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à la nation que la stagnation où se trouverait son commerce, par suite de ces mesures, cesserait dès qu’un cabinet plus en harmonie avec les principes politiques qui dominent le continent, offrirait des garanties de paix et de sécurité aux souverains de la sainte-alliance. Toutes ces suppositions se réduisent à bien peu de chose, et encore sont-elles mal fondées ; car il parait aujourd’hui certain que l’assemblée de Munchen-Graetz s’est passée en discussions peu importantes et qu’elle n’aura d’autres résultats que de resserrer un peu l’action politique des états secondaires de l’Allemagne. Le prince de Metternich ne dissimulait pas, devant les personnes qui l’approchent, l’humeur que lui causait ce petit conventicule, où ne pouvait se décider la grande question européenne qui se débat entre lui seul et le prince de Talleyrand, et qui, donnant de l’ombrage à tous les peuples, allait encore augmenter les difficultés de gouvernement. Cette mauvaise disposition de M. de Metternich s’est particulièrement exhalée contre les petites bandes légitimistes qui couvrent la route de Prague que la police autrichienne, passée maîtresse en vexations, s’est chargée de leur rendre peu agréable. On doute même qu’ils puissent arriver jusqu’à la résidence de Charles X, qui montre aussi une vive humeur contre ces voyageurs qu’il nomme des étourdis, et qui répète avec complaisance, à chaque moment, les paroles que disait dernièrement à ce sujet l’empereur Nicolas. - Leur place est à Lisbonne et non à Prague. - Quant à M. de Metternich, il s’écrie que les royalistes français ont bien raison de ne pas compter sur l’étranger, et que la sainte-alliance ne se mettra pas en campagne pour obtenir aux Français le suffrage universel que prêche ''la Gazette''. En général, les doctrines de ''la Gazette de France'' ont singulièrement nui aux intérêts du parti légitimiste près des puissances étrangères.
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à la nation que la stagnation où se trouverait son commerce, par suite de ces mesures, cesserait dès qu’un cabinet plus en harmonie avec les principes politiques qui dominent le continent, offrirait des garanties de paix et de sécurité aux souverains de la sainte-alliance. Toutes ces suppositions se réduisent à bien peu de chose, et encore sont-elles mal fondées ; car il parait aujourd’hui certain que l’assemblée de Munchen-Graetz s’est passée en discussions peu importantes et qu’elle n’aura d’autres résultats que de resserrer un peu l’action politique des états secondaires de l’Allemagne. Le prince de Metternich ne dissimulait pas, devant les personnes qui l’approchent, l’humeur que lui causait ce petit conventicule, où ne pouvait se décider la grande question européenne qui se débat entre lui seul et le prince de Talleyrand, et qui, donnant de l’ombrage à tous les peuples, allait encore augmenter les difficultés de gouvernement. Cette mauvaise disposition de M. de Metternich s’est particulièrement exhalée contre les petites bandes légitimistes qui couvrent la route de Prague que la police autrichienne, passée maîtresse en vexations, s’est chargée de leur rendre peu agréable. On doute même qu’ils puissent arriver jusqu’à la résidence de Charles X, qui montre aussi une vive humeur contre ces voyageurs qu’il nomme des étourdis, et qui répète avec complaisance, à chaque moment, les paroles que disait dernièrement à ce sujet l’empereur Nicolas. Leur place est à Lisbonne et non à Prague. Quant à M. de Metternich, il s’écrie que les royalistes français ont bien raison de ne pas compter sur l’étranger, et que la sainte-alliance ne se mettra pas en campagne pour obtenir aux Français le suffrage universel que prêche ''la Gazette''. En général, les doctrines de ''la Gazette de France'' ont singulièrement nui aux intérêts du parti légitimiste près des puissances étrangères.
   
 
Dans la petite cour de Prague, on compte en ce moment quatre partis très distincts, très divisés, et très acharnés l’un contre l’autre.
 
Dans la petite cour de Prague, on compte en ce moment quatre partis très distincts, très divisés, et très acharnés l’un contre l’autre.
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