Différences entre versions de « Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges. Tome I »

Ajout des pages 73 à 83
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(Ajout des pages 73 à 83)
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==AUBUSSON, p. 45-7284==
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Son curé se trouva obligé de l’interroger sur la manière dont elle avait
 
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==AUBUSSON, p. 84==
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">fait son vœu, et elle lui témoigna tant de résolution qu’elle ne croyait pas qu’il y eût aucune autorité dans l’église qui pût l’en dispenser. Elle reprérenta si bien à une demoiselle qui était sortie du cloître sur un arrêt qui lui permettait de se marier sans avoir égard à un vœu qu’elle avait fait ; elle lui représenta si fortement que ces sortes de dispenses ne pouvaient la dégager de son vœu, que cette demoisélle ne pensa plus depuis à se marier ({{refl|1}}). Certaines compagnies que fréquenta M{{exp|lle}} de Roannes la firent enfin se relâcher comme insensiblement de sa piété ordinaire. Elle commença à mener une vie molle, et à hésiter sur son vœu, puis elle consulta sur l’objet de sa peine. Des casuistes lui répondirent qu’elle ne pouvait, en conscience, s’engager dans le mariage, et qu’elle était même obligée de réciter l’office. Cette réponse n’était pas selon sa disposition ; elle consulta d’autres docteurs, qui lui répondirent comme elle souhaitait. Bientôt après elle obtint dispense, et se maria à M. de La Feuillade. Peu de temps après, elle éprouva les amertumes et les chagrins dont est accompagnée la vie du monde, qui paraît la plus heureuse. Étant allée à une de ses terres en Poitou, elle y tomba malade à l’extrémité, et, croyant sa mort prochaine, elle fit, en 1671, son testament, par lequel elle légua à Port-Royal 3,000 livres pour y recevoir une religieuse converse, qui remplirait la place qu’elle avait voulu tenir elle-même. Elle guérit de cette maladie, et retourna à Paris ; mais elle eut le reste de sa vie une santé débile, il lui survint toujours quelque indisposition ou quelque maladie lorsqu’elle voulait aller à la cour prendre des divertissements ou traiter de ses affaires. Dans les commencements, cette croix lui paraissait dure et pénible ; mais depuis elle en reconnut l’utilité, s’y soumit humblement, et souffrit avec patiénce. On admira surtout sa vertu dans sa dernière maladie, qui fut très longue et fort extraordinaire : on lui ouvrit plusieurs fois un abcès au sein avec des incisions horribles sans qu’elle témoignât la moindre impatience pendant les opérations les plus douloureuses. Elle conserva toujours une amitié trés particulière pour Port-Royal : souvent elle disait qu’elle aimerait mieux y étre paralytique toute sa vie que de se voir dans l’état où elle était. Cette affection Iui avait fait souhaiter que son cœur fût, après sa mort, porté dans cette maison ; mais, la proposition qu’elle en fit n’ayant pas été goûtée, elle répondit humblement que, après avoir retiré son cœur, qu’elle avait donné à Jésus-Christ, pour le donner ensuite à la créature, il était juste qu’elle n’eût plus ni son cœur ni son corps en sa disposition. Elle confirma le legs qu’elle avait fait en 1671, et mourut le 14 février 1683, à Paris, à l’âge de cinquante ans.</div>
 
De ce mariage sont issus : 1° Louis-Joseph-Georges, comte de La Feuillade, mort le 9 août 1680 ; 2° Louis qui suit ; 3° François mort jeune ; 4° Marie-Thérèse, née le 24 août 1671, morte le 28 janvier 1692.
 
XVI. – Louis, vicomte d’Aubusson, duc de Roannes [Rouannois, dit duc de La Feuillade], marquis de Boisy et de Cervières ({{refl|2}}), baron de La Borne,
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:{{refa|1}} Charlotte Gouffier avait pris à Poart-Royal des idées fort exagérées, et les docteurs qui les entretinrent en elle n’étaient rien moins qu’opposés à la doctrine catholique ; car, ainsi qu’on le prouve, en vertu des pouvoirs que Jésus-Christ lui à délégués, l’église a le droit de dispenser des vœux.
:{{refa|2}} Cervières, canton de Noirétable, arrondissement de Montbrison (Loire).
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">naquit le 30 mai 1673, et reçut le supplément des cérémonies du baptême le 18 novembre 1674.</div>
 
Il servit en qualité de maître-de-camp d’un régiment de cavalerie en 1686 ; il fut fait gouverneur du Dauphiné, au lieu et place du feu maréchal, son père, le 11 octobre 1691. Son régiment ayant été reformé en 1697, le roi lui en donna un autre au mois de mai 1701. Le roi le créa brigadier de cavalerie le 29 janvier 1702 ; et, comme alors il demanda d’aller servir dans l’armée d’Italie, il fut déclaré maréchal de camp le 18 février suivant, peu de jours après son départ pour l’Italie. Il fut fait chevalier de l’ordre militaire de Saint-Louis en 1703, et nommé, le 29 novembre de la même année, pour commander les troupes en Savoie et en Dauphiné.
 
Il fut nommé lieutenant-général des armées du roi le 25 janvier 1704. La même année, il commanda un corps d’armée en Savoie et en Piémont, où il prit la ville et le château de Suze le 12 juin, et où il s’empara ensuite du val d’Aost, fermant par là le passage de la Suisse au duc de Savoie. L’attention de M. Chamillard semblait s’être épuisée pour le duc de La Feuillade, son gendre. Celui-ci avait tout en abondance, tandis que l’armée du duc d’Orléans, qui devait s’opposer à la jonction des troupes impériales avec celles de Savoie, était dans une disette générale.
 
Louis d’Aubusson fut établi, le 13 février 1705, lieutenant-général commandant pour le roi dans le comté de Nice. Il prit la place de Villefranche, les forts de Montalban et de Saint–Rospice et la ville de Nice. Il défit, la même année, un corps de cavalerie allemande et piémontaise à Sette, à deux lieues de Turin, ce qui obligea le duc de Savoie d’abandonner Chivas, et de se retirer à Turin. En 1706, il fut chargé de faire le siège de Turin, qu’il entreprit au mois de mai après de grands préparatifs. Le succès n’en fut pas heureux. Les lignes de circonvallation ayant été attaquées et forcées le 7 septembre, il fut obligé de lever le siège, qu’il n’avait guère pressé, quoiqu’il s’y employât de tout son pouvoir. Le duc d’Orléans s’était réuni à lui le 28 août, mais il fut contraint de s’enfermer clans ses retranchements. La blessure du duc d’Orléans mit tout en déroute ({{refl|1}}).
 
Au mois de décembre 1715, il fut nommé ambassadeur extraordinaire à Rome ; mais il n’accepta pas cet emploi. [Il assista, le 22 novembre 1715, au contrat de mariage passé à Paris, devant Dupuis, notaire, entre Jean-François de Chassepot, depuis S{{exp|gr}} de Framicourt-le-Petit, relevant du comté de Ponthieu, et Marie-Josèphe Pingré, fille de Henri Pingré, chevalier, S{{exp|gr}} de Vraignes, maréchal-de-camp, et de Marie Auxcousteaux. Il y est dit cousin des futurs époux par sa femme.]
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:{{refa|1}} Quoique éloigné de la Marche, Louis d’Aubusson était heureux d’y faire aimer son souvenir, comme le prouve entre autres le fait que voici : par acte reçu Brissé, notaire, le 5 février 1710, M. Delaporte des Forges, sénéchal de la Feuillade,concéda, au nom du duc de La Feuillade, Louis d’Aubusson, lieutenant-général des armées du roi, à MM. Jean Choupineau et Bombrut,prêtres, directeurs du collège de Felletin, et à leurs successeurs le terrain qui faisait partie des fossés de la ville, et qui était entre la porte dite du Château et celle de l’Horloge, c’est-a-dire derrière le jardin du collège. Ce terrain contenait à peu près 55 toises de long et 4 toises 1/2 hors des murs en large. Or il le concéda moyennant « une messe solennelle à diacre et sous-diacre, à laquelle assisteraient chaque année, le lendemain de la Saint-Louis, tous les écoliers dudit collège pour la prospérité et santé de mondit seigneur le duc et de madame la duchesse de La Feuillade ».
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Il obtint, le 2 septembre 1716, l’enregistrement au parlement de Paris des lettres d’érection en pairie du duché de Roannes, obtenues par son père au mois d’avril 1667, prêta serment et prit séance au parlement en qualité de pair de France le 26 ou le 29 novembre suivant. Il se démit du gouvernement du Dauphiné en faveur du duc de Chartres, depuis duc d’Orléans, le 27 août 1719. Il fut déclaré maréchal de France le 2 février 1724, et prêta serment pour cette dignité le 10 du même mois.
 
Il mourut au château de Marly, la nuit du 28 au 29 janvier 1725, en trois ou quatre jours de maladie, d’une fistule gangrenée au fondement, Son corps fut apporté à Paris, et inhumé, le 30, dans l’église des Théatins.
 
Par sa mort sans enfants, le titre de duché-pairie de La Feuillade, qui avait été transmis sur l’ancien duché de Roannes, demeura éteint et supprimé. [Ses biens passèrent, en vertu de la substitution faite par son père, à Jacques d’Aubusson, baron de Miremont.]
 
Il épousa 1°, le 8 mai 1692, Charlotte-Thérèse Phelippeaux, fille de Balthasar, marquis de Châteauneuf, secrétaire d’État, et Marie-Marguerite de Fourcy, morte sans postérité, vingt-deux ans, le 5 septembre 1697, à Paris, après une longue maladie.
 
Il épousa 2°, le 24 novembre 1701, Marie-Thérèse Chamillard, fille de Michel, ci–devant ministre et secrétaire d’Etat, contrôleur général des finances, et d’Élisabeth-Thérèse de Rebours, morte sans enfants, à trente-trois ans, le 3 septembre 1716.
<div style="text-align:center;">''Branche des seirgneurs de Villac, marquis de Miremont.''</div>
 
XVII. – Guvot d’Aubusson, quatrième fils de Jean d’Aubusson, S{{exp|r}} de La Borne, premier du nom, et de Guyonne de Monteruc, fut S{{exp|gr}} de Villac en Périgord et de La Folhade en 1443 ; il vivait en 1470.
 
Il épousa, en 1420, Arsène-Louise Hélie, fille puînée de Gulfier Hélie, S{{exp|gr}} de Villac, et de Jeanne de Roffignac, vivante en 1481. D’eux naquirent 1° Gilles, qui suit ; 2° Bernard, prieur d’Outroire et curé de Tarnac, qui est en Limousin, fit son testament en 1508 ; 3° Gulfier, qui vivait en 1481.
 
XVIII. – Gilles d’Aubusson, S{{exp|gr}} de Villac, fit son testament le 10 août 1515.
 
Il épousa : 1°, du vivant de son père, le 5 mars 1466, Jeanne Paynel, dont il n’eut point d’enfants ; 2° Françoise de Beaupoil, dame de Castel-Nouvel, qui testa le 11 mars 1522. De cette seconde femme sont nés : 1° Jean, qui suit ; 2° François, qui a fait la branche de Beauregard ; 3° Frotard, marié Jeanne de Millac, qui se remaria, le 22 novembre 1534, avec Pierre d’Aulede, S{{exp|gr}} du dit lieu ; 4° Marguerite, mariée, le 29 août 1495, à Jean Ricard, S{{exp|gr}} de Gourdon, de Genouillac et de Vaillac ({{refl|1}}), fils
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:{{refa|1}} Gourdon chef-lieu d’arrondissement (Lot). – Il y a Genouillac dans le canton de Saint-Claude, arrondissement de Confolens (Charente), et Genouillac paroisse dans le canton de Châtelus (Creuse). – Vaillac est dans le canton de La Bastide, arrondissement de Gourdon (Lot). Voir l’article Genouillac au tome II.
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">d’autre Jean et de Jeanne de Rassials, dame de Viallac, dont Louis, abbé de Saint-Martial, évêque de Tulle. Elle testa en 1541.</div>
 
XIX. – Jean d’Aubusson, S{{exp|gr }}de Villac, Castel-Nouvel, etc., acquit, en 1497, la terre de Saint-Léger, d’Alain d’Albret, comte de Périgord, et en rendit hommage au vicomte de Limoges le 21 septembre 1541. Il fit, le 5 mars 1545, son testament, qu’il ratifia le 17 avril 1546.
 
Il épousa 1°, en 1494, Isabelle Ebrard, fille de Raynaud, S{{exp|gr }}de Saint-Sulpice, et d’Anne d’Estaing, dont il eut : 1° Françoise, mariée, avant l’an 1545 ; à Annet Joubert, S{{exp|gr }}de Coignac ; 2° Souveraine, alliée à François, S{{exp|gr }}de La Faye ; 3° Françoise, prieure de Blessac ; 4° Claude, prieure de La Garde-Goudan ; 5° Gabrielle, mariée à Jean de La Fillolie, S{{exp|gr }}de Burée en Périgord.
 
Il épousa 2°, le 16 février 1522, Marquise, dame de Pélisses, dont 1° Annet, qui suit, baron de Miremont ; 2° Catherine, mariée à ....., S{{exp|gr }}d’Alcenant ; 3° Françoise, vivante et non marié en 1545.
 
XX.– Annet d’Aubusson, S{{exp|gr }}de Villac et Pérignac, chevalier de l’ordre du roi, baron de Miremont, S{{exp|gr }}de Saint-Léger, fit son testament le 14 février 1580.
 
Il épousa 1°, l’an 1545, Catherine Brun, fille de Jean, S{{exp|gr }}de La Valade, dont il eu Jean, qui suit.
 
Il épousa 2°, Léone de Montardy, veuve en 1583, et vivante en 1602. De cette seconde femme il eut ; 1° Jean qui continua la postérité, rapportée après celle de son frère aîné ; 2° Catherine, mariée, en 1602, à François de Saint-Viance.
 
XXI. – Jean d’Aubusson, S{{exp|gr }}de Villac en partie et de La Vallade, épousa, le 1{{exp|er}} mars 1575, Marguerite de La Tour, fille de Giles, S{{exp|gr }}de Limeuil [qui était deuxiême fils d’Antoine de La Tour, vicomte de Turenne], et de Marguerite de La Cropte [dame de Lanquais]. Ils n’eurent qu’une fille, Jeanne, dame de Villac [et de La Valade], mariée, le 11 décembre 1592, à Michel de Beynac, chevalier de l’ordre du roi, S{{exp|gr }}de La Valade, paroisse de Romain en Périgord ({{refl|1}}) elle testa le 2 décembre 1630.
 
XXI bis. – Jean d’Aubusson, fils d’Annet d’Aubusson, S{{exp|gr }}de Villac et de Léone de Montardy, sa seconde femme, fut S{{exp|gr }}de Villac en partie, de Pérignac et Saint-Léger ; il fit son testament le 23 août 1637. Il avait épousé, le 5 aoüt 1602, Anne de Losse, fille de Jean, S{{exp|gr }}de Losse ; gouverneur de la ville et citadelle de Verdun, et d’Isabeau-Jeanne de Roquefeuille, dont 1° Jacques, qui suit ; 2° ..... ; 3° D....., religieuse à Bruce ; 4° François, prêtre, prieur de Villac ; 5° Charlotte, mariée à ..... de Faye, S{{exp|gr }}du Puy ; 6° Jean-Georges, qui à fait la branche des seigneurs de Savignac ; 7° Jean, S{{exp|gr }}de Beauregard, qui se maria et dont la postérité est rapportée plus loin ; 8° une autre d’Aubusson, religieuse à Bruce.
 
XXII. – Jacques d’Aubusson, S{{exp|gr }}de Villac, Miremont et Fumel, produisit ses titres de noblesse en 1687 devant le subdélégué de Périgueux.
 
Il épousa, le 2 février 1631, Diane de Royère, fille de Philibert, S{{exp|r}} de Lons, dont il eut : 1° Jean, qui suit ; 2° Philibert, baron de Fumel, capitaine au régiment des gardes ; 3° François, abbé de Châtres en Périgord,
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:{{refa|1}} Romain, canton de Saint-Pardoux-la-Rivière, arrondissement de Nontron (Dordogne).
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">mort le 15 août 1669 ; 4° Jeanne, mariée 1° à ..... de Calvimont, S{{exp|gr}} de Chatans ; 2° à François de Salagnac, S{{exp|gr}} de Poncie, fils de Barthélémy et de Marguerite Hamelin de Rochemorin.</div>
 
XXIII. –Jean d’Aubusson, chevalier, marquis de Miremont, près Périgueux, baron de Villac, épousa, le 27 janvier 1654, Louise d’Aubusson de Castel-Nouvel, dont il eut : 1° Jacques, qui suit ; 2° Jeanne, mariée, le 15 juillet 1690, à François de Beaumont, S{{exp|gr}} du Repaire en Sarladais, enseigne des chevau-légers, de Monsieur, duc d’Orléans, mort sans enfants en juillet 1692 ; 3° Béatrix, qui épousa Jean Malet, S{{exp|gr}} de La Jaurie en Périgord. Elle est morte sans enfants.
 
XXIV. – Jacques d’Aubusson, marquis [ou baron] de Miremont, devint chef du nom et armes de sa maison, et comte de La Feuillade, vicomte d’Aubusson, baron de La Borne et de Pérusse, S{{exp|gr}} de Felletin, Ahun, Chénerailles, Jarnages et Drouille, par la mort du dernier maréchal de La Feillade, arrivée le 29 janvier 1725, la substitution faite par le premier maréchal duc de I,a Feuillade le 29 juin 1687 s’étant trouvée ouverte à son profit par la mort de son père, qui avait été appelé. [Il était parent au huitième degré du dernier maréchal de La Feuillade.] Il mourut dans ses terres en 1727.
 
Il avait été marié, par contrat du 19 janvier 1697, Françoise de Chapt, fille d’André-Jacques de Chapt de Rastignac, S{{exp|gr}} de Firbeix ({{refl|1}}), de Coupiac et de La Gloudie en Périgord, et d’Anne du Barry : elle mourut en août 1750. De cette alliance sont venus : 1° Godefroi ; 2° Louis-Jean ; 3° Nicolas, tous trois morts en bas-âge ; 4° Hubert-François, qui suit ; 5° Catherine, mariée, le 1{{exp|er}} février 1720, à Jean de Serval de La Vergne, S{{exp|gr}} de Berzé en Sarladais ; 6° Anne, mariée, le 4 février 1720, à Pierre de La Tour, S{{exp|gr}} du Roc en Sarladais ; 7° Louise, morte jeune ; 8° autre Anne, mariée, en 1724, à ..... des Champs, S{{exp|gr}} de Pressac ; 9° Elisabeth, religieuse bénédictine au monastère de Bugnes.
 
XXV. – Hubert-François, vicomte d’Aubusson, comte de La Feuillade, baron de La Borne et de Pérusse, S{{exp|gr}} de Felletin, Ahun, Chénerailles, Jarnages et Drouille, S{{exp|gr}} du duché de Roannes, marquis de Boissy et de Cervières en Forez, né le 22 août 1707, fut reçu page du roi en sa grande écurie le 8 mai 1723, chevalier des ordres de Notre-Dame-du-Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jérusalem le 6 décembre 1724. Il fut institué légataire universel par le dernier maréchal de La Feuillade, mort le 29 janvier 1725, en vertu du testament qui le fit héritier du duché de Roannes, du marquisat de Boissy, de quatre châtellenies et de deux autres terres non substituées à son père, le tout de la valeur de 352,000 livres de revenu en 1687. Il succéda, en 1727, par la mort de son père, aux biens substitués de la Marche.
 
Le 3 juin 1725, il avait été fait mestre de camp du régiment de Royal-Piémont cavalerie ; la même année 1725, il fut accordé, le 11 avril, à Marie-Victoire de Prie, née le 28 novembre 1717, et par conséquent âgée de sept ans. Elle était fille de Louis, marquis de Prie, chevalier des ordres du roi, lieutenant-général pour Sa Majesté au gouvernement de Languedoc, gou-
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:{{refa|1}} Firbeix, canton de Saint-Pardoux-la-Rivière, arrondissement de Nontron (Dordogne).
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">verneur de Bourbon-Lancy, et d’Agnès Berthelot de Pléneuf, dame du palais de la reine, Ce futur mariage fut rompu, et il épousa, le 28 avril 1727, Catherine-Scholastique Bazin de Bezons, née, le 10 février 1706, de Jacques, maréchal de France, chevalier des ordres du roi, grand’croix de l’ordre de Saint-Louis et gouverneur de Cambrai, et de Marie-Marguerite Le Ménestrel de Hauguel : Il en eut : 1° Jean-François-Marie, né le 30 janvier 1728, et mort peu après ; 2° Louis-Gabriél, né le 3 août 1729 ; 3° Louise-Anne-Gabrielle, née le 31 janvier 1731 ; 4° Françoise-Catherine-Scholastique, née en 1733, mariée, le 13 juin 1752, à François-Henri d’Harcourt [Beuvron, appelé le] comte de Lillebonne, fils [aîné] d’Anne-Pierre, duc d’Harcourt, marquis de Beuvron, et de Thérèse-Eulalie de Beaupoil de Sainte-Aulaire [il fut brigadier de dragons et mestre de camp du régiment d’Harcourt ] ; 5° Louis-Claude–Armand-Rose, comte d’Aubusson, né posthume, et mort peu de temps après ({{refl|1}}).</div>
<div style="text-align:center;">''Branche des seigneurs de Savignac.''</div>
 
XXII. – Jean-Georges d’Aubusson, deuxième fils de Jean III, S{{exp|gr}} de Villac, et d’Anne de Losse, fut S{{exp|gr}} de Savignac, et maintenu en sa noblesse l’an 1668.
 
Il épousa, le 22 novembre 1635, Catherine de Saint-Chamans, fille d’Edme, S{{exp|gr}} du Peschier, et de Marguerite de Badefol. Il en eut : 1° Jean-Jacques, qui suit ; 2° Jacques, abbé de Menat au diocèse de Clermont en 1684 ; 3° François, mort sans alliance.
 
XXIII. – Jean-Jacques d’Aubusson, S{{exp|gr}} de Savignac, capitaine dans le régiment du roi en 1665.
 
Il épousa, en 1670, Marie de Montboissier, fille de Jacques, marquis de Canillac, et de Catherine Motel, dont : 1° Georges, qui suit ; ° Charles, abbé de Menat ; 3° Charlotte prieure de Coiroux ; 4° Marianne, mariée, en 1686, à Philibert de Saint-Julien-le-Château, S{{exp|gr}} de Beauregard en Auvergne, issu des anciens seigneurs de Chambon, capitale du pays de Combrailles, dont est issu le marquis de Saint-Julien ; 5° Marie-Claire ; mariée à ..... Grain de Saint-Marsaut, S{{exp|gr}} de Gademoulin ; 6° Louise, mariée à ..... Bosredon, baron du Puy-Saint-Guimier en Auvergne.
 
XXIV. – Georges d’Aubusson, S{{exp|gr}} de Perault, épousa ..... Montboissier, fille de Charles-Timoléon, marquis de Canillac. Elle a fait casser son mariage pour cause d’impuissance, s’est depuis mésalliée, et a eu des enfants.
<div style="text-align:center;">''Branche des seigneurs de La Villeneuve.''</div>
 
XVIII. – Antoine d’Aubusson, chevalier, S{{exp|gr}} de La Villeneuve, troisième fils de Jean Il, S{{exp|gr}} de La Borne, et de Marguerite Chauveron, épousa, par
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:{{refa|1}} D’Hozier ne s’accorde avec Nadaud ni pour les noms ni pour le nombre des enfants issus de ce mariage ; il dit, 1re partie, p. 36 « il a laissé pour enfants Hubert-Jérôme d’Aubusson, comte de La Feuillade, âgé de six ans ; Louis-Charles-Armand-Rose d’Aubusson, né posthume, et Françoise Scholastique d’Aubusson, âgée de deux ans. »
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">contrat du 20 août 1464, signé Tarnelli, Jeanne de Salaignac, fille de Jean, S{{exp|gr}} de Maignac. Le père Anselme, édité par le père Simplicien, T. V, p. 336, et T. VIII, p, 372, l’a mal nommée ''Marguerite d’Aubusson'',. De ce mariage naquit Louis, qui suit. Antoine, bâtard d’Antoine, vivait en 1480.</div>
 
XIX. – Louis d’Aubusson, chevalier, S{{exp|gr}} de La Villeneuve, vivait en 1506.
 
Il épousa 1°, le 10 mars 1486, Catherine de Gaucourt, fille de Charles 1{{exp|er}}, vicomte d’Assi, S{{exp|gr}} de Châteaubrun, Naillac, etc., et d’Agnès de Vaux, dont il eut : 1° Louise ; 2° Guichard ; 3° Jean ; 4° Pierre, qui suit ; 5° Marguerite, alliée, en 1500, à Jean Chevrier, S{{exp|gr}} de Paudi, panetier de Jeanne de France, duchesse de Berri, gentilhomme de la fauconnerie du roi ; 6° Antoine, prieur de l’ancienne abbaye de Roseilles en 1530 ({{refl|1}}) ; 7° Denys. Il épousa : 2°, après l’année 1505, Anne de Villequier, veuve de Joachim Brochet, S{{exp|gr}} de Montagut.
 
XX. – Pierre d’Aubusson, épousa, le 8 janvier 1514, Rose de Saint-George, fille de Guichard de Saint-George, chevalier, S{{exp|gr}} de Vérac, et d’Anne de Mortemer. Leurs enfants furent : 1° Pierre, qui suit ; 2° Gabrielle. Une quittance nous montre que Gabrielle, fille de Pierre d’Aubusson, écuyer, S{{exp|gr}} du Bouchet, et de Rose de Saint-George, avait épousé, en 1556, par contrat reçu Despaignac et Leslis, Jacques d’Oyron, écuyer, S{{exp|gr}} d’Ajain ; 3° Marguerite, mariée à Gilbert de Boisse, écuyer, S{{exp|gr}} de Pergirault et du Clou.
 
XXI. – Pierre d’Aubusson, chevalier, S{{exp|gr}} de La Villeneuve [en Limousin ({{refl|2}})], mort en 1550, avait épousé Anne de La Gorce [ ou La Gorze ], sœur de Geoffroy, S{{exp|gr}} de Gourdon : elle se remaria, en 1552, à Antoine du Pouget, S{{exp|gr}} de Nadaillac en Quercy. De ce mariage naquirent : 1° Rose, mariée, par contrat du 9 mai 1568, à François-Jacques du Pouget, S{{exp|gr}} de Nadaillac [chevalier de l’ordre du roi et capitaine de cinquante hommes d’armes, auquel elle porta en dot la terre de Villeneuve. (V. Villeneuve.)]. M{{exp|lle}} ({{refl|3}}) de Négrebosse, de Nadaillac en Marche et en Quercy, sœur de M. de Villeneuve, près Felletin et Aubusson, malade d’une suite de couches, fut engagée par son médecin à s’en aller boire les eaux de Vic-le-Comte en Auvergne ; elle mourut presque subitement à Riom : le médecin Blanc en parle au long dans son ouvrage intitulé : ''Eaux médicinales de la France'', p. 104. – Pierre d’Aubusson eut : 2° Jeanne, mineure en 1562 [peut-être celle qui épousa, avant 1577, Jean du Pouget] ; 3° Gilberte, aussi mineure en 1562 ; 4° Françoise, mariée à Jean Martin, S{{exp|gr}} de La Goutte-Bernard ; elle vivait en 1598.
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:{{refa|1}} Le 6 mai 1523, il était, dit le père Anselme, chanoine de Moutier-Rozeille, aujourd’hui paroisse dans le canton d’Aubusson, et son cousin, Jean d’Aubusson, était doyen de La Chapelle-Taillefer, près Guéret.
:{{refa|2}} Nous avons dit déja que cette terre est dans la paroisse de Vallières, canton de Felletin (Creuse). – Cette terre conserve encore son château féodal, et l’église de Vallières porte les armoiries de la famille d’Aubusson, non-seulement sur ses clefs de voûte, mais encore sur un tombeau placé dans une chapelle attenante. La Villeneuve, aujourd’hui paroisse dans le canton d’Eymoutiers, ne garde au contraire aucun souvenir de cette famille. La note de l’abbé Legros est donc erronée. Du reste, huit lignes plus bas, Nadaud semble le prouver lui-même.– Legros dit : « V. Villeneuve » . Sans doute ses notes ont été déchirées : on ne trouve ce nom dans aucun des deux volumes du Nobiliare.
:{{refa|3}} On sait que les femmes des chevaliers étaient seules qualifiées de l’appellation de madame. Les femmes des autres nobles, de quelque rang qu’ils fussent, n’étaient que demoiselles.
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{| border="0"
| align="left" width="200" | 80
| align="center" width="200" | NOBILIAIRE
| align="right" width="200" |
|}
<div style="text-align:center;">''Branche des seigneurs de Chassingrimont.''</div>
 
XXII. – Guillaume d’Aubusson, troisième fils de François, S{{exp|gr}} de La Feuillade, et de Louise Pot, fut S{{exp|gr}} du Solier et de Chazelles en Berri par sa femme.
 
Il épousa 1° Louise de La Trémouille, dame de Chassingrimont et de Monimes, fille de François, S{{exp|gr}} de Fontmorand et de Marquerite Pot, dont il eut : 1° François d’Aubusson, S{{exp|gr}} de Chassingrimont, tué au siège de Valence en 1635, sans laisser de postérité de Marguerite Pot, fille de François, S{{exp|gr}} de Rhodes, et de Marguerite d’Aubrai, qu’i1 avait épousé le 15 novembre 1625 : elle se remaria à Guillaume de Razès ; 2° Bonaventure, prieur de La Villedieu ({{refl|1}}), tué en duel ; 3° Charles, qui suit ; 4° Guillaume, chevalier de Malte ; 5° Robert, chevalier de Malte ; 6° François, mort en Allemagne ; 7° Anne, religieuse à l’Annonciade de Bourges ; 8° Jacqueline, qui se fit religieuse à Sainte-Claire de Limoges en 1626.
 
Il épousa 2° Jeanne de Bridier, dont il n’eut point d’enfants.
 
XXIII. – Charles d’Aubusson, chevalier de Malte, puis S{{exp|gr}} de Chassingrimont après son frère, mourut le 16 juillet 1664.
 
Il épousa, le 11 juin 1641, Anne Deaulx, fille de Pierre, S{{exp|gr}} de Chambon, dont 1° Robert Fidel, tué en Portugal en juillet 1667, 2° Louis, dit le chevalier d’Aubusson, S{{exp|gr}} de Chassingrimont après son frère, tué au passage du Rhin le 2 juin 1672 ; 3° Jean-Charles, chevalier de Malte, tué en duel en 1675 ; 4° Gaston-Georges, mort ecclésiastique en décembre 1669 ; 5° Thérèse-Gabrielle, mariée à François de Souillac, de Reillac, marquis de Montmége, morte à Paris, âgée de cinquante ans, le 11 février 1704 ; 6° Catherine-Hyacinthe, mariée : 1° à Henri-Guillaume de Razés, S{{exp|gr}} de Monimes ({{refl|2}}) ; 2° à François de Verthamon, S{{exp|gr}} de Ville et de La Ville-aux-Clers, conseiller au parlement de Paris ; elle s’était mariée en septembre 1693 ; elle mourut le 18 janvier 1713.
<div style="text-align:center;">''Branche des seigneurs de Beauregard et de Castel-Nouvel.''</div>
 
XIX. – François d’Aubusson, chevalier, second fils de Giles, S{{exp|gr}} de Villac, et de Françoise Beaupoil de La Force, fut S{{exp|gr}} de Beauregard en Périgord et de Castel-Nouvel en Limousin ({{refl|3}}), fit son testament le 1{{exp|er}} avril 1542. Il avait rendu hommage au vicomte de Limoges le 28 septembre 1541.
 
Il épousa, le 15 juillet 1515, Jeanne d’Abzac de La Douze, fille de Hugues et de Marguerite d’Aix ; elle testa le 30 décembre 1535. D’eux sont nés : 1° Jean, qui suit ; 2° Gabriel, vivant en 1566 ; 3° Isabelle, mariée, le 27 janvier 1532, à Charles de Gaing, S{{exp|gr}} de Linars, sénéchal de Périgord.
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:{{refa|1}} La Villedieu, canton de Gentioux, arrondissement d’Aubusson (Creuse).
:{{refa|2}} Monisme, château dans la commune de Bessines, arrondissement de Bellac (Haute-Vienne). – Razès, est aussi canton de Bessines.
:{{refa|3}} Castel-Nouvel, paroisse de Varets, canton de Brive (Corrèze).
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{| border="0"
| align="left" width="200" |
| align="center" width="200" | DU LIMOUSIN
| align="right" width="200" | 81
|}
 
XX. – Jean d’Aubusson, fils de François, S{{exp|gr}} de Beauregard, Castel-Nouvel et La Rue, vendit des héritages le 10 mars 1544, et fit son testament le 29 juillet 1564.
 
Il épousa Antoinette de Lomagne, fille de Georges, vicomte de Terride, et de Claude de Cardaillac. Antoinette testa le 4 février 1558, Ils eurent : 1° Foucaud, qui suit ; 2° Jean chevalier de Malte, qui testa le 12 mai 1572 ; 3° Marguerite, alliée : 1°, le 15 décembre 1562, à François de Sainte-Fortunade, S{{exp|gr}} de Chaderac ; 2° à François, S{{exp|gr}} de Lentillac en Quercy ; 4° Blanche, mariée, le 20 mars 1571, à François de Royére, S{{exp|gr}} de Lons ; 5° Isabeau, vivante en 1590.
 
XXI. – Foucaud d’Aubusson, chevalier de l’ordre du roi, capitaine de cinquante hommes d’armes, S{{exp|gr}} de La Rue, La Bazinnie-Sigonhac et Montlaud en Périgord, Castel-Nouvel et Charce, et coseigneur de la ville d’Allassac en Limousin et de Saint-Quentin en Angoumois, acquit la terre du Montant en Périgord ({{refl|1}}), testa le 10 mai 1600.
 
Il épousa 1°, le 28 mai 1561, Françoise de Pompadour, dont : 1° Antoine, S{{exp|gr}} de Beauregard, mort après l’an 1572 ; 2° François, qui suit ; 3° Hugues, vivant en 1600 ; 4° et 5° Jean et Georges, morts jeunes ; 6° Isabeau, dame de Labattut ; 7° Susanne, vivante en 1600 ; 8° Anne, mariée, le 24 août 1593, à Mercure de Corn, S{{exp|gr}} de Caissac.
 
Il épousa 2°, par contrat, sans filiation, le 14 janvier 1588, Anne d’Abzac, veuve de Jean de Calvimont, S{{exp|gr}} de Lern, fille de Gabriel d’Abzac, S{{exp|r}} de La Douze en Périgord, chevalier de l’ordre du roi, et d’Antoinette Bernard, dame de Vieille-Ville et de Peyramont. Elle testa le 19 novembre 1632. De ce second mariage naquirent : 1° François, tonsuré en 1594, et mort sans alliance après l’an 1618 ; 2° autre François dit le jeune, et vivant en 1618 ; 3° Hector, qui suit, et que le père Anselme donne pour tige des seigneurs de Castel-Nouvel proprement dits, dont les noms viennent après le sien.
 
XXII. – François d’Aubusson, fils de Foucaud et de Françoise de Pompadour, S{{exp|gr}} de Beauregard et Castel-Nouvel, fut arcordé, le 14 janvier 1588, avec Marguerite de Calvimont, fille de Jean, S{{exp|r}} de Lern, et d’Anne d’Abzac de La Douze, qui devenait femme de Foucaud d’Aubusson, son père ; mais ce traité n’eut pas lieu. Il était mort avant le 18 mars 1618, car on fit alors l’inventaire de ses biens.
 
Il avait épousé, par contrat du 28 septembre 1606, Marie de Hautefort, fille de François et de Louise des Cars. D’eux naquirent : 1° Charles, S{{exp|gr}} de Beauregard, mort sans enfants de Jeanne Loudat, laquelle se remaria à Jean d’Aubusson, S{{exp|r}} de Montanard, le 29 juin 1644 ; 2° François, mort sans alliance depuis 1618 ; 3° Françoise, mariée, en 1644, à Godefroy de La Roche-Aymon, baron de La Farge, marquis de Vic. Elle fut inhumée dans l’église de Vic le 22 septembre 1645.
 
XII bis. – Hector d’Aubusson, S{{exp|gr}} de Castel-Nouvel, puis de Beauregard, Saint-Quentin, Saint-Paul et Montant. Sa mère, Anne de La Douze, seconde femme de Foucaud d’Aubusson, lui fit, le 21 février 1632, une
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:{{refa|1}} Il acheta cette terre d’Hélène de Clermont, dame de Mucidan, dit le père Anselme, et il en rendit hommage au roi de Navarre le 2 janvier 1580.
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| align="left" width="200" | 82
| align="center" width="200" | NOBILIAIRE
| align="right" width="200" |
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<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">donation qu’elle confirma dans son testament, daté du 15 novembre suivant. Il fut nommé maréchal-de-camp par brevet du 19 novembre 1651, et testa le 4 janvier 1666.</div>
 
Il avait épousé, le 16 avril 1633, Madeleine de Raymond, fille de Gabriel, S{{exp|gr}} de Vignoles, de Saint-Paul, de Salegourde et de Marsac, et de Marguerite de Macanan, elle était veuve le 18 février 1667. D’eux sont nés : 1° Godefroy, qui suit ; 2° Louise, mariée, le 27 janvier 1654, à Jean d’Aubusson, S{{exp|gr}} de Miremont ; 3° Marguerite, ursuline à Brive en 1666 ; 4° Béatrix, mariée, le 18 février 1667, à Pierre de Griffoules, S{{exp|r}} de Lentillac, 5° Catherine, religieuse à Argentat, diocèse de Tulle.
 
XXIII. – Godefroy d’Aubusson, S{{exp|gr}} de Castel–Nouvel, dit le marquis de Saint-Paul, eut acte de la représentation de ses titres durant le subdélégué de Périgueux le 4 février 1667.
 
Il épousa, par acte du 27 janvier 1661, Anne de Chauveron, fille d’Annet de Chauveron, S{{exp|gr}} de Dussac, de Jaiere et de Saint-Maime, et de Jeanne de Lascoux. D’eux naquirent : 1° André-Joseph, qui suit ; 2° Annet, chevalier de Malte et page du grand-maître en 1693 ; 3° Jacques, diacre, abbé de l’Isle-Chauvet en 1726, prévôt de La Souterraine ({{refl|1}}), prévôt de Saint-Viance et de Champsac, député de la province de Bourges à l’assemblée du clergé en 1710, et mort le 9 août 1764 ({{refl|2}}) ; 4° Madeleine, carmélite à Bordeaux en 1687 ; 5° Jeanne, religieuse à Notre-Dame à Bordeaux ; 6° Ursule, reçue à Saint-Cyr en novembre 1694 ; 7° Jeanne-Agnès, née le 15 janvier 1687, reçue à Saint-Cyr en décembre 1696.
 
XXIV. – André-Joseph d’Aubusson, S{{exp|gr}} de Castel-Nouvel, marquis de Saint-Paul, connu sous le nom de ''marquis d’Aubusson'', fut reçu page du roi en sa grande écurie le 1{{exp|er}} janvier 1693. Il fut blessé à la bataille donnée prés de Munderkingen, à cinq lieues d’Ulm, en Allemagne, le 30 juillet 1703 ; il fut fait capitaine de cavalerie dans le régiment de La Feuillade, dont il fut mestre de camp au mois de février 1702. Le roi le créa brigadier le 30 janvier 1709, et maréchal de ses camps et armées le 1{{exp|er}} février 1719. Après avoir reçu la substitution de la maison de La Feuillade comme comte de La Feuillade et chef de la maison d`Aubusson, il eut, le 11 août 1738, l’honneur d’offrir au roi une médaille d`or où étaient gravés le buste de Louis XIV, et, au revers, le groupe de la statue érigée sur la place des Victoires. C’est un hommage que les aînés de cette maison ont l’honneur
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:––––––––––
:{{refa|1}} La Souterraine, chef lieu de canton, arrondissement de Guéret (Creuse). – Saint-Viance, canton de Donzenac, arrondissement de Brive (Corrèze). – Champsac, canton d’Oradour-sur-Vayres, arrondissement de Rochechouart (Haute-Vienne).
:{{refa|2}} Voici l’épitaphe qu’on voyait chez les Cordeliers de Brive au-dessous de ses armes :
<font face="Times New Roman" size="1"><div class="centertext" style="text-align; width:30em;">
<poem>
JACET IN CHORO HUJUS ECCLESÆ JACOBUS
D’AUBUSSON, DIACONUS LICENTIATUS, ABBAS
DE L’ISLE-CHAUVET, ULTIMUS PRÆPOSITUS
DE SUBTERRANEA, PRIOR DE ST-VIANCE
JAUSAC.
FUIT NOBILITATE MAGNUS, VIRTUTE
PRÆCLARUS, INSIGNI CHARITATE MAXIMUS,
OBIIT DlE NONA, AUGUSTI, ANNO 1763,
ÆTATIS SUÆ OCTOGINTA.
</poem>
</div>
<div class="text" style="text-align; width:30em;">
REQUIESCAT IN PACE.
</div></font>
</small>
 
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{| border="0"
| align="left" width="200" |
| align="center" width="200" | DU LIMOUSIN
| align="right" width="200" | 83
|}
<div class="centertext" style="text-align; width:40em;">de rendre tous les cinq ans à Sa Majesté. André-Joseph d’Aubusson mourut, le 1{{exp|er }} août 1741, au château de Jaure en Périgord ; il avait soixante-dix ans.</div>
 
A l’âge de trente ans, le 4 juin 1708, il avait épousé Jeanne-Baptiste-Elisabeth-Charlotte de Vernou de Bonneuil, âgée alors de seize ans, fille unique de feu Jean-Baptiste Gaston de Vernou, marquis de Melzeard, S{{exp|gr}} de Mizay, Ponthieu, Marconnay, etc., et d’Elisabeth de Sainte-Maure de Jonsac. D’eux naquirent : 1° Louis-Charles, appelé le marquis d’Aubusson, capitaine dans le régiment Royal-Piémont cavalerie ; 2° ....., chevalier d’Aubusson, mousquetaire en la seconde compagnie ; 3° Marie-Elisabeth, née en août 1718, mariée, le 1{{exp|er}} juillet 1737, à Louis-François-Charles de Crussol, marquis de Montauzier [dont elle eut quatre enfants] ; 4° ....., mariée à ..... d’Hautefort de Vaudre.
 
XXV. – Pierre-Arnaud, vicomte d’Aubusson, de La Feuillade, fils d’André-Joseph, comte d’Aubusson, S{{exp|gr}} de Castel-Nouvel, et de Jeanne-Baptiste-Elisabeth-Charlotte de Vernou de Melzeard, devint capitaine au régiment de cavalerie de Bezons.
 
Il épousa, le 4 mai 1754, Jeanne-Marie d’Hautefort, fille de Jean-Louis, comte de Vaudre, etc., et d’Anne-Marie de La Baume–Forsac. Elle mourut à Périgueux, âgée de vingt-sept ans, le 21 juillet 1760.
<div style="text-align:center;">''Autre branche des seigneurs de Beauregard.''</div>
 
XXIl. – Jean d’Aubusson, fils d’autre Jean, S{{exp|gr}} de Villac, et d’Anne de Losse, fut S{{exp|gr}} de Beauregard et de Mortemart ou Mortamart. Il avait cinquante-cinq ans lorsqu’il produisit ses titres de noblesse pour lui et ses trois fils, le 21 avril 1667, à Périgueux.
 
Il épousa, le 29 juin 1643, Jeanne de Loudat ou Loupdat, veuve de Charles d’Aubusson, S{{exp|gr}} de Beauregard. D’eux naquirent : 1° Jacques, S{{exp|gr}} de Beauregard, capitaine des grenadiers aux gardes, tué, le 3 août 1692, au combat de Steinkerque en Flandre, sans laisser de postérité de Marguerite du Chêne, fille de François du Chêne, lieutenant-général et juge-mage de Périgueux ; 2° Jean-Georges, chanoine de Périgueux et abbé de Chatres, auquel l’archevêque d’Embrun résigna la prévôté de La Souterraine ; il mourut, peu après, l’an 1713 ; 3° François, S{{exp|gr}} de Fouleys, mort mousquetaire du roi ; 4° Marie-Jeanne, morte fille ; 5° Charlotte, mariée, le 16 mai 1683, à François de Souillac d’Azerac, S{{exp|gr}} de Verneuil, d’une ancienne et noble maison qu’on fait remonter aux vicomtes de Turenne ; il était fils de Bardy, comte du Bourg, et d’Elisabeth de Ferrières de Sauvebeuf ; 6° Catherine, alliée à François du Chêne, vicomte de Montréal, lieutenant-général de Périgueux ; 7° Henriette, mariée à ..... de Taillefer (S{{exp|r}} de Mauriac) de Barrière.
<div class="centertext" style="text-align; width:40em;"></div>
 
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