Différences entre les versions de « Page:Platon - Œuvres complètes, Les Belles Lettres, tome III, 1.djvu/44 »

→‎Corrigée : pagination Estienne pour une revision ultérieure
(→‎Page non corrigée : Page créée avec « couvertures, plutôt nombreuses, à ce qu’il me sembla. Près de lui, sur les lits voisins du sien, étaient Pausanias, du dème de Kéramée, et, avec lui, un adolescen... »)
 
(→‎Corrigée : pagination Estienne pour une revision ultérieure)
État de la page (Qualité des pages)État de la page (Qualité des pages)
-
Page non corrigée
+
Page corrigée
En-tête (noinclude) :En-tête (noinclude) :
Ligne 1 : Ligne 1 :
{{nr|315 d|PROTAGORAS|29}}
+
{{nr|'''315 d'''|PROTAGORAS|29}}
Contenu (par transclusion) :Contenu (par transclusion) :
Ligne 1 : Ligne 1 :
couvertures, plutôt nombreuses, à ce qu’il me sembla. Près de lui, sur les lits voisins du sien, étaient Pausanias, du dème de Kéramée, et, avec lui, un adolescent tout jeune encore, e fort bien doué, si je ne me trompe, et en tout cas d’une grande beauté. Je crus entendre qu’on l’appelait Agathon, et je ne serais pas surpris qu’il fût aimé de Pausanias ^ Outre cet adolescent, il y avait encore là les deux Adimante, le fils de Képis et celui de Leucolophidès, et quelques autres personnages. Quant au sujet de leur entretien, je ne pus m’en rendre compte du dehors, malgré mon vif désir d’entendre Prodicos, qui me parait un homme d’une science supérieure et vraiment divine ; mais sa voix de basse produisait dans 316 la pièce un bourdonnement qui rendait ses paroles indistinctes.
+
couvertures, plutôt nombreuses, à ce qu’il me sembla<ref follow="p42">qui porte son nom (Éryximaque s’y retrouve encore [[Phèdre (trad. Robin)#CUF268a|{{lié|268 a}}]]). — Sur Andron cf. {{abréviation|p.|page}}{{lié}}167, {{abréviation|n.|note}}</ref>. Près de lui, sur les lits voisins du sien, étaient Pausanias, du dème de Kéramée, et, avec lui, un adolescent tout jeune encore, fort bien doué, si je ne me trompe, et en tout cas d’une grande beauté. Je crus entendre qu’on l’appelait Agathon, et je ne serais pas surpris qu’il fût aimé de Pausanias<ref name="ProtagorasCUF315e">Pausanias reparaît dans le ''Banquet'' à côté d’Agathon, et celui-ci</ref>. Outre cet adolescent, il y avait encore là les deux Adimante, le fils de Képis et celui de Leucolophidès, et quelques autres personnages. Quant au sujet de leur entretien, je ne pus m’en rendre compte du dehors, malgré mon vif désir d’entendre Prodicos, qui me parait un homme d’une science supérieure et vraiment divine ; mais sa voix de basse produisait dans la pièce un bourdonnement qui rendait ses paroles indistinctes.
   
Nous étions à peine entrés que derrière nous avaient pénétré le bel Alcibiade, comme tu l’appelles, et je n’y contredis pas, ainsi que Critias, fils de Gallæschros.
+
Nous étions à peine entrés que derrière nous avaient pénétré le bel Alcibiade, comme tu l’appelles, et je n’y contredis pas, ainsi que Critias, fils de Callæschros.
   
Socrate aborde Protagoras et engage l’entretien.
 
   
Quand nous fûmes dans la salle, après le court délai nécessaire pour nous rendre compte du spectacle, nous nous avançâmes vers Protagoras et je lui dis : « Protagoras, c’est toi que nous venons voir, Hippocrate que voici, et moi-même. » — « Désirez-vous me parler seuls à seul, ou devant tout le monde ? » — « Nous n’avons pas de préférence, lui dis-je ; c’est à toi de voir, quand tu sauras l’objet de notre visite, ce que tu aimes le mieux. » — « Et quel est donc, reprit-il, l’objet de votre visite ? » — « Hippocrate, ici présent, est un de nos compatriotes, fils d’Apollodore, d’une maison illustre et opulente, doué lui-même de manière à soutenir la comparaison avec les meilleurs de sa génération. Il désire, je crois, se faire un nom dans la cité, et il estime que le plus sûr moyen d’y réussir est de te fréquenter. Vois maintenant si tu préfères causer de ce sujet seul à seul », ou devant tous. »
 
   
 
{{tsp|Socrate aborde Protagoras et engage l’entretien.}}
— « La précaution que tu prends à mon égard, Socrate, est louable, dit-il. En effet, quand un homme qui est un <ref follow="p42" >qui porte son nom (Éryximaque s’y retrouve encore 268 a). — Sur Andron cf. p. 167, n.</ref>
 
   
 
<p style="text-indent:0">Quand nous fûmes dans la salle, après le court délai nécessaire pour nous rendre compte du spectacle, nous nous avançâmes vers Protagoras et je lui dis : « Protagoras, c’est toi que nous venons voir, Hippocrate que voici, et moi-même. » — « Désirez-vous me parler seuls à seul, ou devant tout le monde ? » — « Nous n’avons pas de préférence, lui dis-je ; c’est à toi de voir, quand tu sauras l’objet de notre visite, ce que tu aimes le mieux. » — « Et quel est donc, reprit-il, l’objet de votre visite ? » — « Hippocrate, ici présent, est un de nos compatriotes, fils d’Apollodore, d’une maison illustre et opulente, doué lui-même de manière à soutenir la comparaison avec les meilleurs de sa génération. Il désire, je crois, se faire un nom dans la cité, et il estime que le plus sûr moyen d’y réussir est de te fréquenter. Vois maintenant si tu préfères causer de ce sujet seul à seuls, ou devant tous. »</p>
1. Pausanias reparaît dans le ''Banquet'' à côté d’Agathon, et celui-ci
 
  +
 
— « La précaution que tu prends à mon égard, Socrate, est louable, dit-il. En effet, quand un homme qui est un