Différences entre versions de « Système des Animaux sans vertèbres »

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Epigeneticist: match
m (Epigeneticist: match)
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SUR L’OBJET ET LE PLAN DE CET OUVRAGE.
 
 
Il est sur-tout devenu nécessaire depuis que la considération importante de l’organisation des animaux a appris que la classe des insectes et celle des vers, dans le Systema naturœ do Linnéus, étoient extrêmement fautives dans leur détermination, leur disposition et leurs limites. Il doit sans doute l’être encore davantage à une époque comme celle-ci,où l’étude de l’Histoire Naturelle est cultivée si généralement, et fait même partie de l’éducation nationale.
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La détermination des classes, des ordres et des principaux genres des Animaux sans vertèbres étant une fois arrêtée, et l’étant surtout d’une manière conforme à l’ordre naturel de ces animaux, il sera dorénavant facile de développer soit dans des ouvrages destinés à ces objets, soit dans des cours particuliers, tout ce qui tient à l’histoire, aux caractères et à l’intérêt des espèces. Et il est vraisemblable qu’on s’occupera moins de ces distributions systématiques et arbitraires dans lesquelles on voit par-tout les rapprochemens les plus disparates.
 
Le Discours d’ouverture imprimé au commencement de cet ouvrage, pourra servir à caractériser d’une manière générale les animaux qui en sont l’objet; à donner une idée de l’étonnante graduation qui existe dans la composition de l’organisation de ces animaux; enfin à faire sentir tous les genres d’intérêt que la connoissance de ces êtres singuliers peut inspirer. J’y ai laissé entrevoir quelques vues importantes et philosophiques que la nature et les bornes de cet ouvrage ne m’ont pas permis de développer, mais que je me propose de reprendre ailleurs avec les détails nécessaires pour en faire connoître le fondement, et avec certaines explications qui empêcheront qu’on en abuse.
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Malgré la concision déterminée par mon plan, je n'ai pu me refuser d'exposer en tête de chaque classe et de chaque ordre quelques développemens très-bornés, mais nécessaires pour faire connoître suffisamment les objets mentionnés sous ces divisions; et j’ai fait précéder chacune de ces classes, par un tableau général des divisions et des genres établis parmi les animaux qu'elle comprend. Ces tableaux pourront être consultés avec intérêt ; parce qu'ils font connoître d'un coup-d'œil l'étendue de la classe,1a nature et l'ordre de ses divisions, enfin la série des genres avec l'indication de leur numéro particulier.
 
L'usage généralement établi parmi les Litho-logistes et les Oryctologistes, de terminer uniformément le nom de toutes les dépouilles des corps vivans qui sont dans l'état fossile, et dans ce cas de transformer le nom de peigne en pectinite, de turbo en turbinite, &c. m'a forcé
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de changer les dénominations de quelques genres parmi les mollusques testacés et les polypes coralligènes, parce qu'on avoit terminé mafia-propos leurs noms, comme s'ils s'appliquoient à des objets connus seulement dans l'état fossile, ce qui n’étoit pas ainsi.
 
Enfin j'espère offrir dans quelque temps au public un Tableau clés espèces de chacun des genres établis dans cet ouvrage. Les Natura-, listes savent que cette entreprise est considérable et même très - difficultueuse. Mais le C. Latreille, qui a les plus grandes connoissances en entomologie, et à qui l'on devra la détermination de toutes les espèces d'insectes que renferme la riche collection du Muséum, m'a promis de se charger de la portion de travail qui concerne la classe des crustacés, celle des arachnides et celle des insectes. Le public, qui connoît déjà les talens distingués de ce Naturaliste, prévoit sûrement tout l'intérêt qu'il donnera au nouvel ouvrage dont je desire bientôt lui faire hommage.
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DISCOURS D’OUVERTURE,
VJITOYENS,
 
S’il est vrai que pour étudier d’une manière profitable l’Histoire Naturelle, même lorsqu’on se propose de descendre jusque dans les moindres détails de ses parties, il soit avant tout nécessaire d’embrasser par l’imagination le vaste ensemble des productions de la nature, de s’élever assez haut par ce moyen pour dominer les masses dont cet ensemble paroît composé, pour les comparer entr’elles, enfin pour reconnoitre les traits principaux qui les caractérisent$ si, dis-je, ces considérations sont nécessaires, je dois commencer par vous rappeler d’une manière succincte, les grandes distinctions que la nature elle-même semble avoir établies parmi l’immense série de ses productions, la marche ou l’ordre qu’elle paroît avoir suivi en les formant, et les rapports singuliers qu’elle fait exister entre la facilité ou la difficulté de leur multiplication et leur natüre particulière.difficu
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lté de leur multiplication et leur natüre particulière.
 
Ainsi, afin de vous donner des idées claires et utiles des objets dont je me propose de vous faire l’exposition pendant la durée de ce cours, je vais d’abord vous indiquer d’une manière rapide les principales coupes qui résultent des distinctions que la nature a tracées elle-même parmi ses nombreuses productions, ce qu’elles ont d’éminemment remarquable et qui les distingue essentiellement, enfin le rang qu’occupent dans l’ordre des rapports et dans la distribution méthodique que je me suis formée, les êtres naturels que j’entreprends de vous faire connoître.
 
J’ai trouvé plus convenable d’employer une autre division primaire, parce qu’elle est propre à faire mieux connoître en général tous
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les êtres qui en sont l'objet. Ainsi je distingue toutes les productions naturelles comprises dans les trois règnes que je viens d'énoncer, je les distingue, dis-je, en deux branches principales :
 
Mais ce qu'on ne sait pas aussi bien, c'est qu’ils composent eux mêmes leur propre substance par leur résultat de l'action et des facultés de leurs organes j et ce qu'on sait encore moins, c'est que par leurs dépouilles, ces êtres donnent lieu à l'existence de toutes les matières composées brutes qu'on observe dans ' la nature, matières dont les diverses sortes s'y multiplient avec le temps par les altérations et les changemens qu'elles subissent plus ou moins promptement, selon les circonstances, jusqu'à leur entière destruction, c'est-à-dire jusqu'à la séparation complète des principes qui les constituoient. Dans une vaste
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étendue de pays, comme dans les déserts de l’Afrique, où le sol, depuis bien des siècles, se trouve à nu sans végétaux ni animaux quelconques, en vain y chercheroit-on autre chose que des matières presque purement vitreuses: le règne minéral s’y trouve réduit à bien peu de chose. Le contraire a lieu dans tout pays couvert depuis long-temps de végétaux abondans et d’animaux divers : le sol y offre à l’extérieur une terre végétale ou végéto-animale, épaisse, succulente, fertile, recouvrant çà et là des matières minérales presque de toutes les sortes, tantôt salines, bitumineuses, sulfureuses,pyriteuses, tantôt pierreuses,&c.&c.&c. J’ai développé les preuves de ces faits importans dans un ouvrage que j’ai publié sous le titre de Mémoires clé Physique et d’Histoire Naturelle. ( Voyez le 7e mémoire ) &c.
 
Elles se régissent par des loix à-peu-près connues, et qui sont très-différentes de celles auxquelles les corps vivans sont assujettis. On
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peut dire qu’il se trouve entre les matières brutes et les corps vivans un hiatus immense qui ne permet pas de ranger sur une même ligne ces deux sortes de corps, et qui fait sentir que l’origine des uns est bien différente de celle des autres.
 
De même, parmi les êtres vivans, les animaux doués de la sensibilité, de la faculté de mouvoir volontairement leur corps ou seulement certaines de ses parties, et tous munis d’organes digestifs, appartiennent à cette grande et intéressante partie de l’Histoire Naturelle qu’on appelle Zoologie. Or, comme les êtres nombreux dont je dois vous entretenir, et que je me propose d’examiner avec vous pendant la durée de ce Cours, font partie de la Zoologie, il convient de nous arrêter un instant pour considérer les animaux en général, pour
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contempler l’ensemble de ces êtres admirables, enfin pour remarquer non-seulement l’excellence de leurs facultés, leur prééminence sur tous les autres êtres vivans, mais encore pour reconnoitre la gradation singulière et bien étonnante qu’offre leur ensemble dans la composition ou la complication de leur organisation, dans le nombre et l’étendue de leurs facultés, en un mot dans la facilité, la promptitude et le nombre des moyens de leur multiplication.
 
Tous les animaux connus peuvent donc être distingués d’une manière remarquable.
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1°. En animaux à vertèbres.
On observe dans les animaux à vertèbres, comme dans les autres, une diminution graduelle dans la composition de l’organisation et dans le nombre de leurs facultés.
 
Les animaux dont il s’agit sont moins nombreux que les autres dans la nature, et tous sont compris dans les quatre premières classes du règne animal, lesquelles offrent :
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que les autres dans la nature, et tous sont compris dans les quatre premières classes du règne animal, lesquelles offrent :
 
\ Les Mammaux.
Ces animaux à vertèbres sont les plus parfaits, ont l’organisation plus compliquée, jouissent de facultés plus nombreuses, et sont en général mieux connus que les animaux sans vertèbres.
 
Les animaux que comprend la seconde branche du règne animal, la seconde des deux grandes familles qui composent ce règne, ceux enfin que je nomme animaux sans vertèbres > et que nous nous proposons d’examiner plus particulièrement, sont fortement distingués des premiers, en ce qu’en effet ils sont dé-d
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pourvus de colonne vertébrale soutenant la tête et faisant la base d’un squelette articulé.
 
Les animaux sans vertèbres n’ont pas de véritable sang, c’est-à-dire n’ont pas en propre ce fluide mixte constamment rouge, composé de trois parties distinctes, qui se forme et existe essentiellement dans les principaux vaisseaux des animaux à vertèbres. Mais, à sa place, les animaux sans vertèbres ont une sanie blanchâtre, rarement colorée en rouge, et qui paroît n’être qu’un fluide alimentaire plus ou moins modifié par l’action des organes.
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C’est donc de cette seconde branche du règne animal, en un mot de cette grande famille à?animaux sans vertèbres, que je me propose de vous entretenir pendant la durée de ce Cours. J’essaierai de vous en présenter le tableau, l’histoire et les principaux caractères distinctifs; et vous verrez qu’ils composent une série particulière, la plus nombreuse sans doute que puisse nous offrir le règne animal.
Cette grande série, qui seule comprend plus d’espèces que toutes les autres prises ensemble dans le même règne, est en même temps la plus féconde en merveilles de tout genre, en faits d’organisation les plus singuliers et les plus curieux, en particularités piquantes et même admirables relativement à la manière de vivre, ou de se conserver, ou de se reproduire des animaux singuliers qui la composent. C’est cependant celle qui est encore la moins connue en général.
 
Sans doute l’étude de cette belle partie du règne animal est pleine d’attraits et d’intérêts divers. Elle offre des connoissances utiles, et dont en effet l’on peut retirer les plus grands avantages dans bien des circonstances. Malheureusement une sorte de prévention a fait négliger trop long-temps cette partie intéressante de l’Histoire Naturelle. Apparemment que la petitesse en général des animaux qui en sont l’objet, et que sur-tout le nombre prodigieux qu’on en voit dans la nature, ont donné lieu à celte espèce de mépris ou au moins indifférence qu’on a trop communément pour ces sortes d’animaux. On ne sauroit nier cependant que les animaux dont il s’agit méritent à tous égards de fixer l’attention des Naturalistes, et de faire, comme les autres productions de la nature, l’objet essentiel de leurs recherches.
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de l’Histoire Naturelle. Apparemment que la petitesse en général des animaux qui en sont l’objet, et que sur-tout le nombre prodigieux qu’on en voit dans la nature, ont donné lieu à celte espèce de mépris ou au moins indifférence qu’on a trop communément pour ces sortes d’animaux. On ne sauroit nier cependant que les animaux dont il s’agit méritent à tous égards de fixer l’attention des Naturalistes, et de faire, comme les autres productions de la nature, l’objet essentiel de leurs recherches.
 
Je dis plus, en mettant à part l’intérêt que nous avons de les connoître, soit pour nous servir de ceux ou des productions de ceux qui peuvent nous être utiles,soit pour nous garantir de ceux qui nous nuisent ou nous incommodent, ce dont je tâcherai tout-à-l’heure de vous convaincre ; la science sous un autre point de vue peut encore gagner infiniment dans la connoissance de ces singuliers animaux, car ils nous montrent encore mieux que les autres cette étonnante dégradation dans la composition de l’organisation, et cette diminution progressive des facultés animales qui doit si fort intéresser le Naturaliste philosophe ; enfin ils nous conduisent insensiblement au terme inconcevable de l’animalisation, c’est-à-dire à
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celui où sont placés les animaux les plus imparfaits, les plus simplement organisés, ceux en un mot qu’on soupçonne à peine cloués de l’animalité, ceux peut-être par lesquels la nature a commencé, lorsqu’à l’aide de beaucoup de temps et des circonstances favorables, elle a formé tous les autres.
Si l’on considère la diversité des formes, des masses, des grandeurs et des caractères que la nature a donnée à ses productions, la variété des organes et des facultés dont elle a enrichi les êtres qu’elle a doués de la vie, on ne peut s’empêcher d’admirer les ressources infinies dont elle sait faire usage pour arriver à son but. Car il semble en quelque sorte que tout ce qu’il est possible d’imaginer ait effectivement lieu; que toutes les formes, toutes les facultés et tous les modes aient été épuisés dans la formation et la composition de cette immense quantité de productions naturelles qui existent. Mais si l’on examine avec attention les moyens qu’elle paroît employer pour cet objet, l’on sentira que leur puissance et leur fécondité a suffi pour produire tous les effets observés.
 
Il paroît, comme je l’ai déjà ait, que du temps et des circonstances favorables sont les deux principaux moyens que la nature emploie pour donner l’existence à toutes ses productions On sait que le temps n’a point de limite pour elle, et qu’en conséquence elle Fa toujours à sa disposition.
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l’existence à toutes ses productions On sait que le temps n’a point de limite pour elle, et qu’en conséquence elle Fa toujours à sa disposition.
 
Quant aux circonstances dont elle a eu besoin et dont elle se sert encore chaque jour pour varier ses productions, on peut dire qu’elles sont en quelque sorte inépuisables.
Les principales naissent de l’influence des climats, des variations de température de l’atmosphère et de tous les milieux environnans, de la diversité des lieux, de celle des habitudes, des mouvemens, des actions, enfin de celle des moyens de vivre, de se conserver, se défendre, se multiplier, &c. &c. Or par suite de ces influences diverses, les facultés s’étendent et se fortifient par l’usage, se diversifient par les nouvelles habitudes long-temps conservées j et insensiblement la conformation, la consistance, en un mot la nature et l’état des parties ainsi que des organes, participent des suites de toutes ces influences, se conservent et se propagent parla génération.
 
L’oiseau que le besoin attire sur l’eau pour y trouver la proie qui le fait vivre, écarte les doigts de ses pieds lorsqu’il veut frapper l’eau et se mouvoir à sa surface. La peau qui unit ces doigts à leur base, contracte par-là l’habitude de s’étendre. Ainsi avec le temps, les larges membranes qui unissent les doigts des canards, des oies, &c. se sont formées telles que nous le voyons.
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de s’étendre. Ainsi avec le temps, les larges membranes qui unissent les doigts des canards, des oies, &c. se sont formées telles que nous le voyons.
 
Mais celui que la manière de vivre habitue à se poser sur les arbres, a nécessairement à la fin les doigts des pieds étendus et conformés d’une autre manière. Ses ongles s’alongent, s’aiguisent et se courbent en crochet pour embrasser les rameaux sur lesquels il se repose si souvent.
De même l’on sent que l’oiseau de rivage, qui ne se plaît point à nager, et qui cependant a besoin de s’approcher des eaux pour y trouver sa proie, sera continuellement exposé à s’enfoncer dans la vase : or, voulant faire en sorte que son corps ne plonge pas dans le liquide,il fera contracter à ses pieds l’habitude de s’étendre et de s’alonger. Il en résultera pour les générations de ces oiseaux qui continueront de vivre de cette manière, que les individus se trouveront élevés comme sur des échasses, sur de longues pattes nues; c’est-à-dire dénuées de plumes jusqu’aux cuisses et souvent au-delà.
 
Je pourrois ici passer en revue toutes les classes, tous les ordres, tous les genres et les espèces des animaux qui existent, et faire voir que la conformation des individus et de leurs parties, que leurs organes, leurs facultés, &c. &c. sont entièrement le résultat des circonstances dans lesquelles la race de chaque espèce s'est trouvée assujettie par la nature.
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voir que la conformation des individus et de leurs parties, que leurs organes, leurs facultés, &c. &c. sont entièrement le résultat des circonstances dans lesquelles la race de chaque espèce s'est trouvée assujettie par la nature.
 
Je pourrois prouver que ce n'est peint la forme soit du corps, soit de ses parties, qui donne lieu aux habitudes, à la manière de vivre des animaux ; mais que ce sont au contraire les habitudes, la manière de vivre et toutes les circonstances influentes qui ont avec le temps constitué la forme du corps et des parties des animaux. Avec de nouvelles formes, de nouvelles facultés ont été acquises, et peu à peu la nature est parvenue à l'état où nous la voyons actuellement.
Il convient donc de donner la plus grande attention à cette considération importante ; d'autant plus que l'ordre que je viens simplement d’indiquer dans le règne animal, montrant évidemment une diminution graduée dans la composition de l'organisation ainsi que dans le nombre des facultés animales, fait pressentir la marche qu'a tenue la nature dans la formation de tous les êtres vivans.
 
Ainsi les animaux à vertèbres, et parmi eux les mammaux, présentent un maximum dans le nombre et dans la réunion des principales facultés de l’animalité ; tandis que les animaux sans vertèbres et sur-tout ceux de la dernière classe (les polypes) en offrent, comme vous le verrez, le minimum.
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le nombre et dans la réunion des principales facultés de l’animalité ; tandis que les animaux sans vertèbres et sur-tout ceux de la dernière classe (les polypes) en offrent, comme vous le verrez, le minimum.
 
En effet, en considérant d’abord l’organisation animale la plus simple, pour s’élever ensuite graduellement jusqu’à celle qui est la plus composée, comme depuis la monade qui, pour ainsi dire, n’est qu’un point animé, jusqu’aux animaux à mamelles, et parmi eux jusqu’à l’homme, il y a évidemment une gradation nuancée dans la composition de l’organisation de tous les animaux et dans la nature de ses résultats, qu’on ne sauroit trop admirer et qu’on doit s’efforcer d’étudier, de déterminer et de bien connoître.
 
(1) Telle peut-êlre que le mucor viridescens qui semble être le minimum de la végétabilité,
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(1) Plusieurs Naturalistes s’étant apperçus de l’isolation plus ou moins remarquable de beaucoup d’espèces, de certains genres et même de quelques petites familles, se sont imaginé que les êtres vivans, dans l’un ou l’autre règne, s’avoisinoient ou s’éloignoient entr’eux, relativement à leurs rapports naturels, dans une disposition semblable aux différens points d’une carte de Géographie ou d’une Mappe-monde. Ils regardent les petites séries bien prononcées, qu’on a nommées familles naturelles, comme devant être disposées entr’elles en manière de réticulation, selon l’ordre qu’ils attribuent à la nature. Cette idée qui a paru sublime à quelques modernes qui avoient mal étudié la nature, est une erreur qui, sans doute,se dissipera dès qu’on aura des connoissances plus profondes et plus générales de l’organisation des corps vivans.
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S’il existe parmi les êtres vivans une sérié graduée au moins dans les masses principales, relativement à la complication ou à la simplification de l’organisation, il est évident que dans une distribution bien naturelle, soit des animaux, soit des végétaux, on doit nécessairement placer aux deux extrémités de l’ordre les êtres les plus dissemblables, les plus éloignés sous la considération des rapports, et par conséquent ceux qui forment les termes extrêmes que l’organisation, soit animale, soit végétale, peut présenter.
Cette considération importante nous mettra donc dans le cas de mieux connoître la nature des êtres dont nous devons nous occuper dans ce Cours ; de juger plus justement de leurs rapports avec les autres êtres qui existent ; enfin de déterminer plus convenablement le rang que chacun d’eux doit occuper dans la série générale des êtres vivans, et particulièrement dans celle des animaux connus.
 
Vous verrez que les polypes qui forment la dernière classe des animaux sans vertèbres et par conséquent de tout le règne animal, et que ceux sur-tout que comprend le dernier ordre de cette classe, n'offrent en quelque sorte que des ébauches de l’animalité ; enfin vous serez convaincus que les polypes sont à l’égard des autres animaux, ce que les plantes cryptogames sont aux végétaux des autres classes.
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ordre de cette classe, n'offrent en quelque sorte que des ébauches de l’animalité ; enfin vous serez convaincus que les polypes sont à l’égard des autres animaux, ce que les plantes cryptogames sont aux végétaux des autres classes.
 
Cette gradation soutenue dans la simplification ou dans la complication d’organisation des êtres vivans, est un fait incontestable sur lequel j’insiste, parce que sa connoissance jette actuellement le plus grand jour sur l’ordre naturel des êtres vivans, et en même temps soutient et guide la pensée qui les embrasse tous par l’imagination ou qui les fixe dans leur véritable point de vue, en les considérant chacun en particulier.
 
A cette vue extrêmement intéressante, il faut ajouter celle qui nous apprend qu’à mesure que l’organisation animale se complique, c’est-à-dire devient plus composée, à mesure, de même, les facultés animales se multiplient et deviennent plus nombreuses, ce qui en est un résultat simple et naturel. Mais aussi en se multipliant, les facultés animales perdent en quelque sorte de leur étendue, c’est-à-dire que dans les animaux qui ont le plus de facultés, celles de ces facultés qui sont communes à tous les animaux y ont bien moins d’étendue
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et de capacité qu’elles n’en ont dans les animaux à organisation plus simple. Voilà ce que l’observation nous apprend et ce qu’il étoit important de remarquer. Ainsi la faculté de se régénérer se rencontrant dans tous les animaux, quelle que soit la simplification ou la complication de leur organisation,leurs moyens de multiplication sont d’autant plus nombreux et plus faciles, que les animaux ont une organisation plus simple, et vice versa (réciproquement).
 
On ne sait quel est le terme de l’échelle animale vers l’extrémité qui comprend les animaux les plus simplement organisés. On ignore aussi nécessairement le terme de la petitesse
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de ces animaux : mais on peut assurer que plus on descend vers cette extrémité de l’échelle animale, plus le nombre des individus de chaque espèce est immense, parce que leur régénération est proportionnellement plus prompte et plus facile. Aussi le nombre de ces animaux est inappréciable, et n’a d’autre borne que celle que la nature y met par les temps, les lieux et les circonstances (1).
 
(i) Quel point de vue pour juger de la nature ! elle n’a sûrement pas dans ses productions procédé du plus composé au plus simple. Qu’on juge donc de ce qu’avec le temps et les circonstances elle a pu opérer.
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fécondité effrayante, fécondité qui est bien plus considérable que celle des gros animaux dont l'organisation est plus compliquée. Il semble, pour ainsi dire, que la matière alors s'animalise de toutes parts, tant les résultats de cette étonnante fécondité sont rapides. Aussi sans l'immense consommation qui se fait dans la nature des animaux qui composent les derniers ordres du règne animal ces animaux accableraient bientôt et peut-être anéantiroient par les suites de leur énorme multiplicité, les animaux plus organisés et plus parfaits qui~composent les premières classes et les premiers ordres de ce règne, tant la différence dans les moyens et la facilité de se multiplier est grande entre les uns et les autres.
 
Mais la nature a prévenu les dangereux effets de, cette faculté si étendue de produire et de multiplier. Elle les a prévenus d'une part, en bornant considérablement la durée de la vie de ces êtres si simplement organisés qui composent les dernières classes, et surtout les derniers ordres du règne animal. De l'autre part elle les a prévenus, soit en rendant ces animaux la proie les uns des autres, ce qui sans cesse en réduit le nombre, soit enfin en fixant par la diversité des climats les lieux où ils peuvent exister, et par la variété
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des saisons, c'est-à-dire par les influences des différens météores atmosphériques, les temps même pendant lesquels ils peuvent conserver leur existence.
Il résulte néanmoins de cette fécondité de la nature qui s'accroît dans les êtres vivans avec la simplification de leur organisation, que les animaux sans vertèbres doivent présenter et présentent réellement la série d’animaux la plus nombreuse de celles qui existent dans la nature, quoique les animaux qui la composent soient en même temps les moins vivaces.
 
Ce qu'il y a encore de bien remarquable, c'est que parmi les changemens que les animaux et les végétaux opèrent sans cesse par leurs productions et leurs débris, dans l'état et la nature de la surface du globe terrestre, ce ne sont pas les plus grands animaux, les plus parfaits en organisation, qui forment les plus considérables de ces changemens.
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plus parfaits en organisation, qui forment les plus considérables de ces changemens.
 
J'ai essayé de prouver dans mes Mémoires de Physique et d’Histoire Naturelle ( p. 342, n°. 4go. ), que la matière calcaire, si abondante à la surface du globe, est réellement le produit des animaux qui l'ont formée.
Quoique ces animaux soient si petits, si simplement organisés, enfin si délicats et si peu vivaces, leur faculté régénérative est si étendue,que leur énorme multiplicité surpasse de beaucoup dans ses effets, ce qu'un plus grand volume et une vie plus durable dans les autres sont capables de produire.
 
En sorte qu'on peut dire qu'ici ce que la
En sorte qu'on peut dire qu'ici ce que la nature n’obtient pas. en quantité par chaque individu, elle l’obtient amplement par le nombre des animaux dont il s’agit, par l’énorme fécondité de ces mêmes animaux, par l’admirable faculté qu’ils ont de se régénérer promptement, et de multiplier en peu de' temps leurs générations rapidement accumulées, enfin par la réunion des produits de ces nombreux animalcules.
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nature n’obtient pas. en quantité par chaque individu, elle l’obtient amplement par le nombre des animaux dont il s’agit, par l’énorme fécondité de ces mêmes animaux, par l’admirable faculté qu’ils ont de se régénérer promptement, et de multiplier en peu de' temps leurs générations rapidement accumulées, enfin par la réunion des produits de ces nombreux animalcules.
 
C’est un fait maintenant bien constaté que les polypes coralligènes, c’est-à-dire que cette grande famille d’animaux à pompiers, tels que ceux des madrépores, des milleporés,'des astroïtes, des méandrites, &c. préparent en grand dans le seirt dç:la- mer, par une excrétion continuelle dé leur corps et par une suite de .leur,membre .étonnant ainsi que de leurs générations accumulées la plus grande partie de, la matière calcaire qui existe. Les polypiers nombreux que ces animaux produisent, et .dont ils augmentent perpétuellement le volume et la quantité, forment en certains endroits des îles d’une étendue considérable, comblent des baies, des golfes et les rades les plus vastes, en un mot bouchent des ports et changent entièrement l’état des côtes. Ces banes énormes de madrépores, millepores, &c. cumulés les uns sur les autres, recouverts et ensuite entremêlés de serpules, d’huîtres, de balanites et de différens autres coquillages, forment des montagnes irrégulières et sous-marines d'une étendue presque sans borne.
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ensuite entremêlés de serpules, d’huîtres, de balanites et de différens autres coquillages, forment des montagnes irrégulières et sous-marines d'une étendue presque sans borne.
 
La belle considération dont je viens de parler nous porte donc à examiner parmi les êtres vivans, les facultés remarquables de ceux que la nature a doués de l'animalité. Et déjà elle nous a appris, comme je l'ai dit tout-à-l'heure, qu'à mesure que dans les animaux l'organisation se simplifie, les facultés de l'animalité deviennent à la vérité moins nombreuses, mais aussi acquièrent en général bien plus d'étendue.
 
Les métamorphoses singulières des insectes; la régénération de la tête dans les limaçons, des pattes dans les crustacés, des branches ou rayons des astéries, de toutes les tentacules des actinies, après que ces parties ont été coupées ; la multiplication de certains vers opérée par la section sur un seul individu; celle des hydres ou polypes d'eau douce, qui se fait comme par cayeux ; la faculté qu'ont les polypes coralligènes ou zoophytes, en se multipliant par un bourgeonnement perpétuel qui ramifie leur potypier, de former des tiges semblables par leur aspect et leur port à celles des végétaux ; enfin les divers modes de propagation et de multiplication .de tous ces animaux j et sur-tout des polypes amorphes ou microscopiques, sont des phénomènes qu’on n’observe pas dans toute l’étendue du règne animal; mais dont les animaux sans vertèbres, qui sont plus simplement organisés que les autres, fournissent cependant des exemples.
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et de multiplication .de tous ces animaux j et sur-tout des polypes amorphes ou microscopiques, sont des phénomènes qu’on n’observe pas dans toute l’étendue du règne animal; mais dont les animaux sans vertèbres, qui sont plus simplement organisés que les autres, fournissent cependant des exemples.
 
Si nous nous rapprochons du terme où l’animalité semble recevoir l’existence, où se trouvent en un mot les premières et les plus simples ébauches de l’organisation, nous sentirons que dans une simplification si grande d’organisation, la génération par des organes appropriés ne peut pas encore avoir lieu. Aussi l’observation nous apprend-elle que dans les animaux dont l’organisation est très-simple, comme dans les polypes, on ne connoît aucun organe propre à la génération.
 
Ces animaux paroissent entièrement dépourvus de sexe : les plus organisés d’entr’eux se multiplient par un bourgeonnement qui en général ramifie, leur corps ou le polypier qu’ils forment et qu’ils habitent. Mais les. plus imparfaits de ces animaux, c’est-à-dire ceux qui ont l’organisation la plus simple et en quelque sorte la plus problématique, se multiplient par une scission particulière qui s’opère petit à petit sur la largeur ou sur la longueur du corps gélatineux de ces très-petits animaux.
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corps gélatineux de ces très-petits animaux.
 
Ainsi la génération, dans-les animaux les moins organisés, se réduit a une séparation d’une portion du-corps de l’animal qui s’en détache par une scission naturelle. Dans des animaux d’un degré supérieur, la portion du corps qui se sépare se trouve plus petite isolée, et présente d’avance j en raccourci, un corps semblable à celui d’où il prend naissance. Ce mode conduit insensiblement à l’isolation d’un lieu particulier dans lé corps! de l’animal ; où doit s’opérer des séparations espèce de bourgeons intérieurs:, que la nature transforme petit à petit en œufs comme à la fin elle transforme ceux-ci en placenta organisés. Ce même mode donne donc origine aux organes propres à la génération, et bientôt après la distinction des sexes commence à s’établir. Voilà au moins ce que l’observation paroît attester. Je ne poursuivrai pas:plus loin maintenant l’examen de ces considérations intéressantes ; je dirai seulement que les merveilles que nous offrent la plupart des animaux sans vertèbres, soit par les particularités remarquables de leur organisation, soit par leurs productions, soit encore par leurs mœurs, leurs habitudes et leurs divers modes de propagation; que ces merveilles, dis-je1,11e sont pas les seules considérations qui doivent nous porter à étudier ces singuliers animaux ; je peux faire voir que l’homme a en outre le plus grand intérêt de les connoitre pour sa propre utilité.
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qui doivent nous porter à étudier ces singuliers animaux ; je peux faire voir que l’homme a en outre le plus grand intérêt de les connoitre pour sa propre utilité.
 
En effet, on sait que beaucoup de mollusques, d’insectes, de vers, Scc. présentent pour la médecine, les arts, le commerce et l’économie domestique, des objets d’utilité sans nombre, souvent même de la plus grande importance. Ainsi le ver à soie, la cochenille du Mexique, celle de Pologne, le kermès, l’abeille, les cjmips, qui produisent les noix de galle, les cochenilles, productrices de la gom-me-lacque, les sang-sues, les huîtres, les écrevisses, &c. &c. prouvent déjà que les animaux sans vertèbres fournissent aussi à nos arts et à nos besoins, comme les autres branches de l’Histoire Naturelle, et qu’ils méritent d’être étudiés et connus.
 
Mais on peut faire voir encore qu’outre l’utilité considérable que l’homme peut retirer d’un grand nombre de ces animaux ou de leurs productions, il a le plus grand intérêt de chercher à les bien connoître pour se mettre à l’abri du mal qu’ils font pour la plupart, et des dégâts qu’ils peuvent occasionner. Les végétaux, les animaux, l’homme même n’en sont point épargnés. Un grand nombre d’insectes
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divers rongent les végétaux vivans dans toutes leurs parties ; piquent, sucent et dévorent les autres animaux vivans, soit en se fixant sur leur corps, soit en s’introduisant dans leur intérieur j détruisent les productions animales et végétales, préparées et conservées pour notre utilité ; telles que les pelleteries, les collections d’Histoire Naturelle, &c. Enfin la plupart des vers proprement dits, habitent dans le corps des animaux vivans et dans celui de l’homme même, s’y multiplient considérablement et en consomment la substance, en sorte que l’on peut dire que les maux, les torts et les dévastations que tous ces animaux opèrent, sont souvent incalculables.
 
L’homme en effet peut, par son industrie, diminuer beaucoup la somme des maux que ces animaux peuvent lui causer. Or, pour cela,
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il est évident que c’est en étudiant bien ces sortes d’animaux, en cherchant à connoître les lieux qu’ils habitent, les époques de leurs développemens, leur manière de vivre, &c. qu’il peut espérer de réussir à empêcher et les excès de leur multiplication, au moins autour de lui, et celui des torts qu’ils peuvent causer. V~. Oliv. Journal d’Hist. Nat. n°. 1 et 2.
En insectes et en vers.
 
Eu sorte que tout ce qui n’étoit pas regardé comme insecte, étoit sans exception rapporté à la classe des vers.
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comme insecte, étoit sans exception rapporté à la classe des vers.
 
Us plaçoient la classe des insectes après celle des poissons, et celle des vers après les insectes. Les vers formoient donc, d’après cette distribution,la dernière classe du règne animal.
Mais les observations anatomiques connues sur l’organisation de ces animaux, et sur-tout celles qui ont été faites depuis peu d’années, ne permettent plus de conserver cette division des'animaux sans vertèbres, en insectes et en vers. Il est maintenant reconnu que beaucoup de ces animaux, comme les mollusques que Linné avoit rangés parmi les vers, sont mieux ou moins simplement organises que les insectes, et qu’en conséquence ils doivent être placés avant eux, c’est-à-dire immédiatement après les poissons. Tandis que d’autres animaux sans vertèbres, d’une organisation plus simple encore que celle des insectes et même des vers, doivent être placés après eux en sorte que ceux qui ont l’organisation la plus simple doivent réellement terminer le règne animal.
 
Il étoit donc nécessaire de ne plus avoir égard à la division établie par Linné, et il falloit ou réunir tous ces animaux en une seule classe, ou les partager en un certain nombre de coupes bien tranchées et distinctes.
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classe, ou les partager en un certain nombre de coupes bien tranchées et distinctes.
 
Je me suis continuellement occupé de cette utile réforme depuis que je suis attaché à cet établissement; et quoique les progrès de mes recherches m'aient fait successivement opérer divers changemens dans les résultats de mon travail à cet égard, je crois maintenant pouvoir fixer définitivement la classification des animaux sans vertèbres, et devoir les caractériser de la manière suivante.
 
Ainsi les animaux sans vertèbres sont ceux qui sont dépourvus de colonne vertébrale, et par conséquent de squelette articulé ; qui manquent de véritable sang, n'ayant à la place qu'une sanie ordinairement blanchâtre qui semble n'être qu'une espèce de lymphe ; enfin qui ont le corps mollasse et éminemment contractile. Ce sont aussi ceux, comme je l'ai déjà dit, en qui les facultés de régénérer leurs parties et de se multiplier parla génération ont le plus d'étendue. Ils composent la branche du règne animal non-seulement la plus nombreuse en espèces déjà connues, mais même celle dont le terme extrême ne sera sans doute
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o
Je divise les animaux sans vertèbres, comme vous pouvez le voir dans le tableau ci-joint, en sept classes et en vingt ordres, dont je dois faire successivement l'exposition. Les caractères de ces classes sont empruntés de la considération de l'organisation même des animaux qu'elles comprennent, et particulièrement de celle des trois sortes d'organes les plus essentiels à la vie des animaux; savoir, i°. des organes de la respiration, 2°. de ceux qui servent à la circulation ou au mouvement des fluides, 5°. enfin de ceux qui constituent le sentiment.
 
Ces considérations vraiment essentielles rapprochent les uns des autres les animaux qui ont de véritables rapports, et écartent nécessairement ceux qui n'en ont pas. Elles établissent d'ailleurs la progression la plus exacte dans la diminution de la composition de l’organisation : diminution évidemment croissante d’une extrémité à l’autre dans la série des animaux sans vertèbres, comme elle l’est aussi dans celle des animaux à vertèbres ; en sorte que dans les animaux de la septième et dernière classe, les organes de la respiration, ceux de la circulation, et enfin ceux du sentiment, ne sont plus du tout perceptibles, et paroissent même ne point exister.d
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es animaux sans vertèbres, comme elle l’est aussi dans celle des animaux à vertèbres ; en sorte que dans les animaux de la septième et dernière classe, les organes de la respiration, ceux de la circulation, et enfin ceux du sentiment, ne sont plus du tout perceptibles, et paroissent même ne point exister.
 
CLASSIFICATION.
Ces sept classes ajoutées aux quatre qui partagent les animaux àk vertèbres, forment pour la division de tout le règne animal, onze classes distinctes, bien tranchées, et toute disposée dans un ordre relatif à la simplification progressivement croissante de l’organisation des animaux qu’elles embrassent.
 
La classification que je viens d’indiquer, me paraît celle qu’on doit indispensablem
La classification que je viens d’indiquer, me paraît celle qu’on doit indispensablement çiit établir parmi les animaux sans vertèbres. On ne peut sans inconvénient ajouter ni retrancher une seule classe aux sept que je viens de proposer; et sur-tout on ne peut déranger l'ordre des rapports établis par la nature elle-même, clairement indiqué par l'observation de l'organisation, et que je crois parfaitement conservé dans l'ordre même des sept classes dont il s'agit.
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ent çiit établir parmi les animaux sans vertèbres. On ne peut sans inconvénient ajouter ni retrancher une seule classe aux sept que je viens de proposer; et sur-tout on ne peut déranger l'ordre des rapports établis par la nature elle-même, clairement indiqué par l'observation de l'organisation, et que je crois parfaitement conservé dans l'ordre même des sept classes dont il s'agit.
 
Les Mollusques quoique d'un degré plus bas que les poissons, puisqu'ils n'ont plus de colonne vertébrale et par conséquent de squelette articulé, et qu'ils manquent de véritable sang, sont néanmoins les mieux organisés des animaux sans vertèbres. Ils respirent par des branchies comme les poissons, et ont tous un cerveau et des nerfs, un ou plusieurs coeurs musculaires, et un système complet de circulation.
 
La classe des Crustacés, c'est-à-dire la deuxième classe des animaux sans vertèbres, celle enfin qui comprend des animaux qu'on avoit jusqu'à présent confondus avec les insectes, parce qu'ils ont comme les insectes des pattes et des antennes articulées; cette -classe, dis-je, doit suivre immédiatement celle des mollusques, et il n'est plus permis de confondre les animaux' qu'elle comprend avec ceux qui méritent réellement le nom d’insectes.
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avec ceux qui méritent réellement le nom d’insectes.
 
En effet, quelque grands que soient les rapports des crustacés avec les insectes, ils en ont de plus grands encore avec les arachnides, et ils sont essentiellement distingués des uns et des autres, en ce qu’ils respirent tous par des branchies comme les mollusques, qu’ils n’ont jamais de stigmates ni de trachées aérifères, et qu’ils sont munis d’un cœur musculaire pour la circulation de leurs fluides.
Les Arachnides, quoique plus voisins des insectes que les crustacés, n’en doivent pas moins être distingués des insectes, et former une classe particulière, car les animaux de cette classe ne subissent point de métamorphose, et ils ont dès les premiers développemens des pattes articulées et des yeux à la tête. Néanmoins comme les arachnides ont avec les crustacés des rapports assez nombreux, on doit nécessairement les placer entre les crustacés et les insectes. Il n’y a point d’arbitraire à cet égard.
 
Après les arachnides vient immédiatement et nécessairement la classe des insectes, c’est-à-dire cette immense série d’animaux qui subissent des métamorphoses, qui ont tous, dans Pétât parfait, six pattes articulées, dés antennes et des yeux à la tête, des stigmateà et des trâcliéés aérifères pour la respiration.
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parfait, six pattes articulées, dés antennes et des yeux à la tête, des stigmateà et des trâcliéés aérifères pour la respiration.
 
Ces animaux infiniment curieux par les particularités relatives à leur organisation, à leurs métamorphoses et à leurs singulières habitudes, ont une. organisation moins composée que celle des mollusques et même que celle des crustacés. En effet, dans les insectes on ne retrouve plus de cœur musculaire, mais seulement un vaisseau dorsal, ayant aè légers étranglemens alternativement contractiles, et qui ne paroît pas se terminer en ramifications.
La respiration qui, dans les mammaux, les oiseaux et les rèptiles, s’opère par des poumons, et qui ensuite s’effectue simplement p&t dés branchies dans les poissons, les mollusques et les crustatés, ne s’exécute plus dans les àraàhnicles et dans les insectes que pàf des trachées, c’est-à-dire par des vaisseaux aériens, ramifiés et distribués par toute l’étendue du corps. Ce n’est que dans les larves aquatiques des insectes qu’on retrouve encore des branchies, parce que l’usage des trachées ne peut convenir à ces animaux.
 
Les vers constituent la cinquième classe des animaux sans vertèbres. Ils doivent sans doute suivre immédiatement les insectes sous le rapport de la composition de leur organisation, et non les précéder, et encore moins être placés après les mollusques avant les crustacés comme l’a pensé dernièrement un savant naturaliste.
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de la composition de leur organisation, et non les précéder, et encore moins être placés après les mollusques avant les crustacés comme l’a pensé dernièrement un savant naturaliste.
 
Comme les insectes, beaucoup de vers ne respirent que par des trachées dont les ouvertures à l’extérieur forment des stigmates. Beaucoup d’autres aussi respirent par des branchies comme les larves des insectes aquatiques. Sous ce rapport et sous celui de leur système nerveux, ils ressemblent aux insectes ; car ils ont comme eux une moelle épinière noueuse. Mais les vers diffèrent essentiellement des insectes en ce qu’ils n’ont jamais de pattes articulées, et en ce qu’aucun d’eux ne subit de véritable métamorphose.
Les vers étant dépourvus de cœur musculaire ne sauroient être convenablement placés après les mollusques, avant les crustacés ; cela est déjà si évident que les preuves que j’en donnerai en traitant des animaux de cette classe sont maintenant inutiles.
 
Enfin la forme du corps des vers, beaucoup plus simple que celle du corps des insectes, les repousse nécessairement après ceux-ci ; car le corps de ces animaux paroît formé en totalité par un abdomen alongé sans distinction de corcelet. Le plus souvent on ne leur voit ni tête, ni organe de la vue, &c. &c.
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de corcelet. Le plus souvent on ne leur voit ni tête, ni organe de la vue, &c. &c.
 
Après les vers viennent nécessairement le3 Radiaires 3 qui composent la sixième classe des animaux sans vertèbres.
Quoique ces animaux soient fort singuliers, et même en général encore peu connus, ce qu’on sait de leur organisation indique évidemment la place que je leur assigne dans la série des animaux sans vertèbres. En effet, l’organe essentiel du sentiment, dont les animaux de toutes les classes précédentes sont doués, et dont on retrouve encore des traces dans les vers, ne se distingue plus chez eux. Il paroît qu’ils n’ont réellement ni moelle longitudinale ni nerfs, et ne sont plus que simplement irritables. On ne leur connoît de même ni cœur ni vaisseaux pour la circulation. Enfin l’organe de la respiration se trouve si obscurément prononcé chez eux, qu’on est réduit à le chercher dans une multitude de tubes absorbans et contractiles qu’on observe dans la plupart de ces animaux, qui introduisent l’eau dans des canaux ramifiés, et la font circuler ou au moins traverser presque tous les points dans leur intérieur.
 
Cependant les radiaires ne forment pas le dernier échelon que l’on puisse assigner dans la série que présente le règne animal. Il faut encore nécessairement les distinguer des polypes, qui constituent pour nous le dernier anneau de cette chaîne intéressante.
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la série que présente le règne animal. Il faut encore nécessairement les distinguer des polypes, qui constituent pour nous le dernier anneau de cette chaîne intéressante.
 
Dans les radiaires que j’ai nommés ainsi parce que leurs organes sont en général disposés comme en manière de rayons, non-seulement on apperçoit encore des organes qui paroissent destinés à la respiration, mais on observe encore des viscères autres que le canal intestinal, tels que des ovaires de diverses formes, &c. Enfin la bouche, qui paroît constamment inférieure, offre le plus souvent encore des organes destinés à la manducation.
Les Polypes composent la septième et dernière classe des animaux sans vertèbres, et par conséquent du règne animal. Ils présentent enfin le dernier des échelons qu’on a pu remarquer dans ce règne intéressant, et c’est parmi eux que se trouve le terme inconnu de l’échelle animale, en un mot les ébauches de l’animalisation que la nature forme et multiplie avec tant de facilité dans les circonstances favorables 5 mais aussi qu’elle détruit si facilement et si promptement parla simple mutation des circonstances propres à leur donner l’existence.
 
Quoique les polypes soient de tous les animaux
Quoique les polypes soient de tous les animaux les moins connus, ce sont sans contredit ceux dont l’organisation est la plus simple, et ceux par conséquent qui ont le moins de facultés. On ne retrouve en eux ni organe du sentiment, ni organe de la respiration, ni organe destiné à la circulation des fluides. Tous leurs viscères se réduisent à un simple canal alimentaire qui, comme un sac plus ou moins alongé, n’a qu’une seule ouverture qui est la bouche et à-la-fois l’anus; et ce canal alimentaire est apparemment entouré de globules absorbans, contenant des fluides maintenus dans un mouvement quelconque par la succion et la transpiration.
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les moins connus, ce sont sans contredit ceux dont l’organisation est la plus simple, et ceux par conséquent qui ont le moins de facultés. On ne retrouve en eux ni organe du sentiment, ni organe de la respiration, ni organe destiné à la circulation des fluides. Tous leurs viscères se réduisent à un simple canal alimentaire qui, comme un sac plus ou moins alongé, n’a qu’une seule ouverture qui est la bouche et à-la-fois l’anus; et ce canal alimentaire est apparemment entouré de globules absorbans, contenant des fluides maintenus dans un mouvement quelconque par la succion et la transpiration.
 
Les animalcules qui se trouvent à la fin du dernier ordre des polypes ne sont plus que des points animés, que des corpuscules gélatineux, d’une forme simple, et contractiles dans presque tous les sens.
Tel est le précis des caractères des sept classes qu’il convient d’établir parmi les animaux sans vertèbres. Je vous en ferai successivement l’exposition ainsi que celle des genres que ces classes comprennent, en me bornant pour chaque genre aux seuls développemens que le temps nous permettra de donner.
 
Quoique les animaux sans vertèbres semblent d’abord annoncer moins d’intérêt que
Quoique les animaux sans vertèbres semblent d’abord annoncer moins d’intérêt que les autres, vous avez vu cependant qu’ils ne sont pas moins dignes d’exciter votre attention et votre curiosité, et même que toutes sortes de raisons doivent vous porter à les étudier et à les bien connoître. Leur étude d’ailleurs est un champ d’autant plus fertile en découvertes utiles, que nos connoissances en ce genre sont encore très-peu avancées.
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les autres, vous avez vu cependant qu’ils ne sont pas moins dignes d’exciter votre attention et votre curiosité, et même que toutes sortes de raisons doivent vous porter à les étudier et à les bien connoître. Leur étude d’ailleurs est un champ d’autant plus fertile en découvertes utiles, que nos connoissances en ce genre sont encore très-peu avancées.
 
Dans la distribution des animaux sans vertèbres, les organes de la respiration étant principalement employés comme caractère, il me paroît convenable de présenter ici succinctement la définition des diverses sortes d’organes qui paroissent appartenir à la respiration des animaux.
 
Par des trachées aquifères.
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Des poumons.
 
Sur les parois des cellules et des bronches rampent les dernières ramifications des vaisseaux pulmonaires, qui y sont infiniment multipliées et repliées de toutes manières. Sans doute les parois des cellules et des bronches sont remplies de pores, les uns absorbans et les autres exhalans, qui établissent une communication entre l’air qui s’introduit dans les cellules pulmonaires et le sang qui circule dans les vaisseaux du poumon. ( Voyez mes Mémoires de Physique et d’Histoire Naturelle, pag. 311. ) Tel est l’organe, respiratoire des animaux des trois premières classes.
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Des branchies.
 
Toute leur respiration consiste donc en ce que leurs branchies reçoivent le contact d’une eau continuellement renouvellée. Or, il paroît que cet organe respiratoire a la faculté de séparer de l’eau l’air qu’elle tient en dissolution ou qui est constamment mélangé dans sa masse, et qu’il l’absorbe et l’introduit dans les fluides de l’animal. Il y a sans doute aussi des branchies aériennes, c’est-à-dire des branchies
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dont les fonctions ne s'exécutent point dans l'eau, mais dans l'air atmosphérique. Celles des limaces et des heliciers en sont un exemple. Les branchies sont l'organe respiratoire essentiel aux poissons, aux mollusques et aux crustacés.
 
Dans les animaux à trachées aériennes, l'air au contraire s'introduit dans un organe répandu par-tout : il va conséquemment lui-même par-tout chercher les fluides essentiels de l'animal pour leur communiquer son influence.
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Les trachées aériennes sont l'organe respiratoire des arachnides, des insectes et de beaucoup de vers.
Cet organe, qui paroît respiratoire, ne se rencontre que dans des animaux aquatiques dont Inorganisation est tellement simple, qu'on ne leur connoît ni moelle longitudinale ni nerfs. Il consiste en un certain nombre de vaisseaux aquifères qui se ramifient et s'étendent dans l'intérieur de l'animal, et qui s'ouvrent au-dehors par une multitude de petits tubes extensibles et contractiles qui absorbent l'eau et en rejettent.Par ce moyen l'eau circule, pour ainsi dire, perpétuellement dans le corps de ces animaux, et porte partout l'influence de l'air que sans doute l'organe sait en séparer. Tel est l'organe respiratoire des radiaires, ou au moins de la plupart.
 
Les animaux en qui aucun organe respiratoire n'est perceptible, respirent vraisemblablement par l'absorption de l'air qu'ils séparent de l'eau, au moyen des pores absorbans soit de la surface externe de leurs corps soit de celle de leur canal alimentaire ; mais ils n’ont sans doute aucun organe spécial pour opérer cette séparation. Tel est le cas de tous les polypes.
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soit de la surface externe de leurs corps soit de celle de leur canal alimentaire ; mais ils n’ont sans doute aucun organe spécial pour opérer cette séparation. Tel est le cas de tous les polypes.
 
FIN DU DISCOURS D’OUVERTURE.
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TABLEAU GÉNÉRAL
 
Ces animaux sont infiniment nombreux dans la nature. Ils présentent une série qui semble aller eu se dégradant relativement à la simplification de plus en plus croissante de l’organisation de ces êtres $ en sorte que ceux qui terminent la série, n’offrirent réellement que l’ébauche de l’animalité. Tous ces animaux se multiplient avec une facilité, une abondance et une promptitude qui croissent avec la simplification de leur organisation.
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Je partage la série de ces animaux en sept classes distinctes, auxquelles je donne les noms suivans :
 
Animaux dépourvus de colonne vertébrale et de squelette articulé.
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CARACTÈRES GÉNÉRAUX
 
Les polypes. p. 357.
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157. Anatife.
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158. Balane.
 
Les animaux dont il s’agit ont un cœur musculaire et un système complet de vaisseaux rameux qui leur procurent la circulation de leurs fluides. Une partie de ces vaisseaux forme un ou plusieurs réseaux, ou lacis, ou panaches, exposés à l’influence des fluides ambians, et constitue les branchies qui, comme dans les poissons, servent à la respiration de ces animaux. Les branchies des mollusques aquatiques ont, comme celles des poissons,
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la faculté de séparer par des pores absorbans, l’air qui se trouve mêlé à l’eau, et de s’en approprier l’influence nécessaire à l’entretien de la vie de ces animaux.
Les organes du mouvement progressif des mollusques consistent dans les uns, en un disque musculeux et glutineux sur. lequel ils rampent par des mouvemens ondulatoires et qui leur sert de pied. Dans les autres, c’est tantôt un pied musculeux alongé qui sert de filière à l’animal lorsqu’il veut s’attacher sur des corps marins ; tantôt c’est un pied cylindrique qui s’alonge ou $e contracte pour opérer les mouvemens dont l’animal a besoin, et tantôt c’est un pied applati et tranchant qui sert aux uns de point d’appui pour s’avancer, et aux autres de ressort pour sauter avec force.
 
Les tentacules des mollusques sont, ou des espèces de cornes mobiles non articulées, contractiles, ou de simples filets, doués les uns et les autres d’un sentiment très-fin, très-délicat, et souvent d’un mouvement rapide qui s’exécute en manière de vibration.
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et souvent d’un mouvement rapide qui s’exécute en manière de vibration.
 
Les mollusques qui ont des tentacules sur la tête n’en ont jamais moins que deux, et rarement plus de quatre. Ces tentacules ont en général la faculté de s’alonger ou de se raccourcir au gré de l’animal. Le plus souvent même ces tentacules sont des espèces de tuyaux creux qui peuvent se replier et rentrer en eux-mêmes par le moyen d’un muscle qui en tire l’extrémité jusques dans l’intérieur de la tête.
Dans les mollusques qui ont une tête, la bouche est tantôt courte, non saillante, marquée par une petite fente longitudinale ou transversale, et tantôt elle est prolongée en forme de trompe.
 
Les sexes, dans les mollusques, sont quelquefois distingués, en sorte qu’on voit des individus mâles et des individus femelles. Plus souvent néanmoins ils sont réunis, et les individus qui sont dans ce cas sont appelés hermaphrodites. Parmi ceux-ci on en distingue de plusieurs sortes : dans les uns l’hermaphrodisme donne à l’individu la faculté d’engendrer son semblable sans aucune espèce d’accouplement ; et dans les autres, quoique l’individu réunisse en lui les deux sortes de parties sexuelles, il ne peut se suffire à lui-même $ mais il a besoin du concours d’un autre individu avec lequel il puisse former un accouplement réciproque.
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qui sont dans ce cas sont appelés hermaphrodites. Parmi ceux-ci on en distingue de plusieurs sortes : dans les uns l’hermaphrodisme donne à l’individu la faculté d’engendrer son semblable sans aucune espèce d’accouplement ; et dans les autres, quoique l’individu réunisse en lui les deux sortes de parties sexuelles, il ne peut se suffire à lui-même $ mais il a besoin du concours d’un autre individu avec lequel il puisse former un accouplement réciproque.
 
La peau des mollusques-est en tout temps humide, et comme enduite d’une liqueur visqueuse et gluante qui en suinte perpétuellement.
 
Cette enveloppe pierreuse et calcaire, à laquelle on a donné le nom de coquille 3 est formée par une transudation de la peau du corps de l’animal et sur-tout de son manteau. Dès avant sa naissance, l’animal en est revêtu ;
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/73]]==
 
en sorte qu’il sort de sou œuf avec sa coquille déjà toute formée. Elle s’accroît, non par des développemens intérieurs, ce qu’on nomme par intususception, mais par juxtaposition, c’est-à-dire par l’apposition successive de nouvelles molécules crétacées, contenues dans les sucs visqueux qui transudent du manteau de l’animal. Cette apposition produit à mesure de nouvelles couches qui se collent sous les premières et qui les débordent un peu.
 
Voici l’exposé des caractères et des genres qui appartiennent au premier de ces deux ordres.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/74]]==
 
55
Ces animaux semblent plus parfaits ou organisés plus complètement que les mollusques" acéphalés 5 ils ont des facultés plus nombreuses, et doivent conséquemment composer le premier ordre, parce qu'ils sont réellement plus voisins des poissons sous différens rapports.
 
Les mollusques dont il s'agit ont tous une tête saillante et mobile à l'extrémité antérieure ou supérieure du corps. Leur tête est une espèce d'éminence arrondie, charnue, qui termine antérieurement ou supérieurement le col de l'animal. Elle contient un cerveau mobile,mobi
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/75]]==
le,
 
composé de deux parties globuleuses, séparées Tune de l’autre à-peu-près comme dans le cerveau humain.
 
Ceux dont la bouche se prolonge en une espèce de trompe, l’ont aussi armée de petites dents qui tapissent' le bord circulaire de son extrémité, et s’en servent comme de tarrière pour percer même les coquillages et sucer la chair des animaux qu’ils recouvrent : ce sont des espèces carnassières.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/76]]==
 
Quelques mollusques de cet ordre nagent vaguement dans les eaux, ou marchent sur des espèces de pieds qui leur servent en même temps de tentacules. Mais la très-grande partie rampent ou se traînent sur un disque charnu, musculeux et ventral, qu?on nomme leur pied $ ce qui leur a fait donner le nom de gastéropodes par le citoyen Cuvier.
2°. Ceux qui sont enfermés plus ou moins dans une coquille apparente.
 
Par ces distinctions, la série des genres de chaque section et sous-division peut être disposée de manière que l'ordre des rapports naturels soit par-tout ou presque par-tout conservé.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/77]]==
de manière que l'ordre des rapports naturels soit par-tout ou presque par-tout conservé.
 
PREMIÈRE SECTION. Mollusques céplialés nus à l’extérieur.
 
* Sepia officinal. L. Encj'cl. t. 76, f. 5,6, 7.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/78]]==
 
Co
 
Corps oblong, cylindracé, renflé au milieu ou vers sa base. Bouche en trompe rétractile. Deux ou trois bras tentaculiformes à l’extrémité antérieure du corps.Deux paquets d’ovaires ou d’intestins pendans à son extrémité postérieure.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/79]]==
 
* Lernœa branchialis. Mull. Zool. Dan. 3. p. 65,1.118, f. 4. Elle s’attache aux branchies des morues.
 
* Clio borealis. Pall. Spic. Zool. îo, p. 28, t. 1, f. 18, it). Encyclop. t. 76, f. 3, 4. Cuv. Bullet, des Sc. n°. 3i.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/80]]==
 
DEUXIEME SOUS-DIVISION.
 
fig. 12.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/81]]==
 
I Xe GENRE.
 
Bouche s’aloDgeant en trompe, et située sous le voile
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/82]]==
 
qui couvre la tête. Deux ouvertures au côté droit du cou, pour la génération et la respiration.
 
Coq. univalve, déprimée, subauriforme,-à spire courte et peu élevée. L’ouverture entière très-évasée, plus longue que large.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/83]]==
 
* Sigaretus haliotoideus. n. Hélix halio— ioidea. L.Sigaret Adans. Seneg. t. 2, f. 2. Mart. Conch. 1, t. 16, f. a5i, i54.
 
X Ve GENRE.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/84]]==
 
D o RI s. Doris.
 
Corps ovale-oblong, rampant, convexe en dessus et couvert d’un manteau qui déborde de tous côtés et qui est garni dans son milieu d’une suite longitudinale
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/85]]==
 
CÉPHALÉS. 67
 
En conséquence, comme les mollusques céphalés extérieurement conchylifères ont tous leur coquille d’une seule pièce, les caractères des divisions et des genres sont exprimés de la manière suivante.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/86]]==
 
PREMIÈRE S OU S-DIVISION.
 
* Patella testudinaria. L. Argenv. t. 2, fig. P. List. t. 55i, F. g. Vulg. l'écaille de tortue.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/87]]==
 
X I Xe GENRE. Fissurelle. Fissurelia.
 
Coq. univalve, ovale, convexe en dessus, à sommet obliquement incliné sur le bord gauche. La cavité in-
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/88]]==
 
térieure simple. Deux dents et un sinus à la base du bord droit.
 
* Calyptrœa equestris. n. Patella equestris. L. Mart. Conch. 1, t. i5, fig. 117, 118. Rumph.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/89]]==
 
Mas. t.4o. %. P, Q. Argenv. t. 2,fig.K. Vulg. le bonnet de Neptune.
 
Coq. ovale, convexe, à bords roulés en dedans. Ouverture longitudinale, étroite, dentée des deux cotés. Cyprinier : Gasteropode à tête munie de deux tentacules qui portent les.yeux à leur base extérieure. -Man-
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/90]]==
 
72 MOLLUSQUES
Térebellier..
 
* Terebellum sabulatum. n. Bulla terebellum. Lin. List. t. y55, f. 5o, 5i. Mart. Conch. 2, t. 5i, fig. 568,569. Encycl. t. 36o, f. 1.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/91]]==
36o, f. 1.
 
XXVII Ie GENRE.
AiNCILLIER..
 
* Ancilla cinnamomea. n. Voluta. Mart. Conch. 2, t. 65, f. 701.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/92]]==
. 65, f. 701.
 
X X Xe GENRE.
 
CoLOMBELLE. Columbellci.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/93]]==
 
Coq. ovale à spire courte, à base de l'ouverture plus ou moins échancree et sans canal. Un renflement à la partie interne du bord droit. Des plis ou des dents à la columelle. *
 
* JSlarginella glabella, n.Volula glabella. Lin. Porcelaine. Adans.Seneg. t. 4, f. 1. List.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/94]]==
 
Conch, t. 818, f. 2g et 5i. Mart. Conch. 2, t. 42, f. 429.
 
* Nassa arcularia. n. Buccinum arcularia. Lin. List. Conch, t. 970, f. 24,,25. Mart. Conch. 2,t. 4i>f- £09 à 4is.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/95]]==
 
XXXV Ie GENRE.
 
Buccinier : Gasteropode à pied elliptique, plus court que la coquille. Deux tentacules coniques, portant les yeux à leur base extérieure. Manteau formant, pour la respiration, un tube qui passe par l’échancrure de la base de la coquille et se prolonge au-dessus de la tête de l’animal. Un opercule cartilagineux.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/96]]==
 
* Buccinum undatum. Lin. List. Conch, t. 962, fig. i4. Mart. Conch. 4, t. 126, f. 1206 à 120g.
 
C É P H A L H S.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/97]]==
 
79
Casque. Cassis.
 
Coq. bombée. Ouverture plus longue que large, terminée à sa base par un canal court, recourbé vers le dos de la coquille. Un bourrelet au bord droit. Columelle plissée inférieurement.inf
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/98]]==
érieurement.
 
Cassidier :Gasteropode à tête munie de deux tentacules qui portent les yeux à leur base extérieure. Manteau formant, pour la respiration, un tube qui sort par l’échancrure canaiiculée de la coquille. Un opercule cartilagineux attaché au pied de l’animal.
 
Pterocerier..
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/99]]==
 
* Pterocera lambis. n. S trombus lambis. L. Rumph. Mus. t. 35, fig. E, F, H. Gualt. t. 55, %. C, et t. 56,fig. A, B. Mart. Condi. 5, t. 86,6 855, et t. 87, f. 857, 858.
 
6
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/100]]==
 
t. 303, f. 25. Argenv. 1.16, fig. B. Mart.Conch. 5, t. u5, f. 1066. Vulg. la bécasse.
Pyrulier.
 
* Pyrula ficus, n. Bulla ficus. L. Gualt. t. 26, fig.I,M.Argenv. t. 17,%. O. Martin. Conch. 3, t. 66, f. 735 à j55. Vulg. la figue.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/101]]==
la figue.
 
X L I Xe GE N R E.
* Turbinellus pyrum. n. Voluta pyj’um. L. List. Conch, t. 815, f. 25. Gualt. t. 46, %. C. Mart. Conch. 3, t. g5,f. 917, 918. Chemn. g, t. io4, f. 884, 885, et vol. xi, t. 178, f. 1697 f 1698.
 
LIe GENRE. Pletjrotome. Pleurotoma.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/102]]==
Pleurotoma.
 
Coq. fusiforme, ayant l’ouverture terminée inférieurement par un canal alongé. Une entaille ou une échancrure au bord droit près de son sommet. PleüROTOMIER : Gasteropode rampant sur un disque alongé., et élevé au-dessus de ce disque sur un pédicule court, épais et cylindrique. Tête à deux tentacules pointues, ayant les yeux à leur base extérieure. Manteau débordant sur les côtés, et terminé antérieurement par un prolongement plié en tube. Un petit opercule corné, attaché au pied ou disque de l’animal. ( Argenv. Zoomorph. t. 4, fig. B. )
 
* Clavatula coronata. n. Chemri. xi, t. 190, f. i85i, i832.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/103]]==
 
C É P H A L E S. L I L Ie GENRE.
 
TROCHIER : Gasteropode à disque ventral bordé on frangé dans son contour, et muni d’un petit opercule orbiculaire, mince et corné, qui se plie en rentrant
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/104]]==
 
dans l’ouverture de la coquille. Deux tentacules émoussées à leur sommet, portant les yeux à leur base extérieure.
Ii • j J i. 1 | ’ f)|
 
* Turbo marmoratus.'L. List. Çonch. t. 58j?
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/105]]==
Çonch. t. 58j?
 
f. 46. Guait. t. 64, fig. A. Favanne, t. 8,fig. K, i. Chemn. 5, t. 179, f. 1776, 1776. Vulg. le burgau.
Cyclostomier....
 
* Cyclostoma delphinus* n. Turbo del phi-
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/106]]==
n. Turbo del phi-
 
nus. L. Argenv. t. 6, fig. H. Gualt. t. 68, fig; C. Chemn. Conch. 5, t. 175, f. 1753 à 1755.
* Pupa upa. n. Turbo uva. L. Peliv. Gaz, t. 27, f. 2. Gualt. Test. t. 58, fig. D. Bdrn. Mus, p. 540, vign. fig. E,
 
LXI9 GENRE. Turritelle. Tarritella.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/107]]==
. Tarritella.
 
Coq. turriculée. L’ouverture arrondie, et ayant les deux bords désunis supérieurement. Bord droit muni d”un sinus.
 
* Janthina fragilis. n. Helix janthina. L. List. Conch, t. 5j2, f. s4. Brown. Jam. t. 5g, f. 2. Chemn. 5, t. i66, f. 1677 et 1578.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/108]]==
 
LX II Ie GENRE.
 
Coq. ovale ou oblongue. L’ouverture entière, plus longue que large. Columelle lisse, tronquée à sa base.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/109]]==
 
C E P H A L E S.
Mélanier.....
 
* Melania amarula. n. Hélix amarula. I.in>
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/110]]==
in>
 
Rumph. Mus. t. 55, fig. F. F. Born. Mus. t. iGy f. 21. Chemn. g, t. i 54, f. 1218, 121 g.
 
Volvaire. P^oloaria.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/111]]==
 
■Coq. cylindrique, roulée sur elle-même, sans spire saillante. Ouverture étroite, aussi longue que la coquille. Un ou plusieurs plis sur la base de la columelle. Volvairier...
 
Coq. discoïde, à spire non saillante, applatie ou enfoncée. L’ouverture entière, plus longue que large, échan-crée latéralement par la saillie convexe de l’avant-dernier tour.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/112]]==
 
PLANORBIER : Gasteropode fluviatile, ayant deux tentacules cylindriques- subulées, et les yeux à la base interne des tentacules.
 
* Helicina neritella. n. List. Conch, t. Ci,
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/113]]==
 
r. 59.
 
* Natica canrena. n. Nerita canrena.L\n. Nerita. List. Conch, t. 56o, f. 4. Guah. t. 67, fig. V etX.Argenv. t. 7, lîg. A. Chemn.Çonch. 5,1.186, f. i860 et 1861.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/114]]==
 
LXXV IIe GENRE.
 
Coq applatie, auriforme, à spire très-basse, presque latérale. Ouverture très-ample, plus longue que large, entière. Disque percé de trous disposés sur une ligne parallèle au bord gauche.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/115]]==
 
HàLIOTIDIER : Gasteropode à tête conique, tronquée, munie de quatre tentacules, dont deux plus grandes et pointues, deux plus courtes portant les yeux à leur extrémité. Le pied fort ample. Tout le bord du manteau garni de filets nombreux. ( Ormier. Adans. Seneg. t. 2, f. 1.)
 
* Vermicularia lumbricalis. n. Serpula lum• bricalis. Lin. List. Conch, t. 548, f. 1. Gualt. t. 10,fig. q. V. Argenv. t. 4, fig. I.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/116]]==
 
L X X X Ie GENRE.
 
Coq. univalve, très-mince, en cône applati sur les côtés, à sommet en spirale involute et très-petit.e, et à dos garni d’une carène dentée. Ouverture entière, ovale-oblongue, rétrécie yers l’angle de la carène. Carinairier....
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/117]]==
 
* Carinaria vitrea. Patella cristata. Lin. Syst. Nat. n°. 768. Argonauta vitrea. Gmel. Syst. Nat. Argenv. Appendix, t. 1, %. B. Fa-vanne, t. 7, fig. C, 2. Martini Conch, j, t. 18, f. 16 3.
Nautile. Nautilus.
 
Coq. en spirale, subdiscoïde, dont le dernier tour enveloppe les autres, et dont les parois sont simples.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/118]]==
sont simples.
 
Loges nombreuses, formées par des cloisons transverses, simples, et dont le disque est perforé par un tube.
 
Coq. en spirale discoïde, à tours contigus et tous appa-rens, à parois internes articulées par des sutures sinueuses. Cloisons transverses lobées et découpées dans leur contour, et percées par un tube marginal.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/119]]==
 
Ammokitier....
f
 
* Nummulites lœvigata. Br. Pierre lenticulaire. Bourg. Pétrif. t.5o,f. 321. Amas de pierres lenticulaires, ibid. f. 324. Hélicité. Gueti. Mém. 3, p. 451, t. i5, f. 1-10. Knorr. Foss. 11, t. A. VIIj n°. 1-12. Pierres numismales. gcnv. Oryctol. pl. 8, f. 10. Camerina, Br.B
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/120]]==
r.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/121]]==
 
X C I I8 GENRE.
Coq. droite ou arquée, un peu conique *, loges distinctes formées par des cloisons transverses simples, perforées par un tube, soit central, soit latéral. Orthocérier...
 
* Orthocera raphanoides. n. Ortheceras... Gualt. Test. t. ig,fig. L.M.PlancuSjt. 1, f. vi. Nautilus raphanus. Lin.r
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/122]]==
aphanus. Lin.
 
MOLLUSQUES X C I Ve GENRE.
Breyn. Dissert, de Polythalam, p. 4i, t. 1, n°. 1-14. Klein cletubulis marinis7t. 8, f. 2-15.
 
Obs. Ceseroitici le lieu de placer, comme genre particulier, sous le nom de furcelle (furcella ), ce singulier tube testacée multiloculaire, qu’on a nommé serpula polythalamia> s i l’on pouvoit seulement déterminer la classe de l’animal qui l’a formé. Mais on ignore si cette dépouille appartient à un rao/-lusque ou à un ver. Peut-être se rapproche-t-elle, ainsi que l’arrosoir (le 82' genre), des fistülanes et des tarets, dont ils ne sont éloignés l’un et l’autre que parce qu’on ne connoît que leur valve tubuleuse.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/123]]==
valve tubuleuse.
 
ORDRE SECOND.
 
La partie du corps de ces mollusques où se trouve leur bouche n’est nullement saillante. Elle est enveloppée par le manteau de manière
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/124]]==
 
qu’elle est immobile et incapable de se montrer au-dehors : en sorte qu’on ne peut pas convenablement lui donner le nom de tête.
 
Dans les espèces conchylifères les branchies sont grandes, placées entre, les lobes du manteau et le ventre de l’animal, et attachées deux à deux vers le dos de la coquille dont elles égalent à-peu-près la longueur. Elles ressemblent à quatre feuillets membraneux, très-minces, taillés en demi-lune, et formés par un tissu de petits vaisseaux repliés et disposés comme des tuyaux d’orgues fort serrés.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/125]]==
 
Il n’y a d’autres tentacules dans les mollusques acéphalésquelesfilets courts qu’on trouve souvent soit à l’anus de ces animaux, soit sur les bords du manteau où ils forment des franges, comme dans l’huître, la moule, &c. Dans certaines-circonstances ces filets ont la faculté de se mouvoir en manière de vibration avec une rapidité qui fatigue l’œil de l’observateur. Ils sont doués d’une sensibilité exquise.
 
,io8 mollusques
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/126]]==
 
mollusques céphalés qui composent le premier ordre de cette classe.
 
' Les mollusques acéphalés nus sont très-peu nombreux dans la nature, comparativement aux mollusques acéphalés corichylifères $ et même on n’en connoît encore qu’un pëtit nombre de genres. Les uns sont constamment fixés sur différens corps marins, et les autres sont libres et nagent dans les eaux. Voici les genres connus qui appartiennent à cette section.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/127]]==
 
XCVIe GENRE.
 
* Marnmaria mamilla.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/128]]==
 
DEUXIÈME SECTION.
 
Dans la coquille des acéphalés conchy lifè-res, il n'y a point d'ouverture, ou ce qu'on
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/129]]==
 
appelle improprement bouche de la coquille, qui soit fixe et déterminable. C’est pourquoi les caractères principaux sont empruntés de la considération du nombre des valves et des particularités qui appartiennent à leur articulation ou à ce qu’on nomme la charnière de la coquille.
 
La coquille de ces mollusques est composée ou de deux pièces seulement ou de deux pièces principales articulées en charnière, avec ou sans pièces accessoires. Ces deux pièces
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/130]]==
 
soit uniques, soit principales, sont égales en-tr’ellesj c’est-à-dire se ressemblent dans leurs dimensions et dans leur forme.
 
Il5
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/131]]==
 
Ce GENRE.
 
* Modiola papuana. n. Argenv. t. 22, fig. C. Encycl. t. 219, fig. 1. Chemn. 8, t. 85, f. 767. Vulg. la moule des Papous.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/132]]==
 
CIIe- GENRE.
 
* U nid littoralis. n. En cyclop, pl. 248, f. 2. Sdirot. Flus. Conch. t. 2 j f. 3. Testa subqua-drata a mya pictorum distinctissima.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/133]]==
 
acéphales. h5 C I Ve GENRE.
 
Coq. transverse, inéquilatérale, à crochets écartés.Charnière en ligne droite simple aux extrémités et garni*
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/134]]==
 
116 MOLLUSQUES
 
ACÉPHALÊS. u7j
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/135]]==
 
* Trigonia nodulosa. n. Knorr. Foss. p. 11, t. 17, f. 8. Encyclop. t. 237, f. 4.
 
* Hippopui maculatus. n.List. t. 549 > £ 187. et t. 55o, f. 188. Rumph. Mus. t. 43, fig. C. Argenv.t. 25,fig. H. Chemn. 7,t.5o, 498,^99. Encycl. t. 206, f. 2. Vulg. le chou ou la feuille de chou.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/136]]==
 
CXI* GENRE.
 
ACÉPHALÈS.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/137]]==
 
CXI 11* GENRE.
* Crassateîla gibba. n. Chemn. Conch. 7, Supp. t. 69, litt. A, B 7 C, D. Mactra. Encycl. pl. 259, f. 3, a. b.
 
* Crassateîla sulcata, n. Fossile des env. de Beauvais.Beauv
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/138]]==
ais.
 
C X Ve GENRE.
 
* Lutraria elliptica. n. List. Conch, t. 415, f. 25g. Martini Conch. 6, t. 24 3 f. 24o, 241. Encycl. pl. 258, f. 3. A prœced. distinctis-sima.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/139]]==
 
ACÉPHALES.
 
¥ Petricola striata. n.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/140]]==
 
2 22
 
ACÉPHALES.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/141]]==
 
VÉXüSlER : Acéphale faisant saillir deux tubes inégaux, et un pied en lame sécuriforme.
 
Cycladier : Acéphale fluviatile, faisant saillir deux tubes d’un côté, et de l’autre un pied linguiforme.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/142]]==
 
* Cyclas cornea, n. List. Conch, t. 15g, f. i4t. Pennant, Brit. Zool. 4, t. 49, f. 56. Chemn. 6, t. i3, f. i53. La came des ruisseaux. GeofFr.
 
* Tellina radiata. L. Gualt. Test. t. 89, fig. I. Argenv. t. 22, %. A. Chemn. 6, t. 11, f. 100 et 102. Vulg. le soleil levant.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/143]]==
 
acéphales. 125 CXXVT GENRE.
 
Coq. transverse, à bords supérieur et inférieur presque droits, à crochets non-saillans et bâillante aux deux extrémités. Deux ou trois dent3 à la charnière, fournies par les deux valves. Ligament extérieur. SOLENIER: Acéphale à manteau fermé par-devant, ayant un pied musculeux, subcylindrique, qu’il fait sortir
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/144]]==
 
126 MOLLUSQUES
 
Myer : Acéphale marin, ayant le manteau fermé par-devant, et faisant sortir par une extrémité de sa coquille un pied court, suborbiculaire, et par l’autre extrémité un tube double, très-grand, qu’il forme avec son manteau.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/145]]==
 
ACÉPHALES. 127
 
Dans les coquillages de toute cette sous-division les valves de la coquille sont réellement inégales, quoique d'une manière plus ou moins apparente, selon les espèces. Tantôt ces valves sont au nombre de deux seulement, et articulées en charnière, et tantôt elles sont en plus grand nombre. Quelquefois la pièce
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/146]]==
 
principale est en forme de tube régulier ou
 
* Teredo vulgaris, n. Teredo navalis. Lin. Sellius Tered. t. i. Adans. Seneg.p. 264, t. 19, fig. 1. Guettard,mém. 5, pl.69,f.4,5.Encycl. pl. 167, f. i-3.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/147]]==
 
ACÉPHALES. 129
 
 
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/148]]==
 
[ B ] Deux valves ou simplement opposées 9 ou articulées en charnière.
* Radiolites angeiodes. n. Ostracite. Picot de la Peyrouse. Descript. d’orthocératites, &c. t. 12 et i3.Encyclop.pl. 172,f. 1-6.
 
ACÉPH ALÉS. CXXXVI* GENRE.C
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/149]]==
XXXVI* GENRE.
 
x3i
 
* Spondylus gœderopus. List. Conch, t. 206, f.-4o.Gualt.Test. t. 99, fig.F.Chemn. 7, t.44,
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/150]]==
 
f. 469. Encycl. t. 190, f. 1. Vulg. l’huître épineuse commune, ouïe pied d’âne.
Nota. Les unes ont les bords des valves simples et unis. Les autres ont les bords des valves plissés ou en crêtes.
 
¥ Ostrea edulis. L. Argenv. Zoom. t. 5, f. A»Zoo
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/151]]==
m. t. 5, f. A»
 
Bast. op. subs. 2, f. 1,2 et 8, g. Chemn. Conch. 8, t. 74, f. 682. Encyci. t. i84, f. 7-8. L'huître commune.
. .»* 1 .
 
* Malleus vulgaris, n. Argenv. t. 19, fig. A. List. t. 219, f. 54. Gualt. Test. t. 96, fig. D, E. Chemn. 8, t. 70, f. 655,656. Encyci. pl! 177, f. 12.1
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/152]]==
77, f. 12.
 
MOLLUSQUES CXLIIe GENRE.
* Perna ephipium, n. List. Conch, t. 227, f. 62. Chemn. 7, t. 58, f. 676,5jy. Encyclop. pl. 176, f. 2. Ostrea ephipium. Lin.
 
* Perna maxillata. n. Knorr. Petrif vol. 2, t. 64. Fossile trouvé dans la Virginie par le citoyen Beauvois. On le trouve aussi en Italie.au
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/153]]==
ssi en Italie.
 
C X L I V* GENRE.
 
* Pecten maximus. n. List. Conch, t. i65, f. 1. et 1.167, f. 4. Pennant Zool. Brit. 4, t. 69, f. 61. Chemn. 7,t. 60, f. 585. Encycl. pl.209, f. 1. Ostrea maxima. L. Vulg. la grande pèlerine.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/154]]==
 
CXLVI* GENRE.
 
Coq. régulière, inéquivalve et inéquilatérale. Deux dents cardinales oblongues,inégales et divergentes à la valve supérieure ; deux fossettes oblongues à l’autre valve. Ligament intérieur. Deux impressions musculaires.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/155]]==
 
* Pandora margaritacea. n. Tellina inœ-quivalvis-, Lin. Brunnich. Naturf. 3, p. 3i3, t.7,f. 26-28. Chemn. 6,t. 11, f. 106, a. b. c.d. Encycl. pl. z5o, f. i, a. b. c.
Anomie. ^4nomia. .
 
Coq. inéquivalve, irrégulière, operculée, adhérente par son opercule. Valve inférieure ayant à son crochet un trou ou une échancrure qui se ferme par un petit
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/156]]==
par un petit
 
opercule osseux, fixé sur des corps étrangers et auquel s’attache le ligament.
Coq. régulière, fixée par un ligament ou un tube court, et composée de deux valves inégales, dont la plus-grande a son crochet avancé presqu’en bec et percé d’un trou par où passe le ligament. Charnière à deux dents.
 
Deux branches grêles, fourchues et osseuses, tenant àosseuse
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/157]]==
s, tenant à
 
la valve non percée, paroissent servir de soutien à l'animal.
 
Coq. inéquivalve, bombée, transparente,bâillante sous son crochet avancé, tricuspidée à sa base, et ayant'ses ' valves connées.
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HVALIER : Acéphale faisant sortir hors de sa coquille deux bras applatis, cunéiformes, trilobés, opposés l’un à l’autre, et au moyen desquels il nage dans la mer.
 
LlNGüLlER : Acéphale muni de deux bras fort longs, ciliés dans toute leuï longueur, extensibles au gré de-
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/159]]==
 
l’animal, et qui rentrent dans la coquille en se roulant en spirale. Les deux lobes du manteau bordés de filets.
 
Lin. Vulg. la conque anatifère.
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C L V 11 Ie GENRE.
 
14. Hippe.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/161]]==
 
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/162]]==
 
15. Ranine.
36. Amymone.
 
37.
37. Céphalocle.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/163]]==
Céphalocle.
 
CLASSE SECONDE.
Les crustacés viennent nécessairement et immédiatement après les mollusques car après eux ce sont les mieux ouïes plus complètement organisés de tous les animaux sans vertèbres. Us ont, comme les mollusques, des branchies pour la respiration, et un cœur musculaire pour la circulation de leurs fluides5 mais leur corps et leurs membres sont articulés comme dans les aracnides et dans les insectes.
 
La considération des articulations du corps et des membres des crustacés les a jusqu’à ce jour fait regarder par tous les Naturalistes comme de véritables insectes, et j’ai moi-même long-temps suivi l’opinion commune à cet égard. Mais comme il est reconnu que l’organisation est de toutes les considérations la plus essentielle pour guider dans une distribution méthodique et naturelle des animaux, ainsi que pour déterminer parmi eux les véritables rapports, il en résulte que les crustacés respirant uniquement par des branchies, à la manière des mollusques, et ayant comme eux un cœur musculaire, doivent être placés immédiatement après eux, avant les aracnides et les insectes quin’ont pas une semblable, organisation.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/164]]==
est de toutes les considérations la plus essentielle pour guider dans une distribution méthodique et naturelle des animaux, ainsi que pour déterminer parmi eux les véritables rapports, il en résulte que les crustacés respirant uniquement par des branchies, à la manière des mollusques, et ayant comme eux un cœur musculaire, doivent être placés immédiatement après eux, avant les aracnides et les insectes quin’ont pas une semblable, organisation.
 
Outre la considération du cœur des crustacés, des branchies dont ils sont munis pour leur respiration, et de leur défaut de stigmates, car ils n’ont point de trachées, ils ont encore la faculté de s’accoupler et d’engendrer plusieurs fois pendant la durée de leur vie, ce qu’ils ont de commun avec les mollusques'et même avec les aracnides, mais ce qui les distingue fortement des insectes qui ne jouissent nullement de cet avantage.
 
ï)’une autre part, les animaux qui terminent la classe des mollusques, savoir les deux derniers genres d’acéphalés multivalves, tels que les balanites et les analifs, ont des tentacules articulés, et semblent véritablement former le passage des mollusques aux crustacés d’une manière remarquable.
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Un autre rapport qui rapproche encore les crustacés des mollusques peut être emprunté de la considération des yeux. En effet on sait que dans beaucoup de mollusques les yeux sont élevés sur des pédicules mobiles, et qu'ils sont situés soit à l'extrémité de ces pédicules, soit au-dessous de cette extrémité. Onretrouve exactement la même chose dans beaucoup de crustacés, avec cette différence que dans ceux-ci les pédicules ayant une peau dure et crustacée, ne peuvent pas être aussi contractiles. Ils le sont effectivement un peu moins. Cependant les ayant observés pendant la vie de l'animal, je les ai vu se retirer subitement au moindre attouchement qu’ils recevoient, rentrer en partie et se cacher ou se resserrer dans la fossette même où ils sont placés. J’ai cru même m'appercevoir que ces yeux ne voient guère plus que ceux que soutiennent les tentacules des limaces et des gastéropodes univalves.
 
Les crustacés ont leurs parties molles, couvertes à l'extérieur d'une croûte dure, pres-qu’osseuse, en partie crétacée et en partie cornée danslesuns; mais paroissantsimplement cornée dans d’autres. Cette peau crustacée des animaux dont il s'agit, est en général composée de plusieurs pièces. Elle est d'abord
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/166]]==
 
flexible et cornée lorsqu’elle est formée nouvellement mais elle se durcit graduellement, et se change en une croûte qui devient à la fin plus ou moins pierreuse, selon les espèces.
 
Je divise les crustacés en deux ordres, d’a-» près la considération des yeux de ces animaux ; les uns ayant les yeux pédiculés et mobiles, tandis que les autres les ont fixes et sessiles.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/167]]==
 
Eli conséquence, aux animaux du premier ordre, j’ai donné le nom de crustacés pédiodes, parce qu’ils ont les yeux pédiculés et mobiles ; et, par opposition, j’ai donné le nom de crustacés sessilioclcs aux animaux du second ordre, parce qu’ils ont les yeux fixes et sessiles.
 
Les crustacés pédiocles, qu’on nomme aussi caparassés ou cuirassés ( loricati ), et que d’autres appellent malacostracés, sont en général les plus grands et les plus connus des crustacés. Ces animaux sont remarquables et bien distingués de ceux de l’ordre second, en ce que leurs yeux toujours distincts, c’est-à-dire séparés, sont élevés sur des1 pédicules mobiles et ne sont jamais composés ou à réseau. Leur tête en général n’est point recouverte par un bouclier crustacé qui la déborde. Ils attachent leurs œufs sous leur queue, mais ils les portent alors toujours à nu $ au lieu que dans les crustacés de l’ordre second, les fe-
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melles portent leurs œufs soit sous le ventre, soit sous la queue, soit attachés au derrière ; mais toujours enfermés dans une pellicule qui forme une espèce de sac. Enfin les crustacés pé-diocles ont presque tous les branchies à l'intérieur, car il n'y a même que le dernier genre de cet ordre qui ait les branchies découvertes. Aussi ce genre fait-il la transition naturelle des crustacés du premier ordre à ceux du second, qui tous paroissent avoir leurs branchies à l'extérieur.
 
Quatre antennes courtes, inégales: les deux intérieures coudées ou pliées, à dernier article bifide; les deux extérieures sétacées. Corps court, plus large antérieu-
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/169]]==
 
rement ou dans sa partie moyenne que postérieurement. Dix pattes onguiculées : les deux antérieures terminées en pinces.
 
Dix pattes onguiculées : les deux antérieures terminées en pinces.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/170]]==
 
* Ocypoda ceratophthalma. Fabr. Cancer cursor. Lin. Pallas spicil. Zool. 9, t. 5, f. 7. Herbst. 1, p. 74, t. 1, f. 8, 9.
 
* Grapsus depressus. n. Herbst, t. 3, f. 35 3 a. b.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/171]]==
 
V« GENRE.
 
* Portunus depurator. Fab. Ent. Suppl, p. 365. Rumpb. Mus. t. 6, fig. P. Cancer sex-dentatus. Herbst. p. i53?n°. 60, t. 7>fl 5*ret t„8,f. 53.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/172]]==
 
Nota. Les crabes d’Herbst. pl. 7, %. 4% 9 4g, 5o, 5s. Pl. 8, f. 56 et 57. Pl. 38, f. 1 et 3. Pl. 3g et pl. 4o, f. 1, sont des espèces de ce genre.
Dix pattes : les deux antériéures terminées en pinces ; toutes les autres terminées par une lame plate et oyale.
 
* Mcituta victor.
* Mcituta victor. Fabr. Ent. Suppl, p. 36g. Seba Mus. 5, t. 20, f. 10,11. Rumph. Mus. t. 7, fig. S. Herbst. Cancr. p. i4o, n°. 4cj, t. 6, f. 44.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/173]]==
Fabr. Ent. Suppl, p. 36g. Seba Mus. 5, t. 20, f. 10,11. Rumph. Mus. t. 7, fig. S. Herbst. Cancr. p. i4o, n°. 4cj, t. 6, f. 44.
 
[B] Corps suborbiculaire.
 
Corps suborbiculaire, plus ou moins convexe, quelquefois renflé, à queue nue, repliée en dessous.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/174]]==
 
Dix pattes, toutes onguiculées; les deux antérieures terminées en pinces.
 
*Maja longimana. C. Rumph. Mus. t. 8, f. 2, Seba Mus. 5, t. 20, f. 12. Herbst. t. ig, f. io5l
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/175]]==
 
X I Ie GENRE.
 
t, 22, f. 2. '
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/176]]==
 
i56
Deux antennes filiformes, articulées, bifides au sommet. • Deux feuillets^n crêtes, dentés, ciliés, articulés inférieurement, tenant lieu d’antennes extérieures.
 
P É D I O C L E S. 15y
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/177]]==
15y
 
Corselet grand, large; queue garnie d’écailles natatoires. Dix pattes : les antérieures non-chelifères.
 
* Astacus marinus. Fab. C. Gammarus. L. Pennant, Brit. Zool. 4? t- 10, f. 21. Herbst. t. 25. Le houmar.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/178]]==
 
X VI I Ie GENRE.
 
l5g
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/179]]==
 
Palinure. Palinurus.
 
XXII» GENRE.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/180]]==
 
Palemon. Palœmon.
 
* Squilla mantis. Fab. Seba Mus. 5, t. 20, f. 2, 3. Herbst. t. 33, f. 1. Cancer mantis. L. La mante de mer.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/181]]==
 
* Squilla maculata. Fab. Rumph. Mus. t. 5, f. 2, Herbst. t. 55, f. 2.
 
Les crustacés sessiliocles, que d’antres nomment entomostracés, sont des crustacés aquatiques qui, par leurs' rapports, semblent tenir le milieu entre les crustacés pédiocles et lès arachnides.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/182]]==
 
IL y en a de fort grands, comme les polyphénies; mais la plupart des autres sont fort petits, et souvent même microscopiques.
 
pièces crustacêes qui couvrent leur corps .
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/183]]==
 
dans celui de leurs pattes, dans celui de leurs antennes, enfin dans celui' même de leurs yeux ; car souvent leurs yeux sont tellement rapprochés, qu’alors ils sont réunis en un seul œil apparent. Cette dernière considération a engagé Linnëus à réunir presque tous les crustacés sessiliocles dans un seul genre, sous le nom de wzo/zocw/t/.ç, quoiqu’un grand nombre de ces monocles ayent deux yeux bien distincts.
 
Les organes de la génération dans les animaux de cet ordre, au nombre de deux ou d’un seul dans chaque individu, sont cachés dans la queue, ou dans la poitrine, ou enfin dans les antennes, comme dans les araignées mâles, ils le sont dans leurs antennules. Parmi les femelles, les unes attachent leurs œufs sous leur queue et les y accumulent sous la forme de grappe serrée, qui semble être nue $ d’autres portent leurs œufs hors du corps,
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/184]]==
 
sous le ventre ou attachés au derrière et renfermés dans une pellicule qui forme une espèce de sac, dans lequel les petits restent et croissent ensemble.
 
165
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/185]]==
 
Corps alongé, couvert de pièces crustacées transverses. Des appendices_bifides sur les côtés de la queue et à son extrémité. Des pattes articulées et onguiculées.
 
* Caprella scolopendroïcles. n. Cancer linearis. Lin. Bast. op. subsesc. 1, t. 4,f. 2.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/186]]==
 
Pennant, Zool. Brit. 4, t. 12, f. 32. Herbst. p. 142, t. 36, f. 9, 10.
 
* Ligia oceanica. Fab.Ent. Suppl. 3oi. Bast, op. subs. t. 13, f. 4. Oniscus oceanicus. Lin.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/187]]==
 
XXXe GENRE.
 
* Forbicina argentea. n. F. Plana. GeofF. îns. 2, p. 6io, t. 20, f. 3. Lepisma saccha-rinum. Lin. Elle court avec beaucoup de célérité. Son aspect est celui d'un petit poisson alongé y applati» argenté et luisant.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/188]]==
 
X X XI Ie GENRE.
* Polyphemus gigas. n. Rumpb. Mus. t. ; 2, fig. A, B. Seba Mus. 3, t. 17, f. 1. Monoculus
 
SESSILICCLES. 1G9 polyphemus. Lin. Linmlus polyphemus. Fab. Vulg. le crabe des moluques.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/189]]==
Fab. Vulg. le crabe des moluques.
 
* Polyphemus occidentalis. n.
 
* Daphnia pulex. n. Monoculus ptilcx. Lin. Fab. &c. Daphnia... Mull. Entomostr. p. 82, t. 12,f. 4-7.Encycl. t. 260, f. i-4.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/190]]==
 
XXXV Ie GENRE.
 
* Cephaloculus stagnorum. n. Monoculus oculus. Lin. Polyphemus. Mull. Entomostr. p. 11 g, n°. 1 * t. 20, f. i-5. On le rencontre en grandes troupes dans les eaux. Il nage sur le dos. On soupçonne que cet animal singulier n’est qu’une larve.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/191]]==
 
TABLEAU DES ARACHNIDES.
6. Pince. 7. Elaïs. 8. Trombidion. * Bouche munie d’une trompe ou d’un suçoir. 9. Hydracne. 10. Bdelle. 11. Mitte. 12. Pycnogonon. 2 g. Podure.
i3. Nymphon. •
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/192]]==
 
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/193]]==
 
CLASSE TROISIÈME.
 
Tous les crustacés respirent par des branchies, et sont en conséquence dépourvus de
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/194]]==
 
172
stigmates. Leur peau est par-tout recouverte* de pièces crustacées, et leur abdomen est tellement confondu avec le thorax, que le plus souvent il est nul. Dans les arachnides non-seulement les stigmates indiquent qu’il n’y a point de branchies pour la respiration ni de véritable cœur ; mais la peau presque toujours molle, et l’abdomen dans le plus grand nombre, nu, saillant et bien distinct du thorax, offrent des caractères qui font reconnoitre ces animaux au premier aspect. D’ailleurs presque tous les crustacés ont plusieurs paires de mâchoires, ce qu’on n’observe pas dans les arachnides qui ont en général une paire de mandibules et une seule paire de mâchoires fort petites, et souvent même tout-à-fait nulles. Quelques genres qui font partie de cette classe n’ont même pour constituer leur bouche qu’une trompe ou une espèce de suçoir.
 
11 paroît donc évident, d’après l’examen des rapports naturels les mieux constatés, que les arachnides doivent, former une classe particulière, qu’on ne sauroit écarter ni de celle des crustacés ni de celle des insectes, qui est cependant très-distincte de l’une et de l’autre, et qui par conséquent doit être placée entr’elles. En effet ils diffèrent essen-es
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/195]]==
sen-
 
tiellement des insectes en ce qu’ils ne subissent jamais de métamorphose, qu’ils naissent sous la forme qu’ils doivent toujours conserver, et qu’ils multiplient plus d’une fois dans la durée de leur vie.
 
20. Les arachnides antennistes*
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/196]]==
 
ORDRE PREMIER.
 
Deux antennules filiformes, articulées, arquées, pointues dans les femelles, en [massue et portant les organes de la génération dans les mâles.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/197]]==
 
Deux mandibules arquées, armées à leur extrémité d’un ongle mobile, corné et très-aigu. Deux mâchoires. Six ou huit yeux.
 
* Phrynus caudatus. Phalangium cau-datam. L. Pallas Spied. Zool. 9, p. 3o, t. 3,
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/198]]==
 
f. 1,2. Seba Mus. 1, t. 70,T. 7,8. Paranlul^ caudata. Fab. p. 435 3 &c.
 
Le faucheur des murailles.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/199]]==
 
V Ie GENRE. pince. Chelifer. G.
 
 
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/200]]==
 
278 ARACHNIDES
 
t. 9, f. 15-20.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/201]]==
 
X* G E N R E.
 
* Acarus scabiei. L. Degeer, ins. 7, p. g4, t. 5, f. 12, i3. Encycl. pl. 255, f. 9. La mitte des ulcères galeux.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/202]]==
 
180 ARACHNIDES X I Ie GENRE.
 
* Nymphum grossipes. Fab. Phalangium grossipes. Lin. Stroem. Su'ndm. 208,t. 1, f. 16.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/203]]==
 
ORDRE SECOND.
 
[ B ] Six pattes ( famille des parasites )-
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/204]]==
 
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/205]]==
 
XVII* GENRE.
Queue fourchue, repliée sous le ventre, propre pour sauter. Six pattes.
 
* Podura villosa.
* Podura villosa. L. GeolF. ins. 2, p. 608, n°. 4 > t. 20, f. 2. Sulz. hist. ins. t. 29, f. 2.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/206]]==
L. GeolF. ins. 2, p. 608, n°. 4 > t. 20, f. 2. Sulz. hist. ins. t. 29, f. 2.
 
* Podura aquatica. L. Geoff, ins. 2, p. 610, n°. 8. Degeer, ins. 7, p. 23, t. 2, f. 14, 15. Elle est noirâtre. On la trouve en grandes troupes sur les eaux dormantes.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/207]]==
 
essk.«.iv.i0 a i cxili cLicxi ue leur vie sontTépan-dus et également situés dans toute l'étendue
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/208]]==
 
TABLEAU DES INSECTES.
 
APTERES.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/209]]==
 
184. Pnce.
 
On peut dire de ces animaux, ainsi que de ceux des classes suivantes, que les organes essentiels à l'entretien de leur vie sont répandus et également situés dans toute l'étendue
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/210]]==
 
de leur corps, au lieu d’être isolés soit dans des cavités séparées, soit dans des lieux particuliers, comme cela a lieu dans les animaux des classes précédentes.
 
Les larves subissent différentes mues, c’est-à-dire changent plusieurs fois de peau à mesure qu’elles se développent. Elles sont très-voraces, et demeurent souvent plus long-
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temps dans cet état que dans celui d’insecte parfait. Parvenues à leur dernier accroissement, elles subissent une transformation, et passent à l’état de nymphe ou chrysalide.
 
Les nymphes après un temps quelconque, dont la durée varie selon les espèces, selon la saison, &c. subissent une transformation qui fait passer l’animal qui l’éprouve à l’état d’insecte parfait.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/212]]==
 
Quant aux insectes qui, au lieu de subir cette triple métamorphose, ne font qu’acquérir de nouvelles parties pour arriver à l’état parfait, ils ont en naissant la forme principale qu’ils doivent toujours conserver; ils ne prennent jamais d’état forcé d’immobilité, de contraction de parties et d’abstinence ; mais ils acquièrent des ailes dont, dans leur jeunesse, ils n’ont que des moignons ou de simples rudi-mens.
 
On distingue dans l’insecte parfait quatre parties principales, qui sont la tête y le thorax, Y abdomen et les membres.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/213]]==
 
LA TÊTE.
 
20. La lèvre inférieure ( labium inferius ) : c’est une autre pièce transversale, mobile, membraneuse ou coriace, qui termine la bouche inférieurement, et donne naissance aux antennules postérieures. On ne la trouve point dans les hémiptères ni dans les insectes qui n’ont point de lèvre supérieure.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/214]]==
 
3°. Les mandibules ( mandibules ) : ce sont deux pièces ordinairement dures, cornées, aiguës, tranchantes, entières ou dentées,placées de chaque côté de la bouche, immédiatement au-dessous de la lèvre supérieure, lorsqu’elle existe. Leur mouvement est latéral, tandis que celui des lèvres s’exécute de haut en bas et de bas en haut. Les lépidoptères, les hémiptères et les diptères n’ont point de mandibules.
 
6°. Les antennules ou les palpes {palpi):
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/215]]==
 
elles sont au nombre de deux, ou de quatre, ou de six. Ce sont de petits filets mobiles, articulés, qui ressemblent à des barbillons ou à de petites antennes. Elles ont leur attache à la partie extérieure des mâchoires et aux parties latérales de la lèvre inférieure dans les coléoptères, les orthoptères, les névrop-tères, &c. elles accompagnent la trompe de plusieurs hyménoptères et diptères} mais les hémiptères en sont privés.
 
8°. Le bec ( rostrum ) : c’est une espèce de trompe articulée, mobile, recourbée sous la poitrine, et creusée supérieurement en manière de gouttière ou de demi-fourreau, pour recevoir un suçoir composé de trois soies ou filets très-déliés que les insectes qui en sont
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munis introduisent dans le corps des animaux ou dans le tissu des plantes dont ils se nourrissent. Le bec constitue spécialement la bouche des hémiptères.
 
io°. Le suçoir ( haustellam) est formé de deux à cinq filets très-minces, très-déliés, qui portent le 110m de soies, et qui, se réunissant ensemble,complètent un cylindre creux,propre à laisser passer les sucs dont se nourrissent les insectesà suçoirs.Dans les hémiptères etlaplu-part des diptères, le suçoir est accompagné d’une gaîne articulée ou non articulée dans laquelle il se renferme lorsqu’il n’agit point ; mais dans les lépidoptères,le suçoir qui alors prend le nom de langue, n’a point de gaîne particulière et saillante pour se renfermer. Ainsi la trompe et le bec qui contiennent le suçoir manquent quelquefois j mais dans les insectes qui n’ont
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ni mandibules ni mâchoires, le suçoir ne manque jamais.
 
D’après ce qui vient d’être exposé sur les dix parties qui composent la bouche des in-
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i3
Outre les deux yeux dont nous venons de parler, on distingue sur la partie supérieure de la tête de beaucoup d’insectes deux ou trois points luisans et convexes, qui semblent être des espèces de petits yeux, et que les naturalistes ont en effet nommés petits yeux lisses. Il est néanmoins très-douteux que ce soit de véritables yeux.
 
Les antennes ( antennœ ), au nombre de deux, sont des espèces de cornes mobiles, articulées, plus ou moins longues, diversement conformées, et qui naissent de la partie antérieure et latérale de la tête. Tous les insectes en sont munis. Ces parties ont quelques rapports avec les tentacules des mollusques, comme les cornes de limaçons; mais les antennes des insectes sont articulées, tandis que les tentacules des mollusques ne le sont nullement.nulleme
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nt.
 
Le front est la partie supérieure et à-la-fois la plus antérieure de la tète celle qui occupe l’espace qui se trouve entre les yeux et la bouche. Cette partie a reçu dans les coléoptères le nom de chaperon ( clypeus ), et Ton sait que dans ces insectes cette pièce s’avance sur la bouche, et souvent la déborde de tous côtés, formant une espèce de bouclier ou de casque applati.
 
On a donné plus particulièrement le nom de corselet à la partie supérieure du thorax, celle qui se trouve entre la tête et la base des ailes.Immédiatement sous le corselet se trouve l’avant-poitrine qui donne naissance aux deux premières pattes. Elle est très-distincte de la
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poitrine, et est fort remarquable dans les coléoptères.
 
L’abdomen vient immédiatement après le thorax et termine postérieurement le corps .de l’animal. Dans les insectes parfaits il contient la plupart des viscères, et ne porte jamais les pattes. 11 est ordinairement caché sous les ailes ou les élytres. Sa partie inférieure a reçu
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plus particulièrement le nom de ventre. L'abdomen est composé d'anneaux ou de segmens dont le nombre varie, et l'on voit de chaque côté de ces segmens un stigmate comme aux parties latérales de la poitrine. L'ouverture située à la partie postérieure de l'abdomen donne issue aux excrémens et sert aussi pour la génération. Elle est souvent accompagnée de filets, de tarrière, on de quelqu'appendice ou piquant saillant ou caché.
 
La jambe est la pièce qui suit et qui tient à la cuisse. Sa forme est ordinairement cylindrique. Elle est souvent armée de poils roides, <de piquans ou de dentelures.
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Le tarse est une espèce de doigt, composé de deux à cinq pièces articulées les unes avec les autres, dont la dernière est ordinairement terminée par un double crochet. La considération du nombre des pièces du tarse fournit de bons caractères pour diviser certains ordres de la classe des insectes.
 
Lorsque les ailes supérieures sont différentes des inférieures par leur consistance, qu'elles sont dures, plus ou moins opaques, qu'elles ne servent point au vol, mais qu'elles font l'office de véritables étuis, en recouvrant et renfermant dans l'état de repos les ailes même de l'animal, on leur donne le nom d'élytres, qui signifie étui. Les élytres sont durs et presque toujours opaques dans les coléoptères. Jamais ils ne manquent; mais les ailes manquent quelquefois. Dans les orthoptères et les hémiptères, les . étytres sont presque
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membraneux ou demi - membraneux. Quelquefois même ils sont presque semblables aux véritables ailes.
 
La nécessité d’une bonne méthode en histoire naturelle, et par conséquent dans chacune de ses parties, est trop généralement reconnue pour m’arrêter à en démontrer ici les avantages. Les insectes d’ailleurs sont si nombreux, qu’il seroit impossible de les étudier
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et de les connoître, si on ne les distribuoit d’abord en grandes masses, et si ensuite on ne Formoit des divisions et des sous-divisions qui facilitent la recherche des espèces.
 
Dans ma distribution des insectes, les caractères empruntés de la considération des parties ;de la, bouché sont principalement employés à déterminer les ordres, concurremment avec la considération des ailes. Le citoyen Olivier a eii là même idée et l’a publiée dans ses ouvrages. Mais dans l’emploi de ces deux moyens, il a donné à la considération.des ailes une prééminence sur celle des parties de la bouche 5 au lieu que dans ma méthode je donne à la considération de la bouche des insectes une prééminence sur celle des ailes, ce
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qui change le placement des ordres, et conserve beaucoup mieux les rapports naturels dans le placement et la série des genres.
 
.202
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INSEC-TES
OBSERVATION.
 
La considération de la bouche des insectes employée concurremment avec celle des ailes dans la distribution des insectes, et pour en déterminer les ordres, écarte avec raison les hémiptères des orthoptères, avec lesquels on avoit coutume de les confondre ou de les associer. Cette disposition des ordres place d’ailleurs plus convenablement les lépidoptères ; car les abeilles qui terminent les hyménoptères, conduisent aux lépidoptères par les Sesies d’une manière frappante. Enfin l’emploi de toute autre considération forceroit de placer à,côté des diptères d’autres ordres que les hémiptères et les aptères : cependant ce sont les seuls qui aient, comme les diptères, un suçoir reçu dansjune gaine qu’on nomme tantôt bec et tantôt trompe ; ce qui établit entre ces insectes un rapport de première importance.premièr
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e importance.
 
ORDRE PREMIER.
 
Ces insectes ont une tête mobile, munie de deux antennes composées de dix ou onze articles assez distincts ; de deux grands yeux à réseau $ d'un chaperon applati, mutique ou épineux, et d'une bouche dont les principales pièces sont, i°. une lèvre supérieure qui manque quelquefois ; 20. deux mandibules qui se meuvent transversalement 3°. deux mâchoires situées au-dessus des mandibules et qui se meuvent de même $ 4°. une lèvre inférieure 5 5°. quatre ou six antennules.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/228]]==
 
Les petits yeux lisses manquent dans tous les insectes de cet ordre.
 
tarses.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/229]]==
 
ir* Section. — Cinq articles à tous les tarses.
 
Obs. Le C. Latreille a distingué sous le nom deplatyce-tus les lucanes qui ont des mandibules courtes dans les deux sexes, et la lèvre inférieure dépourvue de pinceaux. Voyez Lucanus çarabo'ides.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/230]]==
 
I Ie GENRE.
 
* Scarabœus hercules. L. Fabr. 1, p. 2. Oliv. pl. 1, f. 1, le mâle, et pl. s3, f. 1, la femelle. Margr. Bras. 247, f. 3. Petiv. Gaz. t. 70, f. 1. Mus. cadre ier, n°. 1, et cadre 2% n°. 3.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/231]]==
 
IV GENRE.
 
¥ Geotrupes stercorarius. n. Scarab, sterco-rarius. L. Fabr. 1, p. 3o. Oliv. ins. 1, p. 64, t. 5, f. 5g. Le grand pilulaire. GeofF. ins. 1, p. 75, n°. 9. Mus. n°. 5.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/232]]==
 
 
 
Corps oblong.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/233]]==
 
* Mcloloniha fullo. Fab. 1, 2, p. 154- Oliv. ins. 1, n°. 5, p. 9, pl. 3, f. 2S, a, b, c. Scara-bœus fullo. Lin. Mus. n°. 7,8,9,3 o.
 
i4
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/234]]==
 
* Goliathus cacicus. n. Cetonia cacicus. Oliv. ib. p. 8, t. 4, f. 22. Var. Mus. n°. i4o.
 
Antennes coudées, terminées en massue solide. Mandibules cornées, avancées. Mâchoires presque membraneuses, velues.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/235]]==
 
COLÉOPTÈRES. 211
 
* Dermestes lardarius. Lin. Fab. r, p. 227.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/236]]==
 
Oliv. ins. n°. 9, p. 6, pl. î, f. î, a,b. Le der-meste du lard. Geoff, i, p. loi, n°. 5. Mus. n°. î.
* Byrrhus pilula. Fab. 1, p. 84. Oliv. ins. n°. i3, p. 5, pl. 1, f. 1, a, b. Dermestespilula. Lin. Mus. n°. 1.
 
COLÉOTTÈRES. 2l5 X VI Ie GENRE.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/237]]==
GENRE.
 
I p s. Ips.
XXe GENRE.
 
Nicrophore. Nicrophorus. F.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/238]]==
F.
 
Antennes en massue arrondie, perfoliée. Mâchoires divisées en deux pièces.
 
t
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/239]]==
 
XXII» GENRE.
 
Antennes courtes, en massue perfoliée. Quatre antennules inégales, filiformes : les antérieures plus longues que les antennes.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/240]]==
 
Corps elliptique, ayant le sternum épineux. Les quatre pattes postérieures natatoires.
Corselet et élytres bordés. Un appendice à la base des cuisses postérieures.
 
* Carabus auratus. Lin. Fab. 1, p. 12g. Oliv. ins. n°. 35, p. 32, pl. 5, f. 51, et pl. 11, f. 51.5
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/241]]==
1.
 
Le bupreste cloré... Geoff, ins. i, p. i42, n°. 2, pl. 2, f. 5. Mus. n°. 9.
2i8 insectes
 
* Cicindela campesiris.hm. Fab. I, p. 170.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/242]]==
p. 170.
 
Oliv. ins. n°. 53, p. 11, pl. 1, f. 5, a, b, c* Bu-prestis... Geoff. 1, p. i53, n°. 27. Mus. n°. 21.
 
Antennes moniliformes, perfoliées. Quatre antennules inégales : les antérieures filiformes ; les postérieures sécuriformes. Mandibules simples.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/243]]==
 
* Oxyporus rufus. Fab. 1,2, p. 551. Oliv. ins. n°. 45, pl. 1, f. 1. Staphylinus rufus. Lin. Geoff. 1, p. 670, n°. 22. Mus. n°. 1.
 
* Ptinus fur. Lin. Fab. 1, p. 209. Oliv. ins. n°. 17, p. 6, pl. 1, f. 1, a, b, c. Bruchus. Geoff, ins. 1, p. i64* na. 1, t. 2,f. 6. Mus. n°. 2. Il est destructeur des herbiers et des collections d’animaux préparés et conservés.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/244]]==
 
XXXVe GENRE. Vrillette. nobium. F.
'Antennes pectinées dans les mâles et en scie dans les femelles. Mandibules entières. Antennules en massue. Corps oblong. Corselet court, terminé postérieurement de chaque côté par un angle pointu.
 
¥ iïlelasis Jlabeîlicornis. Fab. 1, p. 2 44. Oliv. ins. n°. 3o, p. 4 j 1 > £ *• Elater bu-prestoïdes. Lin. Mus. n°. î, 2.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/245]]==
p. 2 44. Oliv. ins. n°. 3o, p. 4 j 1 > £ *• Elater bu-prestoïdes. Lin. Mus. n°. î, 2.
 
XXXVII Ie GENRE.
 
*Elater flabellicornis. Lin. Fab. 1,2, p. 216. Oliv. ins. n°. 5i, p. 8, pl. 5, f. 28. Mus. n°. 1.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/246]]==
 
X Le GENRE.
 
Antennes filiformes, à articles cylindriques. Quatre antennules sécuriformes ou en massue. Mandibules longues, simples.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/247]]==
 
Corselet plat, légèrement bordé. Corps alongé, déprimé. Elytres flexibles. Côtés du ventre plissés ou à papilles.
 
* Mely ris viridis. Fab. 1 p. 226. Oliv. ins.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/248]]==
 
n°. 21, p. 4, pl. ï, f. i, et pl. 2, f. i, a. Mus.
* Lycus latissimus. Fab. 1,2, p. 106. Oliv. ins. n°. 29, p. 5, pl. 1, f. 2. Mus. n°. 1. Lampyris latissima. Lin.
 
COLÉOPTÈRES. 225 XL VIT GENRE.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/249]]==
GENRE.
 
Omalyse. Omalysus. G.
 
* Meloe prosùaràbœus. Lin. Fab. î } 2, p. 517. Oliv. ins. n°. 45, p. 5, pl. 1, f. 1. Mus. n°. 5 et 6. Lorsqu'on touche cet animal, il fait
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/250]]==
 
i5
Tête très - inclinée. Elytres flexibles, grands, dilatés postérieurement, recouvrant tout l’abdomen.
 
* Mylabris cichorii. Fab. 1,2, p. 88. Oliv. ins. n°. 47, p. 7, pl. 1, f. 1, a, b, c,d, e, et pl. 2, f. i5. Meloe cichorii. Lin. Mus. n°. 4. II est noir avec des bandes jaunes transverses sur ses élytres. On croit que c’est de cette espèce que les anciens se servoient comme vésicatoire.vésicatoi
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/251]]==
re.
 
22J
 
J ï? .11 s x Ci F.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/252]]==
 
L I,Ve GENRE.
 
' cotseletr * /»* V f^-e -
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/253]]==
 
* Cossyphus deprassus. Fab. 1, 2, p, 97. Oliv. ins. n°. 44 bis. Mus. n°. 1.
Corps oblong, gibbeux/corselet bordé, échancré antérieurement. Couleur terne et obscure.’
 
* Opatrumgibbum. Fab. 1, p. 8g. Oliv. iris, n°. 56, pi. i, f. 6. Mus. n°. 6.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/254]]==
n°. 56, pi. i, f. 6. Mus. n°. 6.
 
L Xe GENRE.
 
Corselet court,bombé,rebordé. Point d’écusson,Elytres embrassant l’abdomen.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/255]]==
 
* Pimeîia striata. Fab. 1, p. gg. Oliv. ins. n°. 5g, pl. i, f. îi. Mus. n°. 1.
 
Corps oblong. Elytres soudés et aptères.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/256]]==
 
¥‘iSecturus striatus. Fab.i, p. g3. Oliv. ins. n°. 62, pl. 1, f. 2. Mus. n°. 2 et 3. . ' •
 
Tête inclinée sur la poitrine. Point d'tcuseon.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/257]]==
 
* Ripiphorus subdipteruç. Fab. 1, 2, p. 109. Oliv. ins. n°. 65, pl. 1, f. 1, b, c, d, e.
 
* Prionus cervicornis. Fab. 1, 2, p. 245. Oliv. ins. n°. 66, pl. 2, f. 8. Cerambix cervicornis. Lin. Mus. np. 2.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/258]]==
 
LXXIe GENRE.
 
Corselet mutique, court, arrondi. Abdomen rétréci antérieurement. Ailes droite.s. Elytres rétrécis postérieurement.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/259]]==
 
* Necydaîis rufa. Fab. 1,2, p. 553. Oliv, ins. n°. 74, pi. 1, f. 6. La lepture à étuis étranglés. Geoff. 1, p. 220, n°. 22.
 
L X X V Ie GENRE.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/260]]==
 
L e p t u r e. Leptura.
 
Antennes moniliformes, ayant les trois derniers articles plus gros. Mâchoires munies d’une dent à leur base. Corps oblong, déprimé. Corselet comme tronqué et plus large antérieurement, écarté des élytres par un étranglement distinct.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/261]]==
 
* Trogossita striata. Olh'. ins. n°. 19, pi. 1, f. 4. Mus. n°. 1.
 
Jfota- Ce genre se divise en deux sections. -
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/262]]==
 
i°. Les galeruques qui ont les cuisses postérieures simples et qui ne sautent point.
Corps subcylindracé. Corselet convexe. Tête enfoncée et en partie cachée sous le corselet.
 
* Cryptocephalus
* Cryptocephalus sericeus. Fab. 1,2, p. 63. Oliv. ins. n°. 96, pl. 13 f. 5. Chrysomela sericea. Lin. Mus. n°. 6.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/263]]==
sericeus. Fab. 1,2, p. 63. Oliv. ins. n°. 96, pl. 13 f. 5. Chrysomela sericea. Lin. Mus. n°. 6.
 
L X X XI Ve GENRE.
Corps ovale, rétréci antérieurement. Tête alongée en trompe.
 
* ^ittelabuê coryli. Lin. Fab. 1, 2,p. 384. Mus. n°. i. Curculio. Degeer, ins. 5, p. 25y, t. 8, f. 5. La tête écorchée. Geoff. 1, p. 275, n°. 11.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/264]]==
i. Curculio. Degeer, ins. 5, p. 25y, t. 8, f. 5. La tête écorchée. Geoff. 1, p. 275, n°. 11.
 
LXXXVir GENRE.
 
* Curculiopalmarum. Lin. Fab. 1,2, p. 3g5. Oliv. ins. n°. 83, pl. 2, f. 16, a, b. Mus. n\ 5 et 4. Sa larve vit dans les palmiers 5 les Indiens la mangent.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/265]]==
 
L XXX IXe GENRE.
 
Corps gibbeux. Tête enfoncée dans le corselet. Elytres marginés, embrassant l’abdomen.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/266]]==
 
* Erotylus giganteus. Fab. 1,2, p. 35. Oliv. ins. n°. 89, pl: 1, f. 6. Mus. n°. 5. Chrysomela gigantea. Lin.
6, f. i. Mus, n°. 10.
 
ORTHOPTÈRES. 243 ORDRE SECOND.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/267]]==
ORDRE SECOND.
 
INSECTES ORTHOPTÈRES. .
 
Les insectes orthoptères que Degeer avoit déjà distingués, furent considérés par le C. Olivier comme présentant un ordre particulier bien distinct. Il leur assigna le nom orthoptères > mot composé, qui signifie ailes droites, parce qu’en effet presque tous les orthoptères ont les ailes droites plissées longitudinalement en manière d’éventail dans l’état de repos, au lieu de les avoir pliées transversalement comme dans les coléoptères. M. Fabricius ayant fixé son attention sur la petite pièce membraneuse, qu’il nomme galea ( la galette ), et qui se trouve placée à la partie extérieure des mâchoires entre celles-ci et les antenaules
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/268]]==
 
antérieures, donna depuis aux insectes du même ordre, le nom à’ulonata. ( Entom. t. 2, p. 1. ) Mais il n’y a aucun avantage pour la science à changer la dénomination établie en premier lieu par le C. Olivier.
 
Ce qui caractérise principalement lesorthop-tères, c’est moins peut-être la manière dont les ailes sont pliées ou disposées dans l’état de repos, que la pièce particulière à la bouche de ces insectes, qu’on nomme galette, et en outre que l’espèce de métamorphose que ces mêmes insectes subissent. En effet leur larve et leur nymphe ressemblent presqu’entière-ment à l’insecte parfait. Elles mangent et se meuvent de la même manière. Les seules différences qu’elles présentent, c’est que la larve n’a point d’ailes, et qu’ensuile la nymphe ne
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/269]]==
 
se distingue que par des moignons ou des ru-dimens d’ailes qui lui viennent sur le corselet.
 
* Forficula auricularia. Lin. Fab. a, p. 1.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/270]]==
 
Forjicula. GeofF. ins. 1, p. 3y5, t. 7, f. 3,Vulg. le grand perce-oreille.
 
a4 7
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/271]]==
 
XCVI I* GENRE.
 
Antennes filiformes, de moitié plus courtes que le corps. Lèvre sup. échancrée ; lèvre inf. bifide. Elytres en toit. Trois articles aux tarses. Pattes postérieures, longue# et propres à sauter,
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/272]]==
 
*crydium migratorium. n. Gryllus migra«• torius. Lin. Fab. 2, p. 53. Frisch, ins. 9, t. 1, f. 8. Encyclop. pi. 126, f. 5, et pi. 127, f. b, c. C’est une des grosses espèces de ce genre. Il paroît que c’est une de celles qui forment ces essains si redoutables parles dévastations qu’ils causent dans leur passage en traversant diverses contrées. Celle-ci est originaire deTar-tarie, et émigre vers les contrées orientales de l’Europe et vers l’Afrique.
 
ORTHOPTÈRES, sic)
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/273]]==
 
antérieures, grandes, dentée* ou épineuses, et armées d’un onglet. Cinq articles aux tarses.
 
* Spectrum filiforme, n. Mantis filiformis. Lin. Fab. 2, p. i2.-Petiv. Gaz. t. 60, f. 2.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/274]]==
 
ORDRE TROISIÈME. INSECTES NÉYROPTÈRES.
 
La tête des névroptères est pourvue de deux grands yeux à facettes, et en outre de trois petits yeux lisses disposés en triangle sur le vertex.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/275]]==
 
Leur abdomen est très-alongé, et composé de plusieurs anneaux distincts. Il est terminé par deux ou trois soies en forme de queue dans les éphémères, et par des espèces des crochets dans les mâles des libellules et des m}Tr-meleons.
 
GeofFroi l’a confondu avec les hyménoptères. Linné qui, je crois, l’a établi le premier, le plaçoit entre les lépidoptères et les hyménoptères, quoiqu’il soit très-éloigné des premiers par les caractères importans des parties de la bouche, et il ne le distinguoit des hyménoptères que parce que les névroptères n’ont point l’extrémité de l’abdomen armée d’un aiguillon. M. Fabricius, dans sa classe intitulée Synistata, ( vol. 3, p. 63) associe les névrop-
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tères avec la forbicine .et la podure, c’est-à-dire avec des animaux qui ne se métamorphosent point, et qui conséquemment ne sont pas même des insectes.
 
Les larves des névroptères sont munies de six pattes situées dans leur partie antérieure. La plupart vivent dans l’eau, et n’en sortent que sous l’état d’insecte parfait. Les autres
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vivent dans les champs : parmi celles-ci les unes habitent sur les arbres et font la guerre aux pucerons j quelques autres, cachées dans le sable, sont occupées à tendre des pièges aux fourmis. Toutes sont carnassières et vivent uniquement de proie.
* Libellula depressa. Lin. Fab. 2, p. 375. Roes. ins. 2. Aquat. 2, t. 6, f. 4, et t. 7, f. 1. Geoff. 2, p. 226, n°. 9. La silvie.
 
* Libellulavirgo. Lin. Ngrion virgo. Fab. 2, p. 38b. Libellula. Geoff. 2, p. 221, n°. 1, et p. 222, n°. 2.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/278]]==
Libellula. Geoff. 2, p. 221, n°. 1, et p. 222, n°. 2.
 
Nota. Ces trois espèces font partie de trois genres différens dans l'entomologie de M. Fa-bridas, genres qu'il établit sur quelques particularités qu'offre la lèvre inf. de ces insectes.
 
C'est l'insecte le plus destructeur que l'on connoisse. La promptitude avec laquelle il détruit les meubles, les palissades, les bois des édifices, &c. le rend un véritable fléau des pays chauds, soit des Indes, soit de l'Afrique. Il travaille toujours à couvert. Il y a des espèces qui se construisent des nids en cylindre, qui s'élèvent à plusieurs pieds.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/279]]==
 
)
 
¥ Perla fusca. Geoff. 2, p. 201, t. i3, f. 2.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/280]]==
 
256 INSECTES
Ailes en toit. Abdomen long, cylindrique, terminé par deux crochets dans les mâles.
 
* Myrmeleon formicaleo. Lin. Myrmeleon formicarium. Fab. 2, p. g3. Formica leo.Geoff.Geo
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/281]]==
ff.
 
ins. 2, p. -58, t. i4, f. 1. Encycl. pl. 96, f. 1, et pl. 97, f. 2. Le fourmilion. Cet animal est célèbre par l’industrie de sa larve et par les moyens qu’elle emploie pour attraper les fourmis et autres petits insectes dont elle suc© la substance pour se nourrir. Dans l’état parlait, il ressemble à une libellule.
* Panorpa communis. Lin. Fab. 2, p. 97.-
 
Panot'pa. Geoff, ins. 2, p. 260, t. i4, f. 2. La mouche-scorpion.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/282]]==
ins. 2, p. 260, t. i4, f. 2. La mouche-scorpion.
 
Nota. Les panorpes orientales ou d’Asie sont singulièrement remarquables par leurs ailes postérieures étroites et fort longues.
* Phryganea striata. Lin. Fab.Ent. 2, p. 75.
 
N É V R O Y T È R E S. 25g Phryganea. Geoff ins. 2, p. 2.46, n°. 1, t. i3, f. 5. "
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/283]]==
Phryganea. Geoff ins. 2, p. 2.46, n°. 1, t. i3, f. 5. "
 
C X I Ve GENRE. Ephémère. Ephemera. L.
 
* Ephemera vulgata. Lin. Fab. 2, p. 68. Degeer, ins. 2, p. 7, t. 16, f. 1. Geoff. 2 > p. 238, n°. 1.
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ORDRE QUATRIEME.
 
Les insectes hyménoptères ont de si grands
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rapports avec les insectes névroptères, que GeolFroi les réunissoit et en formoit une classe sous le nom d’insectes télraptères à ailes nues. Mais Linné et plusieurs autres entomologistes les ont, avec raison, distingués, et en ont formé deux ordres : savoir, les névroptères mentionnés ci-dessus, et les hyménoptères dont je vais faire l’exposition.
 
La bouche de ces insectes est armée de deux mandibules, et au lieu de mâchoires, ces insectes ont une espèce de trompe formée par l’union des mâchoires avec la lèvre inférieure qui est plus ou moins prolongée. Les entomologistes lui donnent le nom de langue.
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Par le moyen de cette fausse trompe, les hyménoptères sucent le suc mielleux des fleurs et des fruits. Elle est assez longue dans les uns, mais dans les autres elle est courte et presqu’imperceptible.
 
On rencontre souvent des insectes de cet ordre qui n’ont point d’ailes, et même qui n’en acquièrent jamais, comme dans les fourmis, les mutiles, &c. Mais cette exception ne porte que sur les individus qui n’ont point de sexe et qu’on nomme mulets. Ils n’en subissent pas moins une véritable métamorphose. Cela néanmoins n’est pas général : car les individus sans sexe parmi les abeilles n’en sont pas moins ailés. Le C. Latreille pense que les
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individus sans sexe de l’ordre des hyménoptères ne sont que des femelles sans ovaires 5 c’est-à-dire dont l’ovaire est avorté.
 
* Tentredo rosœ. Lin. Fab. Ent. 2, p. 10p. Iteaum. ins. 5, t. i4jf- 10-12. Geoff, ins. 2, p. 272, n°. 4. La mouche à scie du rosier.
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CXVIe GENRE.
 
HYMÉNOPTÈRES. s65
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Abdomen sessile, cylindrique. Tarrière de la femelle longue, roulée sur elle-même, et cachée dans une coulisse.
 
¥ Ichneumon persuasorius. Lin. Fab. 2, p. i45. Degeer, ins. 1, t. 56, f. 8. Schœlf. ic. t. 80, fi 2.
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C X Xe GENRE. Chalcide. Chalcis. F.
 
CXXIIe GENRE.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/291]]==
 
Leucopsis. Leucopsis. F.
Tiphie. Tiphia. F.
 
Antennes filiformes, très-rapprochées, insérées près de la bouche. Langue courte, voûtée, divisée en trois lobes.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/292]]==
 
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/293]]==
courte, voûtée, divisée en trois lobes.
 
Corselet gibbeux, joint à l’abdomen par un pédicule court. Aiguillon dans l’abdomen des femelles.
 
* Sphex sabulosa. Lin. Fab. Ent. 2, p. 198. Frisch, ins. 2, t. 1, f. 6,7. Ichneumon. Geoff, ins. 2, p. 349, n°. 63.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/294]]==
 
Il creuse un trou dans les terres sablonneuses, y dépose un œuf avec des provisions d’araignées, et ensuite en bouche l’ouverture.
 
Corps oblong, varié de noir et de jaune. Corselet con-
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/295]]==
 
vexe, gibbeux. Abdomen presque sessile. Un aiguillon foible dans l’anus des femelles.
 
Elle fait son nid dans les troncs d’arbres creux et dans les charpentes des greniers.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/296]]==
 
[ C ] Bouche prolongée en manière de trompe.
 
* Andrena succincta. Fab. Ent. 2, p. 3i4. Apis succincta. Lin. Schœff. ic. t. 3a, f. 5. Apis. Geoff, ins. 2, p. 4u, n8. 7. L'andrene mineuse.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/297]]==
 
C XX XI Ve GENRE.
 
* *dpis mellifica. Lin. Fab. Ent. 2, p. 627. Swammerd. Bibliot. Nat. t. 17, F. i-4. Reaum. ins. 5, t. 2i, 22, 23. udpis gregaria. GeofF. ins. 2, p. 407, n°. 1. Vulg. l’abeille commune ou domestique*
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/298]]==
 
CXXXVI' GENRE.
 
Cet ordre comprend une série extrêmement nombreuse d’insectes bien caractérisés par leur bouche et leurs ailes 5 fort intéressans par les particularités de leurs métamorphoses j connus en général sous le nom de papillons ;
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/299]]==
 
et très-iliversifiés par leur forme, leur grandeur, et sur-to.ut par la beauté, l’éclat et l’admirable variété des couleurs dont la nature les a ornés.
 
Leur tête est pourvue de deux antennes
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/300]]==
 
\
 
La larve des lépidoptères est connue sous le nom de Chenille. Elle est vermiforme, molle, charnue, tantôt glabre, tantôt hérissée de poils ou de piquans, et a constamment six pattes écailleuses, avec des pattes membraneuses dont le nombre varie de deux à dix. Sa bouche est armée de fortes mandibules et de mâchoires qui portent les antennules. C’est avec ces organes que les chenilles rongent les feuilles, les fleurs, les fruits des végétaux, les étoffes de laine, les pelleteries,&c. A la partie inférieure de la bouche on découvre un petit trou auquel on a donné le nom àe filière ; trou par lequel la larve fait sortir la liqueur filante qui, en se desséchant â flair ? forme la soie dont se sert la larve pour se suspendre, ou pour construire sa coque lorsqu’elle veut se métamorphoser.
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Les chenilles,ainsi que la plupart des larves des autres insectes, changent plusieurs fois de peau avant de se métamorphoser. Ces sortes de mues leur font éprouver alors une espèce de maladie qui quelquefois les fait périr. A l'approche de ce moment critique, elles cessent de manger, perdent leur activité ordinaire, paroissent languissantes, se fixent, et finissent par exécuter cette opération laborieuse.
 
Lorsque les chenilles ont pris tout leur accroissement et que le temps de leur métamorphose approche, elles quittent souvent les plantes sur lesquelles elles ont vécu, choisissent des lieux commodes pour y subir leur transformation, s'y fixent, et cessent de prendre de la nourriture. Elles se vident entièrement, et rejettent même jusqu'à la membrane qui double leur estomac et leur canal intestinal. Alors celles qui savent se filer des coques, se mettent à y travailler, et s'y renferment comme pour se mettre à l'abri des impressions de l’air. A mesure qu’elles exécutent cette
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étonnante opération, on les voit dans cette enveloppe se courber, se raccourcir, se déformer, se dégager enfin du fourreau de chenille, et se trouver dans l’état particulier d’un corps ovale-conique, immobile, à peau dure ou coriace. Elles prennent alors le nom de chrysalide ou de nymphe, à cause de leur forme singulière.
 
Au moment même où le jeune papillon quitte sa chrysalide, c’est-à-dire la dernière des enveloppes qui le recouvroient, tous ses organes deviennent plus sensibles, et prennent bientôt l’extension qui leur convient. Ses ailes qui d’abord ne paroissent presque pas, sont
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alors plissées, chiffonnées ou repliées sur elles-mêmes et encore couvertes de l’humidité du berceau $ mais dès qu’elles sont à l’air libre, les liqueurs et les fluides subtils qui doivent circuler dans leurs canaux, s’élançant avec rapidité, les forcent bientôt à s’étendre $ à moins que quelque cause accidentelle ne s’y oppose, et n’expose ces parties à être surprises par la sécheresse, à manquer leur développement, et à rester imparfaites et incapables de servir.
 
Parvenu à l’état d’insecte parfait, le lépidoptère ne conserve plus rien de son premier état. Figure, organe, manière de vivre, industrie, mouvement, tout est changé ; en sort© que l’animal qui commença par être chenille,
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par ramper comme un ver, par brouter la plus grossière.nourriture, se trouve après sa métamorphose transformé en un animal nouveau dans sa forme et dans toutes ses parties, orné des plus belles couleurs, ailé, très-agile, et qui, en quelque sorte ne tenant plus à la terre, voltige presque sans cesse, ne se nourrit que du miel des fleurs, et semble ne connoître que le plaisir.
 
Voici les genres des lépidoptères, rangés dans l’ordre particulier que j’établis parmi eux.
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C X X X V l r GENRE.
 
* Sphinx convolvuli. Lin. Fab. Ent. 3, p. 5y4, Geoff, ins. 2, p. 86, n°. g. Ernest, n°. vm, p. i3, pl. 86, 87.
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Nota. Ce sphinx appartient à la section de ceux qui ont la trompe très-longue, dont le vol est rapide et a lieu au déclin du jour, qui ne se posent point pour se nourrir, et qui ont les ailes entières.
 
Obs. De tou3 les genres de lépidoptères, celui-ci paroît le plus nombreux en espèces; et ces espèces sont elles-mêmes, parmi les insectes, celles qui offrent le plus d’intérêt par leur beauté, leur vivacité, l’élégance de leur forme et l’admirable variété de leurs couleurs. Les espèces exotiques, et sur-tout celles des climats chauds des deux fndes, se font particulièrement remarquer par leur grandeur et les couleurs les plus éclatantes.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/307]]==
 
LÉPIDOPTÈRES.
 
* Papilio psidii. Lin. Fab. Eut. 5, p. 1G9. Cram. pap. 22, t. 267, %. F.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/308]]==
 
[C] Les guerriers. (Equités.)
 
Ailes inf. plissées, et formant une échancrure au côté interne. Corps court, gros ; tête large; abdomen conique. Larve nue, souvent roulée dans une feuille.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/309]]==
 
* Papilio malvœ. Lin. Fab. Ent. 5, p. 55o. Geofl. ins. a, p. 67, n°. 38. Ernst. n°.4, p. ig5, pl. 46, n". 97.
 
$. Ailes en toit et recouvrantes.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/310]]==
 
* Bombix dispar. Fab. 3, p. 407. Phalœna dispar. Lin. Geoff, insi 2, p. 112, n°. i4. Le zig-zag.
 
* Noctua sponsa. Fab. 3,2, p. 53. Phalœna
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/311]]==
 
sponsa. Lin. Geoff, ins. 2, p. i5o, nfl. 82. La lichnée rouge.
 
Antennes sétacées, simples, souvent fort longues. Deux antennules alongées, bifides.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/312]]==
 
Ailes étroites, serrées contre le corps, en dessus et stii* les côtés. Larve à seize pattes, s’enveloppant dans des feuilles, ou vivant dans des parties de végétaux.
 
* Pteropliorus p enta dactyl us. Fab. 3, 2, p. 348. Geoff, ins. 2 . p. 91, n°. 1, pl. xi, f. 6*
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ORDRE SIXIÈME.
 
Dans les insectes de Tordre précédent, la bouche, comme on Ta vu, n'offre ni mandibules ni mâchoires, mais seulement un suçoir nu et de deux pièces, qu'il a plu aux entomologistes de nommer langue. Dans les insectes hémiptères le caractère de la bouche est encore plus singulier; car non-seulement la bouche de ces insectes n'a ni mandibules ni mâchoires, mais son suçoir qui est de trois pièces, est accompagné d'un bec articulé, aigu, recourbé sous la poitrine et qui lui sert de gaine. Ce bec singulier est composé de deux à cinq articulations;et les trois pièces du suçoir sont des soies fines, roides et aiguës, qui composent en se réunissant/un tube grêle que l'in-
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secte introduit dans les vaisseaux des animaux ou des plantes pour en extraire les fluides qui peuvent le nourrir.
 
Les entomologistes maintenant sont bien convaincus de la nécessité de conserver comme deux ordres distincts les hémiptères et les orthoptères. Mais plusieurs d’entr’eux pensent que ces deux ordres doivent être rangés l’un
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à côté de l’autre, à cause de l’analogie de la métamorphose des insectes qu’ils comprennent. Quant à moi., je crois que cela ne doit pas être ainsi; car outre qu’il n’y a entre les orthoptères et les hémiptères aucun rapport dans les parties de la bouche, le bec et le suçoir des hémiptères les rapprochent si naturellement des diptères y qu’il seroit très-inconvenable, selon moi, de les en écarter.
 
* Fulgora laternaria. Lin. Fab. Ent. 4, p. 1. Reaumur, ins. 5, t20, f. 6,7. Merian Surin, t. 4g. Fulgore porte-lanterne. La partie antérieure de sa tête est prolongée en une massue vésiculeuse qui répand une lumière vive pendant h nuit.
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CL' GENRE.
 
Son corselet a de chaque côté une corne pointue, et postérieurement une longue pointe.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/317]]==
 
2ÇP
 
* Cimex lectularius. Lin. u4canthia lectu-
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/318]]==
 
laria. Fab. Ent. 4, p. 67. Geoff, ins. 1, p. 4o4, n°. 1. La punaise des lits.
 
Tête avancée, séparée du corselet par un col. Corselet divisé par un sillon transyerse.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/319]]==
 
HÉMIPTÈRES. sg5
 
Pattes antérieures, dirigées en ayant, formant la tenaille#.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/320]]==
 
et ayant le tarse terminé par un onglet. Abdomen terminé par deux filets sétacés.
 
Corps ovale, déprimé. Un écusson. Deux articles aux tarses : les antérieurs armés d’un onglet très-fort.
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* Naucoris cimicoides. Fab. Ent. 4, p. 66. Naucoris. Geoff, ins. 1, p. 474,t.g,fig. 5. Nepa cimicoides. Lin.
 
* Thrips ulmi. Fab. Ent. 4 » P* 229. Thrips corticis. Degeer, ins. 5, p. 11, n°. 3, t. 1, f. 8-13. Geoff, ins. 1, p. 384, t. 7, f. 6.
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C L X11 Ie GENRE. Aleyrode. A ley rodes. Latr.
 
HÉMIPTÈRES. 29g
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bouclier ou d’une petite galle, y périssant après la
 
Cette espèce est une fois plus petite que la cochenille du Mexique. Son corps est couvert d’un duvet blanc, épais et cotoneux, qui la cache entièrement à la vue. Elle fournit une aussi belle couleur que la coch. du Mexique, mais en moindre quantité. Cet insecte précieux est vivant dans les serres du Muséum d’Hist.
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Naturelle, où il se multiplie depuis quatre ans. Il y a été apporté de File de France.
 
Nota. Les pucerons se tiennent ordinairement en grandes troupes sur diverses plantes, vivant de leur suc, et restant le plus souvent presqu’immobiles sur leur tige ou sur leurs feuilles, après y avoir enfoncé leur bec.
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ORDRE SEPTIÈME.
 
Les deux ailes des diptères sont nues, mem-
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braneuses, veinées, étendues et posées ordinairement sur un plan horizontal le long de la partie supérieure de l’abdomen.
 
La bouche des diptères est une trompe simple, non articulée, et dont la figure varie dans les différens genres. Elle est en général coudée, bilabiée à son extrémité, et forme une espèce de gaine, creusée en gouttière à sa partie supérieure pour recevoir les filets très-déliés qui constituent le suçoir. Quelquefois la trompe dont il s’agit est dure et très-peu
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contractile -, mais plus souvent c’est un corps membraneux, flexible, creux en dedans, avec une fente longitudinale dans sa partie supérieure, et ouvert par le bout qui oflVe deux lèvres renflées. Cette trompe membraneuse peut se gonfler, se dilater, s’alonger, se raccourcir et s’appliquer aux différens corps.
 
Je divise les diptères en deux sections, d’après la considération de la longueur et de la saillie de la trompe.
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PREMIÈRE SECTION.
 
* Tipula pectinicornis. Lin. Fab. Ent. 4 >
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/329]]==
 
p. 255. Degeer, ins. 6, p. 4oo, n°. 24, t. 25, f. 3. Grande espèce, variée de noir, de jaune et de roux, à pattes très-longues.
 
Antennes courtes, composées de- trois grains, dont le dernier plus gros, est terminé par un poil. Trompe saillante', ayant un suçoir de quatre pièces. Deux antennules velues.
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Corps glabre. Abdomen grêle, conique. Ailes écartées» Pattes fort longues.
 
DIPTÈRES.
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Nota. Les asiles sucent le sang des animaux.
 
C L X X Ve GENRE.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/332]]==
 
C O N 0 p s. Conops. L.
 
* Myopa ferruginea. Fab. Ent. 4 y P- ^97. Conops ferruginea. Lin. tsilus. Geoff, ins. 2, p. 470, n°. i4.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/333]]==
 
C L X X V I Ie GENRE. Stomoxe. Stomoxis. G.
 
deuxième section.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/334]]==
 
r » * .
 
D I r T È R E S. all
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/335]]==
 
* Musca grossa. Lin. Fab. Ent. 4, p. 325. Geoff, ins. 2, p. 4g5, n°. 5. Elle pond dans le fumier de vache.
 
* Syrphus tenax. Fab. Ent. 4, p. 388. Musca tenax. Lin.Geoff, ins. 2, p.52o,n°. 52.Reaum. ins. 4 j t. 20, f. 7. Sa larve a une longue queue, par Fextrémité de laquelle elle respire lorsqu’elle s’enfonce dans des matières fluides.
==[[Page:Système des Animaux sans vertèbres, ou Tableau général des classes, des ordres et des genres de ces animaux.djvu/336]]==
 
C L X X X I Ie GENRE.
 
Sa larve vit dans Feau. Elle ressemble à un long ver un peu applati, sans pattes, et muni d’une queue terminée par un stigmate éntouré d’une frange de poils.
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ORDRE HUITIÈME.
 
Les aptères dont il s’agit ici sont réellement des insectes, puisqu’ils subissent de véritables métamorphoses, qu’ils naissent dans l’état de larve, qu’ensuite ils se changent en nymphe, et qu’enfin ils parviennent à l’état parfait dans lequel ils ont, comme tousles autres insectes, deux antennes, deux yeux, et six pattes articulées.
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Les insectes de cet ordre n’ont jamais d’ailes ni d’élytres dans les deux sexes, et tous leurs congénères sont nécessairement dans le même cas.
17. Fasciole.
 
Avec des organes extérieurs. Sans organes extérieurs. 1. Néréide. i4. Dragoneau. 2. Aphrodite. i5. Sangsue. 3. Amphinomc;, G. Planaire. 4. Arénicole. 5. Térébelle. 6. Amphitrite. 7. Serpuîe. 8. Spirorbe. g. Dentale. 10. Furie. 11. Nayade.' 12. Lombric.’ 13. Thalassème.’ 18. Ligule. 19. Linguatuîe. 20. Taenia. 21. Hydatide. 22. Echinorinque. a3. Tentaculaire. 24. Massète. 25. Géroflée. 26. Strongle. 27. Cucullan. 28. Trichure. 29. Ascaride. 30. Fissule. 31. Crinon. 32. Proboscide. 33. Filaire.
=== no match ===
31. Crinon. 32. Proboscide. 33. Filaire.
 
CLASSE CINQUIÈME.
1 105 350

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