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il tient l’Auvergne et la Bourgogne au milieu de ses provinces.
Montpellier, [[Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Index communes C#Carcassonne|Carcassonne]], Narbonne, Lyon, exécutent dans leurs cathédrales
des travaux considérables et tentent de les renouveler. [[Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Index communes C#Clermont.Ferrant|Clermont]]
en Auvergne cherche à suivre l’exemple. Les provinces anglaises et la
Provence résistent seules.
C’est de 1260 à 1275 que nous voyons trois villes importantes du Midi
jeter bas leurs cathédrales romanes pour élever des édifices dont la direction
fut évidemment confiée à un même architecte du Nord, [[Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Index communes C#Clermont.Ferrant|Clermont]] en
Auvergne, Limoges et Narbonne. Ces trois diocèses commencent leurs,
cathédrales, la première en 1268 et la dernière en 1272, sur des plans
la main d’un même maître. Peut-être, cependant, la cathédrale de
Narbonne, tout en appartenant à la même école que les deux autres, fut-elle
élevée par un autre architecte; mais, quant aux cathédrales de [[Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Index communes C#Clermont.Ferrant|Clermont]]
et de Limoges, non-seulement ce sont les mêmes plans, mais les
mêmes profils, les mêmes détails d’ornementation, le même système de
construction.
 
Nous représentons ici (46) le plan de la cathédrale de [[Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Index communes C#Clermont.Ferrant|Clermont]], la première en date<span id="note93"></span>[[#footnote93|<sup>93</sup>]].
</div>
[[Image:Plan.cathedrale.Clermont.png|center]]
<div class="text">
La construction de la cathédrale de [[Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Index communes C#Clermont.Ferrant|Clermont]] fut commencée par le
chœur. L’ancienne église romane avait été laissée debout, son abside ne
venant guère que jusqu’à l’entrée du chœur nouveau<span id="note94"></span>[[#footnote94|<sup>94</sup>]]. Le sanctuaire
du XIV<sup>e</sup> siècle. Quatre travées de la nef furent complétées. Le travail, alors
suspendu, ne fut plus repris, et on voit encore les restes de la façade du
XI<sup>e</sup> siècle<span id="note95"></span>[[#footnote95|<sup>95</sup>]]. La partie orientale de la cathédrale de [[Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Index communes C#Clermont.Ferrant|Clermont]], entièrement
bâtie en lave de Volvic, est admirablement construite, bien que l’on
s’aperçoive de l’extrême économie imposée au maître de l’œuvre. Absence
d’arcature dans les soubassements des chapelles, sculpture rare, pas de
formerets aux voûtes. Ce qui est surtout remarquable, à [[Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Index communes C#Clermont.Ferrant|Clermont]] comme
à Limoges et à Narbonne, c’est la concession faite évidemment aux traditions méridionales par l’architecte du Nord. Ainsi, les bas-cotés et les
chapelles sont couverts en terrasses dallées, quoique le triforium ne soit
pas de chapelle plus profonde dans l’axe, comme à [[Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Index communes A#Amiens|Amiens]], à Troyes, etc.
 
<span id=Clermont.Ferrant1>La nef de la cathédrale de [[Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Index communes C#Clermont.Ferrant|Clermont]] appartient au XIV<sup>e</sup> siècle; celle de
la cathédrale de Limoges au XV<sup>e</sup> et même au XVI<sup>e</sup><span id="note96"></span>[[#footnote96|<sup>96</sup>]], ainsi que le pignon du
transsept nord. L’histoire de la construction de ces deux monuments est
donc semblable. Les ressources que les chapitres et les évêques de [[Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Index communes C#Clermont.Ferrant|Clermont]]
et de Limoges avaient pu réunir, vers la fin du XIII<sup>e</sup> siècle, pour rebâtir
leurs cathédrales, furent promptement épuisées; et, à Limoges, ce ne fut
À Narbonne, siège archiépiscopal, la cathédrale de Saint-Just, dont nous
admirons aujourd’hui le chœur, ne sortit de terre que vers les dernières
années du XIII<sup>e</sup> siècle; entre cet édifice et ceux de [[Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Index communes C#Clermont.Ferrant|Clermont]] et de Limoges,
on remarque une différence notable dans le style des moulures et des
détails de la construction. La cathédrale de Narbonne, conçue d’après des
du nord. Les voûtes sont admirablement appareillées et construites.
Celles des chapelles et des bas-côtés qui reçoivent, comme à Limoges et à
[[Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Index communes C#Clermont.Ferrant|Clermont]], un dallage presque horizontal, ont 0<sup>m</sup>,40 d’épaisseur et sont maçonnées
en pierres dures. L’ensemble de la construction, bien pondéré, dont
les poussées et les buttées sont calculées avec une adresse incomparable,
effet, en donnant à la construction beaucoup de légèreté, sans rien ôter
de la solidité. Il est vraisemblable que cette disposition devait être adoptée
dans la nef, qui, comme celles de [[Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Index communes C#Clermont.Ferrant|Clermont]] et de Limoges, avait été
projetée avec des chapelles latérales.
 
À Narbonne, la sacristie et le trésor sont disposés dans deux des
chapelles du chœur, au sud; c’est encore là un point de ressemblance
avec [[Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Index communes C#Clermont.Ferrant|Clermont]] et Limoges (voy. fig. 46 et 47). Les fenêtres de ces trois
monuments furent garnies de vitraux; mais ceux de la cathédrale de
Narbonne, posés seulement pendant le XIV<sup>e</sup> siècle, ne présentent, dans
cathédrale de [[Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Index communes C#Carcassonne|Carcassonne]] sont exiguës; on rebâtissait l’église pour se
conformer au goût du temps, mais on ne pensait pas à l’agrandir<span id="note102"></span>[[#footnote102|<sup>102</sup>]]; tandis
qu’à [[Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Index communes C#Clermont.Ferrant|Clermont]] et à Limoges encore, bien que ces cathédrales ne soient pas
d’une grande dimension, on avait cependant beaucoup augmenté, au
XIII<sup>e</sup> siècle, le périmètre des églises romanes<span id="note103"></span>[[#footnote103|<sup>103</sup>]]. Si, à la fin du XIII<sup>e</sup> siècle,
 
<span id="footnote96">[[#note96|96]] : La nef de la cathédrale de Limoges resta inachevée comme celle de la cathédrale
de [[Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Index communes C#Clermont.Ferrant|Clermont]]. À l’ouest (voy. fig. 47), on a laissé subsister un débris de l’ancienne
nef romane et les soubassements de la tour du XI<sup>e</sup> siècle, renforcés et surélevés au
XIII<sup>e</sup> et au XIV<sup>e</sup> siècle (voy. [[Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Tome 3, Clocher|Clocher]]).
<span id="footnote103">[[#note103|103]] : La crypte romane de l’église cathédrale de Limoges, qui existe encore et était
placée sous le chevet, n’arrive guère qu’au milieu du sanctuaire actuel. Les fondations
de la cathédrale romane de [[Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Index communes C#Clermont.Ferrant|Clermont]] ne dépassent pas la première travée du
chœur.
 
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