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{{tiret2|ensei|gnement}}, mais une consolation et une espérance. Tous enfin, n’avons-nous pas besoin par instants d’échapper au terre à terre des occupations banales dans lesquelles se résume toute profession ou toute carrière ? L’histoire nous transporte dans la région élevée et sereine des idées ; elle nous convie à connaître, par la manifestation de leurs actes publics, les hommes qui ont marqué leur passage dans la mémoire des siècles ; à étudier les faits qui ont influé sur la marche de la civilisation ; à discerner, derrière l’apparent désordre des évènements, leur enchaînement logique et nécessaire.
 
{{tiret2|ensei|gnement}}, mais une consolation et une espérance. Tous enfin, n’avons-nous pas besoin par instants d’échapper au terre à terre des occupations banales dans lesquelles se résume toute profession ou toute carrière ? L’histoire nous transporte dans la région élevée et sereine des idées ; elle nous convie à connaître, par la manifestation de leurs actes publics, les hommes qui ont marqué leur passage dans la mémoire des siècles ; à étudier les faits qui ont influé sur la marche de la civilisation ; à discerner, derrière l’apparent désordre des évènements, leur enchaînement logique et nécessaire.
   
Toutes les branches de l’histoire sont intéres­santes : les grandes vues qui dominent l’huma­nité nous montrent dans la suite des âges les lois permanentes de son développement ; les petits détails anecdotiques donnent à chaque siècle, à chaque pays sa physionomie spéciale, et nous apprennent comment, à une époque déterminée, vivaient, pensaient, sentaient nos ancêtres. Il n’est pas jus­qu’aux menus faits particuliers à quelque personnage obscur qui ne puissent éveiller l’ardente curiosité de l’érudit. Le modeste chercheur est peut-être, de tous les adeptes ries études historiques, celui qui jouit le plus de son œuvre ; là, comme partout, le plus humble est le plus heureux. Il se passionne pour son héros, en raison même de l’obs­curité dans laquelle il l’a trouvé ; il l’entoure d’une
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Toutes les branches de l’histoire sont intéres­santes : les grandes vues qui dominent l’huma­nité nous montrent dans la suite des âges les lois permanentes de son développement ; les petits détails anecdotiques donnent à chaque siècle, à chaque pays sa physionomie spéciale, et nous apprennent comment, à une époque déterminée, vivaient, pensaient, sentaient nos ancêtres. Il n’est pas jus­qu’aux menus faits particuliers à quelque personnage obscur qui ne puissent éveiller l’ardente curiosité de l’érudit. Le modeste chercheur est peut-être, de tous les adeptes des études historiques, celui qui jouit le plus de son œuvre ; là, comme partout, le plus humble est le plus heureux. Il se passionne pour son héros, en raison même de l’obs­curité dans laquelle il l’a trouvé ; il l’entoure d’une
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