« Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle/Balustrade » : différence entre les versions

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de la grande galerie est renforcée par des parties pleines ornées de
gros crochets saillants et de figures d'animaux, qui viennent rompre la
monotonie de la ligne horizontale de l'appui (voy. ANIMAUX[[Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle - Tome 1, Animaux|Animaux]]). La balustrade
extérieure du triforium de la même église, plus légère parce qu'elle couronne
un ouvrage de moindre importance, est encore munie de l'empattement
était ingénieux et bien raisonné comme appareil; il était impossible de
dominer la matière d'une façon plus complète que ne le fit avec succès le
savant architecte de Saint-Urbain (voy. CONSTRUCTION[[Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle - Tome 4, Construction|Construction]]); mais pour ne
parler que de la balustrade dont il est ici question, cette suite de petits
triangles semblables aux grands triangles formés par les gâbles est
grand K couronné tenu par deux anges se détache au milieu de cette
balustrade; c'est le chiffre ou la première lettre du nom de Charles VII
(Karolus), qui la fit refaire (voy. CHIFFRE[[Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle - Tome 3, Chiffre|Chiffre]]>). La balustrade de l'oratoire, bâti
par Louis XI sur le flanc sud du même édifice, porte également un grand L
couronné. Cet usage de placer des chiffres, des lettres dans les balustrades
Flavigny (Côte-d'Or). Au XVI<sup>e</sup> siècle, la forme des balustres tournés convenait
parfaitement aux balustrades de bois; c'était le cas de l'employer
et les architectes ne s'en firent pas faute (voy. MENUISERIE[[Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle - Tome 6, Menuiserie|Menuiserie]]).
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[[Image:Balustrade.eglise.Flavigny.png|center]]
remplace celle qui avait été refaite au XIV<sup>e</sup> siècle et qui tombait en ruine.
 
<span id="footnote2">[[#note2|2]] : Cette balustrade n'appartient pas à la construction première de la nef, qui remonte à 1210 au plus tard; elle a été refaite vers 1230, lorsque après un incendie la partie supérieure de la nef fut complétement remaniée et rhabillée (voy. CATHÉDRALE[[Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle - Tome 2, Cathédrale|Cathédrale]]).
 
<span id="footnote3">[[#note3|3]] : Il n'existe plus que deux fragments de cette charmante balustrade sur les deux contreforts du portail, mais ces fragments indiquent clairement la disposition de l'ensemble. La richesse de cette balustrade est motivée par l'extrême délicatesse des parties d'architecture qu'elle accompagne et couronne.
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