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Zyephyrus: match
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==__MATCH__:[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/11]]==
HISTOIRE NATURELLE
 
sous le même nom de singe, une multitude d'animaux
d'espèces différentes et même très-éloignées.
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/12]]==
J'appelle singe un animal sans queue, dont la
face est aplatie, dont les dents, les mains, les
à l'homme ; mais ce pithèque, ce singe des anciens,
si ressemblant à l'homme par la conformation
extérieure, et plus semblable encore par l'organisation
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/13]]==
par l'organisation
intérieure, en diffère néanmoins par
un attribut qui, quoique relatif en lui-même,
de bâtons pour se défendre, et qui d'ailleurs ressemble
encore à l'homme plus que le pithèque ;
car indépendamment de ce qu'il n'a point de
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/14]]==
ce qu'il n'a point de
queue, de ce que sa face est aplatie ; que ses bras,
ses mains, ses doigts, ses ongles sont pareils aux
n'est pas la partie la plus essentielle de sa
nature.
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/15]]==
Voilà donc deux animaux, le pithèque et l'orang-outang,
auxquels on doit appliquer le nom de
dans l'espèce humaine la race des hommes à
grosses jambes, dites de Saint-Thomas.
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/16]]==
Après les singes se présente une autre famille
d'animaux, que nous indiquerons sous le nom générique
nom propre pour ces animaux ; Aristote est le
seul qui paraît avoir désigné l'un de ces babouins
par le nom de simia porcaria, encore n'en donne-t-il
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/17]]==
n'en donne-t-il
qu'une indication fort indirecte ; les Indiens
sont les premiers qui l'aient nommé babuino ; les
qui se trouve en Guinée et dans les parties
les plus chaudes de l'Afrique ; 3 yy l'ouanderou,
qui n'est pas si gros que le papion, ni si grand
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/18]]==
gros que le papion, ni si grand
que le mandrill, dont le corps est moins épais, et
qui a la tête et toute la face environnée d'une espèce
du babouin, quelque espèce intermédiaire qui
ne soit précisément ni l'un ni l'autre, et qui
cependant participe des deux. Cette espèce
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/19]]==
participe des deux. Cette espèce
intermédiaire existe en effet, c'est l'animal que
nous appelons magot ; il se trouve placé entre
le gibbon, troisième singe, mais difforme ; le cynocéphale
ou magot, quatrième singe ou premier
babouin ; le papion, premier babouin ; le mandril,
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/20]]==
babouin ; le mandril,
second babouin ; l'ouanderou, troisième babouin :
cet ordre n'est ni arbitraire ni fictif, mais relatif
femelle du singe ; mais plus anciennement nous appelions
singes ou magots les singes sans queue,
et guenons ou mones ceux qui avaient une longue
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/21]]==
ceux qui avaient une longue
queue : je pourrais le prouver par quelques passages
de nos voyageurs des zzzxvie et zzzxviie siècles.
de six dents incisives qu'ont les makis, elles n'en
ont que quatre comme les singes et les babouins.
Nous en connaissons neuf espèces, que nous indiquerons
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/22]]==
neuf espèces, que nous indiquerons
chacune par un nom différent afin d'éviter
toute confusion. Ces neuf espèces de guenons
que ces animaux étaient d'espèces différentes et
même assez éloignées, ils leur avaient à chacun
donné un nom propre, et ce nom était tiré du caractère
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/23]]==
propre, et ce nom était tiré du caractère
le plus apparent ; tous les singes et babouins
qu'ils connaissaient, c'est-à-dire le pithèque
dit, le magot, le papion ou babouin proprement
dit, et la mone ; parce que non-seulement les caractères
particuliers que leur donne Aristote leur
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/24]]==
leur donne Aristote leur
conviennent en effet, mais encore parce que les
autres espèces que nous avons indiquées et celles
désigner toutes les espèces de guenons ou singes
à longue queue ; et ayant remarqué parmi ces espèces
nouvelles une guenon d'un poil verdâtre et
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/25]]==
une guenon d'un poil verdâtre et
de couleur vive, ils appelèrent cette espèce callithrix,
qui signifie beau poil. Ce callithrix se
Toutes ces terres étaient également
ignorées des anciens, et nous avons eu soin de
conserver aux animaux qu'on y a trouvés les
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/26]]==
y a trouvés les
noms propres de leur pays.
Et comme la nature est constante dans sa marche,
singe à queue de rat.
Voilà les animaux de l'ancien continent auxquels
on a donné le nom commun de singe, quoiqu'ils
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/27]]==
commun de singe, quoiqu'ils
soient non-seulement d'espèces éloignées,
mais même de genres assez différents ; et ce qui
classes sous les noms de sapajous et de sagouins,
sont très-différents de tous les singes de l'Asie et
de l'Afrique ; et de la même manière qu'il ne se
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/28]]==
même manière qu'il ne se
trouve dans le nouveau continent ni singes, ni
babouins, ni guenons, il n'existe aussi ni sapajous,
ou les sapajous, et qui sont aussi d'une
figure très-différente ; il ne reste donc que les
neuf guenons auxquelles on puisse les comparer.
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/29]]==
comparer.
Or, toutes les guenons ont, aussi bien que les singes
et les babouins, des caractères généraux et
communs à toutes ; et cette différence dans le
genre en suppose nécessairement de bien plus
grandes dans les espèces et démontre qu'elles
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/30]]==
démontre qu'elles
sont très-éloignées.
C'est donc mal à propos que l'on a donné le
qu'ils ont dans leur pays natal. Nous connaissons
six ou sept espèces de sapajous et six espèces de
sagouins,
sagouins, dont la plupart ont des variétés ; nous
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/31]]==
sagouins, dont la plupart ont des variétés ; nous
en donnerons l'histoire et la description dans ce
volume. Nous avons recherché leurs noms avec le
qu'on devait les réduire à trente espèces, savoir :
trois singes, une intermédiaire entre les singes
et
et les babouins ; trois babouins, une intermédiaire
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/32]]==
et les babouins ; trois babouins, une intermédiaire
entre les babouins et les guenons ; neuf guenons,
sept sapajous et six sagouins, et que tous les autres
petit nombre, nous n'attaquerions pas l'application
de cette dénomination. Nous avons dit et nous savons
que nos définitions, nos noms, quelque généraux
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/33]]==
généraux
qu'ils puissent être, ne comprennent jamais
tout ; qu'il existe toujours des êtres en deçà
par conséquent en état de donner les dénominations
les plus précises.
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/34]]==
Le nom de quadrupède suppose que l'animal
ait quatre pieds ; s'il manque de deux pieds comme
que sur environ deux cents espèces d'animaux
qui peuplent la surface de la terre et
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/35]]==
auxquelles on a donné le nom commun de quadrupèdes,
il y a d'abord trente-cinq espèces de singes,
peuvent marcher que sur les pieds de derrière
parce que ceux de devant sont trop courts, et
ôtant
ôtant encore le lamantin, qui n'a point de pieds
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/36]]==
ôtant encore le lamantin, qui n'a point de pieds
de derrière, les morses, le dugon et les phoques,
auxquels ils sont inutiles, ce nombre de quadrupèdes
par des ongles, sont solides et ne leur servent
qu'à marcher. On a déjà sept espèces auxquelles
le nom de quadrupèdes convient parfaitement ; il
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/37]]==
convient parfaitement ; il
y a un beaucoup plus grand nombre de pieds
fourchus que de solipèdes : les boeufs, les béliers,
convient aussi dans toute la rigueur de l'acception,
parce que, quoiqu'ils aient le pied de devant divisé
en quatre ou cinq doigts, ils ne s'en servent jamais
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/38]]==
jamais
comme de main ; mais tous les autres fissipèdes
qui se servent de leurs pieds de devant pour
des quadrupèdes aux oiseaux, et les fissipèdes,
qui se servent de leurs pieds comme de mains,
remplissent tous les degrés qui se trouvent entre
==[[Page:Buffon - Imprimerie Royale, 1775, tome 7.djvu/39]]==
trouvent entre
les quadrumanes ; mais c'est nous arrêter assez
sur cette vue, quelque utile qu'elle puisse être
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