze, et fut père de Claudine, dame de Marze et de La Garde-Guillotin, mariée a Gilbert de Robert-Lignerac, chevalier ; bb. – Catherine, mariée, en 1496, a Béraud Hautier, chevalier, S{{exp|gr}} de Villemontée ; 4° Marguerite, mariée a Emery (Aimeric) de Marchès ; chevalier, S{{exp|gr}} de Charlus-Marchès et de Noblac, père du célére Aymérigot ; 5° Maragde, femme, en 1393, de Rigon de Champiers ; 6° Géraud.
 
X1I. – Astorg, ''alias'' Eustorge d’Ussel, appelé aussi Astorg d’Anglars, fut S{{exp|gr}} d’Anglars, en vertu de la substitution faite au profit de son père. Il est qualifié haut et puissant seigneur ; testa le dernier novembre 1428, étant sur le point de partir pour la guerre contre les Anglais, avec Charles, comte de Ventadour. Sa première femme fut Dauphine d’Ussel, sa cousine-germaine, fille de Hugues, chevalier, coseigneur d’Ussel, S{{exp|gr}} de Charlus-le-PaiIloux, et de dame Dauphine de Marchès, mariée le 7 juillet 1407 ; la seconde, Marguerite de Rochegadoux, dame de Saint-Victour et de Soubrevèze, fille de Vital, chevalier, et d’Alix de La Roche. Du premier lit naquirent : 1° Jean, appelé aussi Jean d’Anglars, S{{exp|gr}} de Charlus-le-Pailloux. Il testa le 3 janvier 1457, institua pour héritier universel, Georges d’Ussel d’Anglars, son frère, et ne laissa pas d’enfants d’Agnès de Montmorin, son épouse ; 2° Georges, qui retint le nom d’Anglars. Il fut S{{exp|gr}} d’Anglars, épousa Jeanne d’Ornhac, de laquelle il n’eut qu’une fille : A. – Anne, mariée a « magnifique et puissant homme messire » Claude de Montfaucon, chevalier, S{{exp|gr}} d’Alest, baron de Vezenobre, père de Jeanne, dame d’Anglars, mariée a Louis de La Croix, baron de Castries ; 3° Galienne, mariée a noble homme Antoine de La Beysserie, damoiseau, S{{exp|gr}} de La Beysserie et de Marsilhac ; 4° Marguerite, légataire de son père eu 1428 ; du second lit naquirent : 5° Jean, connu sous le nom d’Anglars, S{{exp|gr}} de Saint-Victour et de Soubrevéze, marié à Philippe de Lubertès, dont : A. – Antoine, damoiseau, S{{exp|gr}} de Saint-Victour en 1487. Il épousa en 1504, Hélène de Gain, fille de Jacques, S{{exp|gr}} de Linars. De ce mariage : aa. – Jacques, S{{exp|gr}} de Saint-Victour, en 1549-1559, marié à Anne de Coustin, qui le rendit père de Françoise, dame de Saint-Victour, mariée, par contrat du 24 avril 1575, à Jacques de Saint-Nectaire, chevalier de l’ordre du roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre : bb. – Antoine, S{{exp|gr}} de Saint-Victour et de Margeride en 1532. ; cc. – Hector ; B. – Bertrand, S{{exp|gr}} de Saint-Victour. et de Soubrevèze en 1493, marié à Lucques de Bort-de-Pierrefite, dame de Longuevergne. Il eut : aa. – Jeanne, mariée en 15112, à Guinot de Montclar, S{{exp|gr}} de Montbrun ; bb. – Françoise, mariée en 1523, à Charles de Dienne de Chavaniac ; C. – Marguerite, mariée, le 24 novembre 1478, à Jean Malengue, écuyer, S{{exp|gr}} de Lespinasse ; 6° Jean, qui suit ; 7° Jean, lequel retint le nom d’Anglars. Il est tige de la branche d’Anglars-de-Bassignac, dont nous donnerons la filiation ci-après ; 8° Jeanne, mariée, le 20 janvier 1434, à
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
Jacques de Verneughol, écuyer, S{{exp|gr}} de La Bachellerie ; 9° et 10° Eglenette et Isabelle. Leur père voulait, dans son testament, qu’elles se fissent religieuses à Bonnesaigne ; 11° Jean, abbé de Saint-Alyre, à Clermont, en 1434.
 
XVI. – Antoine I{{exp|er}} d’Ussel, chevalier, baron de Châteauvert ; S{{exp|gr}} de Charlus-le-Pailloux, du Bech, de Bonuefont, des Ages, de La Bachellerie, du Gombeix, coseigneur d’Ussel, fut gentilhomme ordinaire de la chambre du roi Henri IV. Plaidant, en 1580, avec le seigneur de La Gastine, il exposa : « qu’il met au premier rang, comme fondamental et de fait, celui qui conserve le nom et armes comme descendant et universel héritier des S{{exp|grs}} d’Ussel et de Charlus, et déclare, en outre, qu’il donnerait aussitôt la terre de Charlus pour un teston on pour un plat de lentilles, comme fit Esaü son droit d’aînesse à Jacob, que de se départir plutôt du nom et armes d’Ussel et de Charlus aux mêmes grades et conditions que ses prédécesseurs en ont usé de légitime mémoire ». Antoine d’Ussel s’occupa de poésies. On trouve sur un terrier quelques fragments de ses compositions littéraires. Le 27 mai 1593, jour de l’Ascension, Châteauvert fut pris par trahison et
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
Antoine d’Ussel fait prisonnier. La ligue était alors en pleine vigueur. Le comte de Levis, François de La Mothe, S{{exp|gr}} de Maslaurent, Loys de La Borde et Raimond de Guillaumanche rançonnèrent Antoine d’Ussel a 4,000 livres et pillèrent le château. Le plaintif eut recours au Parlement da Bordeaux, qui condamna ces seigueurs à restituer tout ce qu’ils avaient enlevé, avec dommages et intérêts. Antoine d’Ussel avait épousé, par contrat du 10 janvies 1572, Claudine de Lestrange, fille de haut et puissant seigneur Louis, marquis de Lestrange, S{{exp|gr}} de Maignac, lieutenant-général de la haute et basse Marche, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, et de Rose Rochette des Hoteix. De ce mariage : 1° Antoine II, qui suit ; 2° Gabriel, qui testa 1ele 8 mars 1601 : il mourut sans alliance ; 3° Jacques ; 4° Catherine, mariée en décembre 1609, à Pierre de Mary, S{{exp|gr}} de Curziat, vice-sénéchal du Limousin ; 5° Louise, mariée, le 29 janvier 16077, à Hierosme de Combes, écuyer, S{{exp|gr}} de Palabotz et vicomte de Miremont, fils de Jean et de Jeanne Challarnel. Il est l’auteur de la branche de Combes-Miremont, dont MM. de La Farge de Rioux sont les héritiers ; 6° Jeanne, religieuse dans le rnonastère de La Règle, à Limoges, en 1699 et 1621.
</div>
 
 
XIX. – Guy I{{exp|er}} d’Ussel, chevalier, baron de Châteauvert, coseigneur d’Ussel, S{{exp|gr}} de Saint-Martial-le-Vieux, du Bech, de Charlus-le-Pailloux, etc. naquit a Châteauvert, en 1654. II fut nommé cornette d’un régiment, le
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
26 juillet 1678, testa le 14 février 1703. Il avait épousé, le 28 février 1677, Marguerite de Barthon de Montbas, fille de Philibert, chevalier, S{{exp|gr}} de Massenon, du Moutier-d’Ahun, etc., et de dame Anne Audier. De ce mariage : 1° Philibert, qui suit ; 2° Léonard, né le 14 décembre, 1682. Il fit ses preuves de noblesse pour être reçu chevalier de Malte, le 1{{exp|er}} mai 1694, devint commandeur de Brioude et mourut en 1754 ; 3° autre Léonard, reçu chevalier de Malte, le 29 octobre 1695, commandeur des Bordes, grand bailli de Lyon, mort a Brive en 1761 ; 4° François, baptisé le 17 février 1686. Il fit ses preuves de noblesse pour Malte, le 2 février 1697, et fut reçu chevalier, le 20 janvier 1698. Il devint commandeur de Maisonice, et mourut en 1762 ; 5° Léonard, né le 28 juin 1692. Il embrassa la carrière ecclésiastique ; 6° Guy, ecclésiastique. Son titre clérical est du 27 septembre 1706. Louis de Langeac, S{{exp|gr}} de Bonnebaud, chanoine-comte de Brioude, fit résignation, en sa faveur, de son canonicat, le 4 juillet 1700. Guy d’Ussel prit possession de sa prébende le 6 octobre. de la même année, après avoir prouvé seize quartiers de noblesse.
 
XXII. – Marc-Antoine, marquis d’Ussel, baron de Châteauvert, coseigneur de la ville d’Ussel, baron de Crocq, S{{exp|gr}} de Flavat, etc., capitaine dans le régiment de Conty (cavalerie), le 15 mai 1748 ; fut nommé chevalier de
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
Saint-Louis, le 19 avril 1763. Il avait épousé, le 16 juin 1762, Catherine-Claire de Salvert de Montrognon, fille de haut et puissant seigneur François, marquis de Salvert, S{{exp|gr}} de La Rodde, de La Garde, du Triouloux, etc., mousquetaire gris, et de dame Jeanne-Marie de Méalet de Fargues de Vitrac ; elle épousa, en secondes noces, le comte de Joussineau de Tourdonnet. Marc-Antoine d’Ussel fut le père de : 1° Léonard, qui suit ; 2° François-Aimé, chevalier de Malte, mort jeune ; 3° Alberte-Gilberte, mariée, le 18 mai 1786, a Jean-Louis de Monamy, baron de Mirambel, S{{exp|gr}} de Saint-Remy, de La Courtine, etc., fils de François, baron de Mirambel, et de Jeanne de Bosredon de La Breuille. De cette union : A. – Catherine-Claire, mariée en 1808, a Michel-Victor Burin des Rauziers ; B. – Rosalie, épouse de N..... Vézit de Beaufort ; 4° Léonarde-Rosalie, mariée au baron de Beaune de Romanet, chevalier, S{{exp|gr}} de Beaune, chevau-léger de la garde du roi, chevalier de Saint-Louis, dont une fille, mariée à M. de l’Hermite ; 5° Louise-Marie, épouse du comte Joseph de Cosnac, capitaine au régiment de Penthièvre, chef d’escadron, aide-de-camp du duc de Penthièvre, chevalier, de Saint-Louis.
 
XXIII. – Léonard, marquis d’Ussel, naquit le 12 septembre 1767. Il fut convoqué à l’Assemblée de la noblesse du Bas-Limousin, en 1789, fut sous-lieutenant dans le régiment du roi (infanterie), et contracta alliance en 1784, avec Joséphine-Honorée-Souveraine de La Rochefoucauld-Cousages, fille du comte de La Rochefaucauld-Cousages, vice-amiral, grand’croix de Saint-Louis, et de Louise-Françoise de Rochechouart, dont : 1° Hyacinthe-Aimé, mort sans enfants ; 2° Louis–Armand, marquis d’Ussel, ancien sous-lieutenant d’infanterie sous la Restauration, maire de la commune de Saint-Oradour (Creuse), marié à M{{exp|lle}} Berthe de Chazelles. Il n’a pas d’enfants ; 3° Louis-Annet-Marien, comte d’Ussel, né le 23 août 1789, capitaine de grenadiers, réformé en 1814, par suite de blessures reçues à la dernière campagne ; il reprit du service dans les gardes du corps, en 1815, fut chevalier de la Légion d’honneur et retraité capitaine. Il épousa, le 7 février 1827, Jeanne–Eulalie du Bost de Fressange, dont : A. – Louis-Henri-Alexandre-Armand, comte d’Ussel, capitaine-commandant au 5{{exp|e}} dragons, né le 13 mars l 828, marié, le 5 mai 1856, à M{{exp|lle}} Sidonie-Eléonore-Martin de Puytison, fille de Bernard et d’Elisabeth de Malden. De cette union : aa. – Marc-Antoine-Anne-Marie, né a Rouen, le 14 iuillet 1860 ; B. – Annet-Marie-Anatole, vicomte d’Ussel, né le 28 novembre 1832 ; il a servi dans le 1{{exp|er}} chasseurs d’Afrique ; C. – Jean-Jacques, baron d’Ussel, né le 19 mars 1836 ; D. – Caroline-Marie, née le 9 novembre 1842, élève à Saint-Denis ; 4° Joseph, sous-lieutenant de dragons, mort en 1815 ; 5° Gustave-Auguste, vicomte d’Ussel, qui se retira du service par suite des blessures qu’il reçut dans l’affaire de Leipsick ; il épousa M{{exp|lle}} Clarisse d’Arfeuille, dont : A. – Henri, maréchal-des-logis au 5{{exp|e}} dragons ; retiré du service ; B. – Victorin, né le 19 février 1837, prêtre, vicaire de la paroisse de Crocq ; C. – Marie.
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{| border="0"
| align="center" width="200" | NOBILIAIRE
| align="right" width="200" |
|}<font size="3">
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<div style="text-align:center;">''Seconde branche (existante).''</div>
 
 
Xlll. – Jean I{{exp|er}} d’Ussel-d’Anglars, damoiseau, S{{exp|gr}} de Bassignac, deuxième fils d’Astorg d’Ussel, S{{exp|gr}} d’Anglars, et de Marguerite de Rochedagoux, retint le nom et les armes d’Anglars en vertu de la substitution faite au profit de
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| align="center" width="200" | DU LIMOUSIN
| align="right" width="200" | 617
|}<font size="3">
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
Georges d’Ussel, son grand-père. Il vivait en 1460-1476, épousa Françoise de Bassignac, dame de Bassignac, fille de noble Hugues, S{{exp|gr}} de Bassignac, et d’Isabrlle Renaud. De ce mariage naquit Jean II, qui suit.
 
XIX. – François d’Anglars, écuyer, S{{exp|gr}} de Bassignac et de La Barendie ; lequel servait, en 1635, dans la compagnie des chevau-légers, cornmandée par le marquis d’Alègre. Il fut maintenu dans sa noblesse d’extraction, le 15 décembre 1666, par M. de Fortia, intendant d’Auvergne. Il avait épousé, le 20 mai 1642, Gabrielle de Tautal, fille de Jean, écuyer, S{{exp|gr}} de Chanterelle, et de Catherine du Châtelet, dont : 1° Roger, qui suit ; 2° Guy, ëcuyer, S{{exp|gr}} du Rieux, marié, en 1683, à Jeanne de Veyssière, dame de Saint-Saturnin. De cette union : A. – Barthélémy, marié, en 1728, à Jeanne Boyer de Mezerat ;
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{| border="0"
| align="center" width="200" | NOBILIAIRE
| align="right" width="200" |
|}<font size="3">
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
B. – Françoise, mariée, le 16 octobre 1722, à François d’Anglars de Nouzerolles, fils de Roger, S{{exp|gr}} de Bassignac, et de Françoise Tyssandier.
 
XXIII. – Barthélemy d’Anglars, qualifié marquis de Bassignac, baron de Salers, élève page du roi Louis XV, fut lieutenant-colonel de cavalerie au mestre de camp général, puis colonel peu de temps avant l’arrestation du roi Louis XVI, à Varenne, lieutenant des marécliaux de France et chevalier de Saint-Louis. Il épousa, le 14 mars 1786, Marie–Françoise-Caroline de La Rodde de Saint-Haon, fille d’Henri-Hyacinthe-César, comte de Saint-Haon, et de Guillaumette de Perrien. De cette union : 1° Paul-Camille, qui
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==USSEL-UZERCHE, p. 619==
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=='''USSEL-UZERCHE, p. 619'''==
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| align="left" width="200" |
| align="center" width="200" | DU LIMOUSIN
| align="right" width="200" | 619
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">
suit ; 2° Alphonse, garde du corps en 1814, capitaine au 2{{exp|e}} régiment de carabiniers, marié à Fernande de Jaubert ; 3° Laure-Eugénie-Estelle.
 
La branche d’Anglars de Bassignac, porte les armes d’Anglars à laquelle elle fut substituée à la fin du <small>XIV</small>{{exp|e}} siècle : ''de sable au lion grimpant d’argent, lampassé, armé, couronné de gueules et de trois étoiles d’argent 2 et 1''.
 
 
 
S<small>OURCES</small> : ''Gallia Christiana''. – D<small>E</small> C<small>OURCELLES</small>. – <small>VERTOT</small>. – Documents communiqués par M. le marquis d’Ussel et feu M. le comte de Bassignac. – <small>SAINT-ALLAIS</small>. – <small>LAINÉ</small>, ''Dictionnaire véridique des origines''. – ''Nobiliaire d’Auvergne''. – Cabinet généalogique de la Bibliothéque Impériale. – Titres originaux provenant de Châteauvert, etc. (A. <small>TARDIEU</small>, ''Hist. généal. de la maison de Bosredon'', p. 384.)
 
 
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='''Table des noms'''=
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