« Travail salarié et capital » : différence entre les versions

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== Annexe C ==
 
=== QUEL EST L'EFFET DE L'ACCROISSEMENT DES FORCES PRODUCTRICES SUR LE SALAIRE ? (cf. VI 3) ===
 
1. QUEL EST L'EFFET DE L'ACCROISSEMENT DES FORCES PRODUCTRICES SUR LE SALAIRE ? (cf. VI 3) [1]
 
Machines : division du travail.
 
L'abaissement des prix de toutes les marchandises, ce qui, d'ailleurs, n'est pas le cas pour les moyens de subsistance les plus immédiats, fait que l'ouvrier porte des haillons rapiécés et que sa misère porte les couleurs de la civilisation.
 
2. CONCURRENCE ENTRE LES OUVRIERS ET LES EMPLOYEURS
=== CONCURRENCE ENTRE LES OUVRIERS ET LES EMPLOYEURS ===
1.
 
 
Règlements de fabrique. Législation de l'habitation. Trucksystem, par lesquels l'employeur trompe l'ouvrier en haussant le prix des marchandises, tout en laissant sans changement son salaire nominal.
 
3. CONCURRENCE DES OUVRIERS ENTRE EUX
=== CONCURRENCE DES OUVRIERS ENTRE EUX ===
1.
 
 
Avantage de l'ouvrier célibataire sur les ouvriers mariés, etc. Concurrence entre les ouvriers de la campagne et les ouvriers des villes.
4. FLUCTUATIONS DU SALAIRE
 
=== FLUCTUATIONS DU SALAIRE ===
Elles sont provoquées:
1.
 
Elles sont provoquées:
Par les changements de mode.
# Par les changements de mode.
2.
# Par les changements de saison.
# Par les fluctuations du commerce.
 
En cas de crise:
Par les changements de saison.
#* L'ouvrier réduira ses dépenses ou, pour augmenter sa productivité, il travaillera un plus grand nombre d'heures, ou il produira davantage dans le même temps. Mais comme leur salaire est réduit, du fait que la demande du produit qu'ils fabriquent a baissé, ils augmentent encore le rapport défavorable entre l'offre et la demande et le bourgeois dit alors: Si seulement les gens voulaient travailler. Du fait de leur surmenage, leur salaire s'abaisse donc encore davantage.
3.
#* Au cours de la crise:
 
:Absence complète d'occupation. Réduction du salaire. Maintien du salaire [2] et diminution du nombre des jours de travail.
Par les fluctuations du commerce.
#*Dans toutes les crises, le mouvement cyclique suivant en ce qui concerne les ouvriers:
 
:L'employeur ne peut employer les ouvriers parce qu'il ne peut pas vendre son produit. Il ne peut vendre son produit parce qu'il n'a pas de preneurs. Il n'a pas de preneurs parce que les ouvriers n'ont rien à échanger que leur travail, et c'est précisément à cause de cela qu'ils ne peuvent échanger leur travail.
En cas de crise:
#*Lorsqu'on parle de hausse du salaire, il est à remarquer qu'il faut toujours avoir en vue le marché mondial et que la hausse du salaire n'est acquise qu'au prix que dans d'autres pays des ouvriers soient privés de pain.
1.
 
=== MINIMUM DU SALAIRE ===
L'ouvrier réduira ses dépenses ou, pour augmenter sa productivité, il travaillera un plus grand nombre d'heures, ou il produira davantage dans le même temps. Mais comme leur salaire est réduit, du fait que la demande du produit qu'ils fabriquent a baissé, ils augmentent encore le rapport défavorable entre l'offre et la demande et le bourgeois dit alors: Si seulement les gens voulaient travailler. Du fait de leur surmenage, leur salaire s'abaisse donc encore davantage.
# Le salaire journalier que touche l'ouvrier est le profit que rapporte à son possesseur sa machine, son corps. Il contient la somme qui est nécessaire pour remplacer l'usure de la machine ou, ce qui est la même chose, pour remplacer les ouvriers âgés, usés, par de nouveaux.
2.
# Dans le minimum de salaire, il y a le fait que, par exemple, la suppression du dimanche serait une pure perte pour l'ouvrier. Il lui faudrait gagner son salaire dans des conditions plus difficiles. Tel est l'état d'esprit de ces braves philan­thropes qui tonnent contre le repos du dimanche.
# Bien que le minimum du salaire soit en moyenne déterminé par le prix des moyens de subsistance les plus indispensables, on doit cependant remarquer:
 
''Premièrement'': que le minimum est différent dans les divers pays, par exem­ple, la pomme de terre en Irlande [3].
Au cours de la crise:
 
''Deuxièmement'': il n'y a pas que cela. Le minimum lui-même a un mouvement historique et il s'abaisse de plus en plus vers le niveau absolu le plus bas. Exemple de l'eau-de-vie. D'abord faite avec du marc de raisin, puis du grain, puis du schnaps.
Absence complète d'occupation. Réduction du salaire. Maintien du salaire [2] et diminution du nombre des jours de travail.
3.
 
Contribuent à amener au minimum réellement le plus bas:
Dans toutes les crises, le mouvement cyclique suivant en ce qui concerne les ouvriers:
# Le développement général de l'emploi des machines dans la production, la division du travail, la concurrence mobile et débarrassée des entraves locales des ouvriers entre eux, ensuite:
# L'accroissement des impôts et des dépenses du budget de l'État, car bien que la suppression d'un impôt, comme nous l'avons vu, ne soit d'aucune utilité pour l'ouvrier, l'établissement de chaque nouvel impôt lui est préjudiciable aussi longtemps que le minimum du salaire n'est pas encore ramené à sa dernière ex­pres­sion possible, et c'est le cas pour tout ce qui trouble et rend plus difficile le commerce bourgeois. L'accroissement des impôts, remarquons-le en passant, devient la ruine des petits paysans, des petits bourgeois et des artisans.
 
Un autre exemple, la période qui suit la guerre de libération [4]. Le progrès de l'industrie qui fait surgir des produits à meilleur marché et des produits similaires.
L'employeur ne peut employer les ouvriers parce qu'il ne peut pas vendre son produit. Il ne peut vendre son produit parce qu'il n'a pas de preneurs. Il n'a pas de preneurs parce que les ouvriers n'ont rien à échanger que leur travail, et c'est précisément à cause de cela qu'ils ne peuvent échanger leur travail.
# Le minimum tend à s'égaliser dans les différents pays.
4.
# Lorsque le salaire a baissé et qu'il remonte ensuite, il ne s'élève jamais plus, par contre, à son niveau précédent.
 
:Au cours de son développement, le salaire fait donc une double chute:
Lorsqu'on parle de hausse du salaire, il est à remarquer qu'il faut toujours avoir en vue le marché mondial et que la hausse du salaire n'est acquise qu'au prix que dans d'autres pays des ouvriers soient privés de pain.
'':Premièrement'': de façon relative par rapport au développement de la richesse générale.
5. MINIMUM DU SALAIRE
1.
 
:''Deuxièmement'': de façon absolue, par le fait que la quantité de marchandises que l'ouvrier reçoit en échange devient toujours plus petite.
Le salaire journalier que touche l'ouvrier est le profit que rapporte à son possesseur sa machine, son corps. Il contient la somme qui est nécessaire pour remplacer l'usure de la machine ou, ce qui est la même chose, pour remplacer les ouvriers âgés, usés, par de nouveaux.
# Au cours du développement de la grande industrie, le temps devient de plus en plus la mesure de la valeur des marchandises, c'est-à-dire aussi la mesure du salaire. En même temps, la production de la marchandise-travail devient toujours meilleur marché et coûte de moins en moins de temps de travail au cours du développement de la civilisation.
2.
 
Le paysan a encore des loisirs et il peut encore gagner quelque chose à côté. Mais la grande industrie (non pas l'industrie manufacturière) supprime cette situa­tion patriarcale. Chaque moment de la vie, de l'existence de l'ouvrier est ainsi de plus en plus intégré dans ce trafic sordide.
Dans le minimum de salaire, il y a le fait que, par exemple, la suppression du dimanche serait une pure perte pour l'ouvrier. Il lui faudrait gagner son salaire dans des conditions plus difficiles. Tel est l'état d'esprit de ces braves philan­thropes qui tonnent contre le repos du dimanche.
3.
 
Viennent encore les chapitres suivants:
Bien que le minimum du salaire soit en moyenne déterminé par le prix des moyens de subsistance les plus indispensables, on doit cependant remarquer:
# Propositions pour améliorer la situation des travailleurs, Malthus, Rossi, etc. Proudhon, Weitling.
 
# Associations de travailleurs.
Premièrement: que le minimum est différent dans les divers pays, par exem­ple, la pomme de terre en Irlande [3].
# Sens positif du travail salarié.
 
Deuxièmement: il n'y a pas que cela. Le minimum lui-même a un mouvement historique et il s'abaisse de plus en plus vers le niveau absolu le plus bas. Exemple de l'eau-de-vie. D'abord faite avec du marc de raisin, puis du grain, puis du schnaps.
 
Contribuent à amener au minimum réellement le plus bas:
1.
 
Le développement général de l'emploi des machines dans la production, la division du travail, la concurrence mobile et débarrassée des entraves locales des ouvriers entre eux, ensuite:
2.
 
L'accroissement des impôts et des dépenses du budget de l'État, car bien que la suppression d'un impôt, comme nous l'avons vu, ne soit d'aucune utilité pour l'ouvrier, l'établissement de chaque nouvel impôt lui est préjudiciable aussi longtemps que le minimum du salaire n'est pas encore ramené à sa dernière ex­pres­sion possible, et c'est le cas pour tout ce qui trouble et rend plus difficile le commerce bourgeois. L'accroissement des impôts, remarquons-le en passant, devient la ruine des petits paysans, des petits bourgeois et des artisans.
 
Un autre exemple, la période qui suit la guerre de libération [4]. Le progrès de l'industrie qui fait surgir des produits à meilleur marché et des produits similaires.
3.
 
Le minimum tend à s'égaliser dans les différents pays.
4.
 
Lorsque le salaire a baissé et qu'il remonte ensuite, il ne s'élève jamais plus, par contre, à son niveau précédent.
 
Au cours de son développement, le salaire fait donc une double chute:
 
Premièrement: de façon relative par rapport au développement de la richesse générale.
 
Deuxièmement: de façon absolue, par le fait que la quantité de marchandises que l'ouvrier reçoit en échange devient toujours plus petite.
5.
 
Au cours du développement de la grande industrie, le temps devient de plus en plus la mesure de la valeur des marchandises, c'est-à-dire aussi la mesure du salaire. En même temps, la production de la marchandise-travail devient toujours meilleur marché et coûte de moins en moins de temps de travail au cours du développement de la civilisation.
 
Le paysan a encore des loisirs et il peut encore gagner quelque chose à côté. Mais la grande industrie (non pas l'industrie manufacturière) supprime cette situa­tion patriarcale. Chaque moment de la vie, de l'existence de l'ouvrier est ainsi de plus en plus intégré dans ce trafic sordide.
 
Viennent encore les chapitres suivants:
1.
 
Propositions pour améliorer la situation des travailleurs, Malthus, Rossi, etc. Proudhon, Weitling.
2.
 
Associations de travailleurs.
3.
 
=== PROPOSITIONS POUR Y REMÉDIER ===
Sens positif du travail salarié.
6. PROPOSITIONS POUR Y REMÉDIER
 
I - Une des propositions favorites est le système des caisses d’épargne.
 
V - Enfin, parmi les remarques faites sur le salaire par des économistes phi­lanthropes, il faut encore citer une opinion.
# Entre autres économistes, Rossi a notamment expliqué ce qui suit:
1.
 
Entre autres économistes, Rossi a notamment expliqué ce qui suit:
 
Le fabricant n'escompte à l'ouvrier sa part de produit que parce que celui-ci ne peut en attendre la vente. Si l'ouvrier pouvait se subvenir jusqu'à la vente du produit, il pourrait ensuite faire valoir sa part en tant qu'associé, tout comme entre le capitaliste à proprement parler et le capitaliste industriel. Le fait que la part de l'ouvrier ait donc justement la forme du salaire est un hasard, c'est le résultat d'une spéculation, d'un acte spécial qui joue à côté du processus de production et qui ne forme pas nécessairement un élément constitutif de celui-ci. Le salaire n'est qu'une forme accidentelle de notre état social. Il n'appartient pas nécessairement au capital. Il n'est pas un fait indispensable à la production. Il peut disparaître dans une autre organisation de la société.
# Toute cette plaisanterie aboutit à ceci: Si les ouvriers possédaient assez de travail accumulé (c'est-à-dire assez de capital) pour ne pas être obligés de vivre directement de la vente de leur travail, la forme du salaire disparaîtrait. C'est-à-dire si tous les ouvriers étaient en même temps des capitalistes, ce qui revient donc à présupposer et maintenir le capital sans son antinomie, le travail salarié, sans lequel il ne peut exister.
2.
# Cependant, cela est un aveu et nous devons le retenir. Le salaire n'est pas une forme accidentelle de la production bourgeoise, mais toute la production bour­geoise est une forme historique temporaire de la production. Tous les rap­ports, capital aussi bien que salaire, rente foncière, etc., sont temporaires et peuvent être supprimés à un certain point de l'évolution.
 
=== LES ASSOCIATIONS OUVRIÈRES ===
Toute cette plaisanterie aboutit à ceci: Si les ouvriers possédaient assez de travail accumulé (c'est-à-dire assez de capital) pour ne pas être obligés de vivre directement de la vente de leur travail, la forme du salaire disparaîtrait. C'est-à-dire si tous les ouvriers étaient en même temps des capitalistes, ce qui revient donc à présupposer et maintenir le capital sans son antinomie, le travail salarié, sans lequel il ne peut exister.
3.
 
Un des thèmes de la théorie de la population était de vouloir diminuer la concurrence parmi les ouvriers. Les associations ont pour but de la supprimer et de la remplacer par l'union entre les ouvriers.
Cependant, cela est un aveu et nous devons le retenir. Le salaire n'est pas une forme accidentelle de la production bourgeoise, mais toute la production bour­geoise est une forme historique temporaire de la production. Tous les rap­ports, capital aussi bien que salaire, rente foncière, etc., sont temporaires et peuvent être supprimés à un certain point de l'évolution.
7. LES ASSOCIATIONS OUVRIÈRES
 
Ce que font remarquer les économistes contre les associations est juste:
Un des thèmes de la théorie de la population était de vouloir diminuer la concurrence parmi les ouvriers. Les associations ont pour but de la supprimer et de la remplacer par l'union entre les ouvriers.
:#Les frais qu'elles causent aux ouvriers sont, le plus souvent, plus grands que l'augmen­tation du gain qu'elles veulent obtenir. À la longue, elles ne peuvent résis­ter aux lois de la concurrence. Ces coalitions entraînent de nouvelles machi­nes, une nouvelle division du travail, le transfert d'un lieu de production dans un autre. En conséquence de tout cela diminution du salaire.
# Si les coalitions réussissaient à maintenir dans un pays le prix du travail, de façon que le profit baisse considérablement par rapport au profit moyen dans d'autres pays, ou que le capital fût arrêté dans sa croissance, la stagnation et le recul de l'industrie en seraient la conséquence et les ouvriers seraient ruinés ainsi que leurs maîtres, car telle est, comme nous l'avons vu, la situation de l'ouvrier. Sa situation s'aggrave par bonds lorsque le capital producteur s'accroît, et il est ruiné à l'avance lorsque le capital diminue ou reste stationnaire.
# Toutes ces objections des économistes bourgeois sont, comme nous l'avons dit, justes, mais justes seulement de leur point de vue. S'il ne s'agissait vraiment dans les associations que de ce dont il s'agit en apparence, notamment de la déter­mination du salaire, si les rapports entre le capital et le travail étaient éternels, ces coalitions échoueraient, impuissantes devant la nécessité des choses. Mais elles servent à l'unification de la classe ouvrière, à la préparation du renversement de toute l'ancienne société avec ses antagonismes de classes. Et de ce point de vue, les ouvriers se moquent avec raison des malins pédants bourgeois qui leur font le compte du coût de cette guerre civile en morts, blessés et sacrifices d'argent. Celui qui veut battre son adversaire ne va pas discuter avec lui les frais de la guerre. Et ce qui prouve aux économistes mêmes combien les ouvriers ont le cœur généreux, c'est que ce sont les ouvriers de fabriques les mieux payés qui forment le plus de coalitions et que les ouvriers emploient tout ce qu'ils peuvent économiser, en se privant, de leur salaire pour créer des associations politiques et industrielles et couvrir les frais de ce mouvement. Et si messieurs les bourgeois et leurs écono­mistes les prestidigitateurs philanthropes sont assez bons pour consentir à ajouter au minimum de salaire, c'est-à-dire au minimum vital un peu de thé ou de rhum, de sucre et de viande, il doit, par contre, leur sembler aussi honteux qu'incompré­hensible de voir les ouvriers comprendre dans ce minimum un peu des frais de la guerre contre la bourgeoisie, et trouver dans leur activité révolutionnaire même le maximum des jouissances de leur vie.
 
=== COTÉ POSITIF DU SALARIAT ===
Ce que font remarquer les économistes contre les associations est juste:
Avant de conclure, il faut encore attirer l'attention sur le côté positif du salariat.
1.
# Lorsqu'on dit: côté positif du salariat, on dit: côté positif du capital, de la grande industrie, de la libre concurrence, du marché mondial et je n'ai pas besoin de vous expliquer que sans ces rapports de production, ni les moyens de produc­tion, ni les ressources maté­rielles pour la libération du prolétariat et la création d'une nouvelle société n'auraient été créés, ni le prolétariat n'aurait entrepris lui-même son union et son développement qui le rendront vraiment capable de révolutionner l'ancienne société ainsi que lui-même. Compensation du salaire.
 
# Prenons nous-mêmes le salaire dans ce qu'il a de plus condamnable, à savoir que mon activité devient une marchandise, que je suis entièrement à vendre.
Les frais qu'elles causent aux ouvriers sont, le plus souvent, plus grands que l'augmen­tation du gain qu'elles veulent obtenir. À la longue, elles ne peuvent résis­ter aux lois de la concurrence. Ces coalitions entraînent de nouvelles machi­nes, une nouvelle division du travail, le transfert d'un lieu de production dans un autre. En conséquence de tout cela diminution du salaire.
2.
 
Si les coalitions réussissaient à maintenir dans un pays le prix du travail, de façon que le profit baisse considérablement par rapport au profit moyen dans d'autres pays, ou que le capital fût arrêté dans sa croissance, la stagnation et le recul de l'industrie en seraient la conséquence et les ouvriers seraient ruinés ainsi que leurs maîtres, car telle est, comme nous l'avons vu, la situation de l'ouvrier. Sa situation s'aggrave par bonds lorsque le capital producteur s'accroît, et il est ruiné à l'avance lorsque le capital diminue ou reste stationnaire.
3.
 
Toutes ces objections des économistes bourgeois sont, comme nous l'avons dit, justes, mais justes seulement de leur point de vue. S'il ne s'agissait vraiment dans les associations que de ce dont il s'agit en apparence, notamment de la déter­mination du salaire, si les rapports entre le capital et le travail étaient éternels, ces coalitions échoueraient, impuissantes devant la nécessité des choses. Mais elles servent à l'unification de la classe ouvrière, à la préparation du renversement de toute l'ancienne société avec ses antagonismes de classes. Et de ce point de vue, les ouvriers se moquent avec raison des malins pédants bourgeois qui leur font le compte du coût de cette guerre civile en morts, blessés et sacrifices d'argent. Celui qui veut battre son adversaire ne va pas discuter avec lui les frais de la guerre. Et ce qui prouve aux économistes mêmes combien les ouvriers ont le cœur généreux, c'est que ce sont les ouvriers de fabriques les mieux payés qui forment le plus de coalitions et que les ouvriers emploient tout ce qu'ils peuvent économiser, en se privant, de leur salaire pour créer des associations politiques et industrielles et couvrir les frais de ce mouvement. Et si messieurs les bourgeois et leurs écono­mistes les prestidigitateurs philanthropes sont assez bons pour consentir à ajouter au minimum de salaire, c'est-à-dire au minimum vital un peu de thé ou de rhum, de sucre et de viande, il doit, par contre, leur sembler aussi honteux qu'incompré­hensible de voir les ouvriers comprendre dans ce minimum un peu des frais de la guerre contre la bourgeoisie, et trouver dans leur activité révolutionnaire même le maximum des jouissances de leur vie.
8. COTÉ POSITIF DU SALARIAT
 
Avant de conclure, il faut encore attirer l'attention sur le côté positif du salariat.
1.
 
Lorsqu'on dit: côté positif du salariat, on dit: côté positif du capital, de la grande industrie, de la libre concurrence, du marché mondial et je n'ai pas besoin de vous expliquer que sans ces rapports de production, ni les moyens de produc­tion, ni les ressources maté­rielles pour la libération du prolétariat et la création d'une nouvelle société n'auraient été créés, ni le prolétariat n'aurait entrepris lui-même son union et son développement qui le rendront vraiment capable de révolutionner l'ancienne société ainsi que lui-même. Compensation du salaire.
2.
 
''Premièrement''. Tout ce qu'il y avait de patriarcal se trouve supprimé du fait que le trafic sordide, l'achat et la vente restent les seules relations, les rapports d'argent les seuls rapports entre employeur et ouvrier.
Prenons nous-mêmes le salaire dans ce qu'il a de plus condamnable, à savoir que mon activité devient une marchandise, que je suis entièrement à vendre.
 
''Deuxièmement'': L'auréole disparaît en général de tous les rapports de l'ancien­ne société puisqu'ils sont réduits à de simples rapports d'argent.
Premièrement. Tout ce qu'il y avait de patriarcal se trouve supprimé du fait que le trafic sordide, l'achat et la vente restent les seules relations, les rapports d'argent les seuls rapports entre employeur et ouvrier.
 
De même, tout ce qu'on appelle les travaux supérieurs, intellectuels, artisti­ques, etc., ont été transformés en articles de commerce et ont par conséquent perdu leur ancien prestige. Quel grand progrès ce fut que tout le régiment de curés, de médecins, de juristes, etc., c'est-à-dire la religion, la jurisprudence, etc. n'ont plus été estimés que suivant leur valeur commerciale! [7]
Deuxièmement: L'auréole disparaît en général de tous les rapports de l'ancien­ne société puisqu'ils sont réduits à de simples rapports d'argent.
 
(Troisièmement: Le travail étant devenu une marchandise et étant soumis à la libre concurrence, on cherchait à le produire le moins cher possible, c'est-à-dire avec des frais de production aussi bas que possible. De ce fait tout travail physi­que est devenu infiniment facile et simple pour une organisation à venir de la société à généraliser.)
De même, tout ce qu'on appelle les travaux supérieurs, intellectuels, artisti­ques, etc., ont été transformés en articles de commerce et ont par conséquent perdu leur ancien prestige. Quel grand progrès ce fut que tout le régiment de curés, de médecins, de juristes, etc., c'est-à-dire la religion, la jurisprudence, etc. n'ont plus été estimés que suivant leur valeur commerciale! [7]
 
''Troisièmement'': Du fait que tout est vendable, les ouvriers ont constaté que tout pouvait être séparé, détaché d'eux, ils se sont libérés de leur subordination à un rapport déterminé. Avantage que l'ouvrier peut utiliser son argent comme il veut, aussi bien contre les livraisons en nature que contre les manières de vivre uniquement prescrites par la classe (féodale).
(Troisièmement: Le travail étant devenu une marchandise et étant soumis à la libre concurrence, on cherchait à le produire le moins cher possible, c'est-à-dire avec des frais de production aussi bas que possible. De ce fait tout travail physi­que est devenu infiniment facile et simple pour une organisation à venir de la société à généraliser.)
 
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Troisièmement: Du fait que tout est vendable, les ouvriers ont constaté que tout pouvait être séparé, détaché d'eux, ils se sont libérés de leur subordination à un rapport déterminé. Avantage que l'ouvrier peut utiliser son argent comme il veut, aussi bien contre les livraisons en nature que contre les manières de vivre uniquement prescrites par la classe (féodale).
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