« Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle/Arc-boutant » : différence entre les versions

m
aucun résumé des modifications
Aucun résumé des modifications
mAucun résumé des modifications
épaisses les grandes voûtes d'arêtes des nefs hautes, et ménageant de petits
jours sous les formerets de ces voûtes, ils avaient cherché à contre-butter
leur poussée
leur poussée par un demi-berceau continu bandé sur le triforium (49). Mais
</div>
[[Image:Arc.boutant.abbaye.aux.Hommes.png|center]]
<div class=prose>
<br>
par un demi-berceau continu bandé sur le triforium (49). Mais ce demi-berceau n'arrive pas au point de la poussée de ces voûtes hautes.
Et pourquoi un demi-berceau continu pour maintenir une voûte d'arête
dont les poussées sont reportées sur des points espacés au droit de chaque
années du XIII<sup>e</sup> siècle, sont
contre-buttées par des arcs-boutants
doubles (52) dont les têtes
</div>
[[Image:Arc.boutant.cathedrale.Soissons.png|center]]
<div class=prose>
<br>
les têtes viennent s'appuyer contre des piles
portées par des colonnes engagées.
Un passage est réservé entre la
conserver toute leur force d'étrésillonnement qu'autant qu'ils ne se déforment
pas. En effet (53), soit A B C un arc-boutant, la pile verticale D venant
</div>
[[Image:Schema.Arc.boutant.png|center]]
<div class=prose>
<br>
à tasser, il faudra, si l'arc est engagé au point A, qu'il se rompe en B,
ainsi que l'indique la fig. 1. Si, au contraire, c'est le contre-fort E qui vient
pas été toujours prises, et la preuve qu'elles n'étaient pas inutiles, c'est que
leur oubli a presque toujours produit des effets fâcheux.
</div>
 
[[Image:Schema.Arc.boutant.png|center]]
<div class=prose>
La nef de la cathédrale d'Amiens, élevée vers 1230, présente une disposition
d'arcs-boutants analogue à celle du chœur de la cathédrale de Soissons,
que le poids des claveaux des arcs n'était pas exactement calculé de manière
à conserver leur courbure. Dès lors les arcs-boutants furent cintrés sur une
portion de cercle dont le centre était placé en dedans des piles des nefs (57),
</div>
[[Image:Arc.boutant.png|center]]
<div class=prose>
<br>
des piles des nefs (57), ils remplissaient ainsi la fonction d'un étai, n'opposaient plus une force passive
à une force active, mais venaient porter une partie du poids de la voûte,
en même temps qu'ils maintenaient son action latérale, ils déchargeaient
presque verticalement sur les contre-forts.
On voit des arcs-boutants ainsi
construits dans l'église Notre-Dame de
Semur en Auxois (58), monument que
</div>
[[Image:Arc.boutant.eglise.Semur.en.Auxois.png|center]]
<div class=prose>
<br>
Notre-Dame de
nous citerons souvent à cause de son
Semur en Auxois (58), monument que nous citerons souvent à cause de son
exécution si belle et de l'admirable entente
de son mode de construction. Toutefois
la voûte comme 1 est à 6, et la longueur C B comme 1 est à 9. Voici donc
comment les constructeurs du XIII<sup>e</sup> siècle établirent les arcs-boutants du
chœur de cette immense église (61). Pour laisser une plus grande résistance
</div>
[[Image:Arc.boutant.cathedrale.Beauvais.png|center]]
<div class=prose>
<br>
laisser une plus grande résistance à la culée des contre-forts A C, ils ne craignirent pas de poser la pile A en
porte à faux sur la pile B, calculant avec raison que la poussée des deux
arcs-boutants supérieurs tendait à faire incliner cette pile A, et reportait sa
têtes des murs, mais d'une façon passive et sans pousser. C'est ainsi que
furent construits les arcs-boutants du chœur de la cathédrale d'Amiens,
élevés vers 1260 (62). Cette première tentative ne fut pas heureuse. Les
</div>
[[Image:Arc.boutant.cathedrale.Amiens.png|center]]
<div class=prose>
<br>
Cette première tentative ne fut pas heureuse. Les arcs-boutants, trop peu chargés par ces aqueducs à jour, purent se
maintenir dans le rond-point, là où ils n'avaient à contre-butter que la
poussée d'une seule nervure de la voûte; mais, dans la partie parallèle du
une lézarde, les arcs-boutants ont conservé toute la pureté primitive de
leur courbe.
</div>
 
[[Image:Arc.boutant.cathedrale.NarbonneClermont.Ferrand.png|center]]
<div class=prose>
Nous donnons ici (64) un des arcs-boutants de la cathédrale de Clermont-Ferrand,
construits comme toute cette église en lave de Volvic.
</div>
[[Image:Arc.boutant.cathedrale.Clermont.FerrandNarbonne.png|center]]
<div class=prose>
Un des arcs-boutants de la cathédrale de Narbonne (65), construits en pierre de
Sainte-Lucie, qui est un calcaire fort résistant. Quant au chœur de la
</div>
[[Image:Arc.boutant.cathedrale.Narbonne.png|center]]
<div class=prose>
<br>
cathédrale de Limoges, il est bâti en granit. Dans l'un comme dans l'autre
de ces arcs-boutants, les piles A reposent sur les piles de tête des chapelles,
de géométrie. Ce sont là de ces exemples qui sont aussi bons à
étudier qu'ils sont mauvais à suivre.
</div>
 
[[Image:Arc.boutant.cathedrale.Troyes.png|center]]
<div class=prose>
Ce même principe
est adopté dans
pierre réunies par
une arcature à jour (67);
</div>
[[Image:Arc.boutant.cathedrale.Troyes.png|center]]
<div class=prose>
<br>
la buttée inférieure
est tangente à l'extrados de l'arc, de manière à reporter la poussée sur
5 406

modifications