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donne tout le reste. La petite duchesse de Sully, qui
 
est à mon gré la vieille, vient de m`envoyer prier
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{{tiret2|par|donne}} tout le reste. La petite duchesse de Sully, qui est à mon gré la vieille, vient de m`envoyer prier de vous faire à tous mille compliments de sa part. Aimez-moi toujours, je vous en conjure, ma chère amie.
de vous faire à tous mille compliments de sa part.
 
Aimez-moi toujours, je vous en conjure, ma chère
 
amie.
 
   
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14OI. -- DE COULANGES A MADAME DE SÉVIGNÉ.
 
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{{t3mp|1401. DE COULANGES À MADAME DE SÉVIGNÉ.}}
A Paris, le 2Iè janvier.
 
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{{sc|Mon}} Dieu ! les bonnes lettres que les vôtres, ma très-aimable gouvernante, et que les détails me font plaisir ! J’ai vu toutes vos noces comme si j`y avois assisté ; j’ai vu ce beau château illuminé, toute la compagnie qui le remplissoit, les belles hardes et tous les ajustements de la mariée ; ces trois tables somptueusement servies dans la galerie ; tous les appartements richement meublés et éclairés ; j`ai même entendu la musique ; en un mot, par vos détails aimables, je n`ai rien perdu, et ils m’ont tiré de la peine où j’étois de voir les tables servies dans la galerie en ce temps-ci ; j`en trouvois la séance bien froide ; mais les deux cheminées dont vous me parlez m`ont réchauffé l’imagination, et je me suis trouvé à ce festin nuptial, sans autre incommodité que d`y avoir trop mangé ; car jamais je ne fis meilleure chère. Vous vous êtes en vérité acquittée des détails à merveilles ; mais qui m’apprendra si véritablement nous avons une marquise de Grignan, et si nous pouvons espérer des neveux dignes de leurs ancêtres ? qu`on m`assure au moins que la première nuit des noces du marquis ne ressembla point à la première nuit des noces de Monsieur son père<ref>{{sc|Lettre}} 1401. — . Ce passage est expliqué par une chanson du temps, dont l’auteur est vraisemblablement Coulanges. Le comte de Grignan eut une violente colique la première nuit de ses noces, qui fut celle du 19 au 20 janvier 1669.</ref>, et<section end="1401"/>
MoN Dieu ! les bonnes lettres que les vôtres, ma très-aimable
 
gouvernante, et que les détails me font plaisir !
 
J'ai vu toutes vos noces comme si j`y avois assisté ; j'ai
 
vu ce beau château illuminé, toute la compagnie qui le
 
remplissoit, les belles hardes et tous les ajustements de la
 
mariée ; ces trois tables somptueusement servies dans la
 
galerie ; tous les appartements richement meublés et
 
éclairés ; j`ai même entendu la musique ; en un mot, par
 
vos détails aimables, je n`ai rien perdu, et ils m’ont tiré
 
de la peine où j'étois de voir les tables servies dans la galerie
 
en ce temps-ci ; j`en trouvois la séance bien froide ;
 
mais les deux cheminées dont vous me parlez m`ont
 
réchauffé l'imagination, et je me suis trouvé à ce festin
 
nuptial, sans autre incommodité que d`y avoir trop
 
mangé ; car jamais ne fis meilleure chère. Vous vous
 
êtes en vérité acquittée des détails à merveilles ; mais qui
 
m’apprendra si véritablement nous avons une marquise
 
de Grignan, et si nous pouvons espérer des neveux dignes
 
de leurs ancêtres ? qu`on m`assure au moins que
 
la première nuit des noces du marquis ne ressembla point
 
à la première nuit des noces de Monsieur son père<ref>LETTRE 1401. -- I. Ce passage est expliqué par une chanson du
 
temps, dont l’auteur est vraisemblablement Coulanges. Le comte de
 
Grignan eut une violente colique la première nuit de ses noces, qui
 
fut celle du 19 au 20 janvier 1669.</ref>, et