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On pourrait, au reste, différer l’ensemencement de quelques jours, pourvu toutefois que l’engrais fût, immédiatement après qu’il est répandu, recouvert de terre, qu’on doit même tasser plus ou moins à l’aide du rouleau : en opérant ainsi, on retiendrait dans le sol la plus grande partie des gaz et des liquides utiles, dont la végétation profiterait ultérieurement ; enfin on retarderait la décomposition par l’interposition des substances terreuses.{{FAD|'''[[Auteur: Anselme Payen|{{abréviation|A.|Anselme}} {{sc|Payen}}]]'''.|marge=2.5em}}
On pourrait, au reste, différer l’ensemencement de quelques jours, pourvu toutefois que l’engrais fût, immédiatement après qu’il est répandu, recouvert de terre, qu’on doit même tasser plus ou moins à l’aide du rouleau : en opérant ainsi, on retiendrait dans le sol la plus grande partie des gaz et des liquides utiles, dont la végétation profiterait ultérieurement ; enfin on retarderait la décomposition par l’interposition des substances terreuses.{{FAD|'''[[Auteur: Anselme Payen|{{abréviation|A.|Anselme}} {{sc|Payen}}]]'''.|marge=2.5em}}


{{p|4:3:3:3}}{{T6|§ {{rom-maj|III}}. — De l’engrais produit par le parcage.|m=0.5em}}
{{p|4:3:3:3}}{{T6|§ {{rom-maj|iii}}. — De l’engrais produit par le parcage.|m=0.5em}}


Le fumier des bestiaux est employé de deux manières : d’abord mêlé avec la litière de l’étable, puis par le moyen du ''parcage des animaux sur le sol'', dans les pays et les saisons où cette pratique a lieu. Elle est principalement usitée pour les moutons, et quoique combattue par de fort habiles agronomes, notamment par {{M.}} le vicomte {{sc|de Morel Vindé}}, les fermiers d’un grand nombre de contrées y attachent une haute importance. Ce mode d’engrais, évitant des transports, convient d’abord aux champs éloignés ou d’un abord difficile. Ensuite, s’il est moins abondant que le fumier qu’on pourrait obtenir à l’étable d’un nombre égal de bêtes, il ménage les fourrages et litières, et fait profiter le terrain, non seulement de toutes les déjections solides et liquides, mais encore du suint de la toison dont les molécules terreuses s’imprègnent.
Le fumier des bestiaux est employé de deux manières : d’abord mêlé avec la litière de l’étable, puis par le moyen du ''parcage des animaux sur le sol'', dans les pays et les saisons où cette pratique a lieu. Elle est principalement usitée pour les moutons, et quoique combattue par de fort habiles agronomes, notamment par {{M.}} le vicomte {{sc|de Morel Vindé}}, les fermiers d’un grand nombre de contrées y attachent une haute importance. Ce mode d’engrais, évitant des transports, convient d’abord aux champs éloignés ou d’un abord difficile. Ensuite, s’il est moins abondant que le fumier qu’on pourrait obtenir à l’étable d’un nombre égal de bêtes, il ménage les fourrages et litières, et fait profiter le terrain, non seulement de toutes les déjections solides et liquides, mais encore du suint de la toison dont les molécules terreuses s’imprègnent.
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Dans ''une partie de l’Auvergne'', on fait parquer pêle-mêle les chevaux, les ânes, les bœufs, les cochons, les moutons, et on se trouve fort bien de cet usage qu’on pourrait imiter dans beaucoup d’autres localités, principalement celles où les champs sont clos.{{FAD|'''[[Auteur: Charles-François Bailly de Merlieux|{{abréviation|C. B. de M.|Charles Bailly de Merlieux}}]] '''|marge=2.5em}}
Dans ''une partie de l’Auvergne'', on fait parquer pêle-mêle les chevaux, les ânes, les bœufs, les cochons, les moutons, et on se trouve fort bien de cet usage qu’on pourrait imiter dans beaucoup d’autres localités, principalement celles où les champs sont clos.{{FAD|'''[[Auteur: Charles-François Bailly de Merlieux|{{abréviation|C. B. de M.|Charles Bailly de Merlieux}}]] '''|marge=2.5em}}


{{p|4:3:3:4}}{{T6|§ {{rom-maj|IV}}. — Excrémens des oiseaux.|m=0.5em}}
{{p|4:3:3:4}}{{T6|§ {{rom-maj|v}}. — Excrémens des oiseaux.|m=0.5em}}


''Fiente des Pigeons''. — Cette sorte de fumier, exempt presque entièrement de paille, offre la déjection presque pure ou mêlée de débris de plumes, très-riches eux-mêmes en substance azotée, dans l’état de division le plus convenable. Conservé et desséché d’ailleurs à l’abri, cet engrais est sans contredit le plus riche parmi ceux qu’on nomme ''fumiers'' ; mais il a beaucoup moins d’action que les engrais pulvérulens obtenus des débris d’animaux.
''Fiente des Pigeons''. — Cette sorte de fumier, exempt presque entièrement de paille, offre la déjection presque pure ou mêlée de débris de plumes, très-riches eux-mêmes en substance azotée, dans l’état de division le plus convenable. Conservé et desséché d’ailleurs à l’abri, cet engrais est sans contredit le plus riche parmi ceux qu’on nomme ''fumiers'' ; mais il a beaucoup moins d’action que les engrais pulvérulens obtenus des débris d’animaux.
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