« L’Enseignement supérieur en France » : différence entre les versions

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[[Catégorie:Éducation]]
[[Catégorie:France]]<div class="text">{{journal|L’Enseignement supérieur en France|[[Auteur:Gaston Tissandier|Gaston Tissandier]]|1873}}
 
==__MATCH__:[[Page:La Nature, 1873.djvu/9]]==
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« Prussien, s’écrie Humboldt, après Iéna, ne désespérez pas de votre patrie !... Faites-vous les vertus de votre condition... Ce qui vous convient désormais, c’est la patience, le travail, l’économie. Aimez-vous, la bienveillance console ! Que le malheur ait rapproché tous les cœurs et confondu toutes les classes !... Les révolutions parcourent la face du globe, chaque peuple a ses époques de grandeur et d’abaissement ; peut-être si nous savons préparer la fortune de nos enfants, les destinées de la Prusse se relèveront quelque jour. »
 
Ainsi parle Guillaume de Humboldt en 1808. A côté de lui, à la même époque, un esprit remarquable, Fichte, philosophe distingué en même temps que tribun populaire, fait à Berlin une véritable croisade en faveur de l’enseignement. Avec l’éloquence que sait inspirer la conviction, il expose dans quatorze conférences consécutives le moyen de relever la nation ; il développe avec énergie les vertus de ce grand remède qu’il préconise : l’instruction. « L’instruction seule, s’écrie Fichte, dans un de ses ''Discours sur la régénération de l’Allemagne'', peut nous sauver de tous les maux qui nous écrasent ! »
==[[Page:La Nature, 1873.djvu/10]]==
sur la régénération de l’Allemagne'', peut nous sauver de tous les maux qui nous écrasent ! »
 
Guillaume de Humboldt et Fichte sont entendus. Selon leurs conseils, la régénération s’opère par l’instruction. On a vu les prodiges accomplis de l’autre côté du Rhin par soixante ans de culture scientifique et de travail : la Prusse, abattue de 1808, a cédé la place à la nation écrasante et victorieuse de 1871.
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