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pour le terminer. Dans cet intervalle, les femmes sont occupées à boucher toutes les jointures avec de la neige, et les petits garçons à construire des niches pour les chiens. Il ne reste plus ensuite qu’à recouvrir de peaux le banc de neige qui règne à l’intérieur de la hutte, et à poser les morceaux de glace qui tiennent lieu de fenêtres. Quand le tout est terminé, on ajoute à l’extérieur le conduit qui sert de passage, et l’on bâtit à peu de distance quelques autres cabanes plus petites, destinées à recevoir les vivres et d’autres objets. Pendant cette opération, les enfans imitaient leurs parens et s’amusaient à construire des huttes en miniature. Nous leur fournîmes l’eau dont ils avaient besoin, afin de leur épargner la peine de faire fondre de la glace, et nous emmenâmes à bord l’un d’eux qui avait été mordu par un chien. »
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{{tiret2|néces|saires}} pour le terminer. Dans cet intervalle, les femmes sont occupées à boucher toutes les jointures avec de la neige, et les petits garçons à construire des niches pour les chiens. Il ne reste plus ensuite qu’à recouvrir de peaux le banc de neige qui règne à l’intérieur de la hutte, et à poser les morceaux de glace qui tiennent lieu de fenêtres. Quand le tout est terminé, on ajoute à l’extérieur le conduit qui sert de passage, et l’on bâtit à peu de distance quelques autres cabanes plus petites, destinées à recevoir les vivres et d’autres objets. Pendant cette opération, les enfans imitaient leurs parens et s’amusaient à construire des huttes en miniature. Nous leur fournîmes l’eau dont ils avaient besoin, afin de leur épargner la peine de faire fondre de la glace, et nous emmenâmes à bord l’un d’eux qui avait été mordu par un chien. »
   
Pendant ces deux mois, l’air s’était adouci graduellement ; quelques journées cependant avaient été plus froides que dans le mois de janvier même. Le minimum de la température en mars avait été de 40° au-dessous de zéro, le maximum de 20° au-dessus, et le terme moyen de 20° au-dessous. A la fin de ce mois, la glace commença à se dissoudre, quoique lentement, sur le côté du bâtiment exposé au sud, et la neige qui couvrait le sommet des rochers à se fondre. Des renseignemens pris auprès des naturels, il résultait qu’à l’ouest se trouvait une vaste étendue d’eau salée qui ne pouvait être que la mer polaire occidentale, et qu’à quelques lieues au sud du bâtiment il existait un passage par lequel on pouvait s’y rendre. Les Esquimaux parlaient encore d’un autre passage au nord, mais situé à une telle distance, qu’il était douteux que ce ne fût pas le détroit de Lancastre et Barrow dont ils entendaient parler. Il était de la plus haute importance pour l’expédition de vérifier ces renseignemens, et le commandant Ross fit dans ce but plusieurs voyages par terre dont nous allons donner une idée.
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Pendant ces deux mois, l’air s’était adouci graduellement ; quelques journées cependant avaient été plus froides que dans le mois de janvier même. Le minimum de la température en mars avait été de 40° au-dessous de zéro, le maximum de 20° au-dessus, et le terme moyen de 20° au-dessous. À la fin de ce mois, la glace commença à se dissoudre, quoique lentement, sur le côté du bâtiment exposé au sud, et la neige qui couvrait le sommet des rochers à se fondre. Des renseignemens pris auprès des naturels, il résultait qu’à l’ouest se trouvait une vaste étendue d’eau salée qui ne pouvait être que la mer polaire occidentale, et qu’à quelques lieues au sud du bâtiment il existait un passage par lequel on pouvait s’y rendre. Les Esquimaux parlaient encore d’un autre passage au nord, mais situé à une telle distance, qu’il était douteux que ce ne fût pas le détroit de Lancastre et Barrow dont ils entendaient parler. Il était de la plus haute importance pour l’expédition de vérifier ces renseignemens, et le commandant Ross fit dans ce but plusieurs voyages par terre dont nous allons donner une idée.
   
Dans le premier qui eut lieu du 5 au l0 avril, il se dirigea au sud-ouest, et le troisième jour il arriva sur les bords d’une vaste baie entièrement glacée, mais que la présence des phoques lui fit reconnaître comme appartenant à l’Océan. Là, son guide, lui montrant du doigt le nord-ouest et le sud-ouest ; lui dit qu’entre cet espace il existait une mer non interrompue et entièrement dégagée de glaces pendant l’été, et qu’à une courte distance au-delà d’un cap élevé qui terminait la baie au nord-est, on n’apercevait aucune terre à l’ouest, mais que du sud-ouest au sud-est, il existait une étendue de terre unissant le point où il se trouvait alors avec les rivages de Repulse-Bay, sans qu’il y eût aucun passage au sud pour se rendre dans la mer à l’ouest. Des assertions de son guide que aspect des lieux semblait d’ailleurs confirmer, le commandant conclut
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Dans le premier qui eut lieu du 5 au 10{{lié}}avril, il se dirigea au sud-ouest, et le troisième jour il arriva sur les bords d’une vaste baie entièrement glacée, mais que la présence des phoques lui fit reconnaître comme appartenant à l’Océan. Là, son guide, lui montrant du doigt le nord-ouest et le sud-ouest ; lui dit qu’entre cet espace il existait une mer non interrompue et entièrement dégagée de glaces pendant l’été, et qu’à une courte distance au-delà d’un cap élevé qui terminait la baie au nord-est, on n’apercevait aucune terre à l’ouest, mais que du sud-ouest au sud-est, il existait une étendue de terre unissant le point où il se trouvait alors avec les rivages de Repulse-Bay, sans qu’il y eût aucun passage au sud pour se rendre dans la mer à l’ouest. Des assertions de son guide que l’aspect des lieux semblait d’ailleurs confirmer, le commandant conclut
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