« Page:Maupassant - Une lettre (extrait de Gil Blas, édition du 1885-06-12).djvu/12 » : différence entre les versions

 
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mystification. Mais de qui ? D’un ami peut-être ou d’un ennemi qui ne serait pas fâché de savoir le chiffre de la commission que je compte prélever sur la fortune du fiancé — à moins qu’il me plaise réclamer ce droit de courtage sur le capital de la jeune fille ?
mystification. Mais de qui ? D’un ami peut-être ou d’un ennemi qui ne serait pas fâché de savoir le chiffre de la commission que je compte prélever sur la fortune du fiancé — À moins qu’il me plaise réclamer ce droit de courtage sur le capital de la jeune fille ?


On a pensé que je répondrais aussitôt, et il est toujours bon d’avoir en poche des documents de cette nature. Il est vrai que je prête à cet ami ou à cet ennemi inconnu une idée très restreinte de ma délicatesse. Mais il faut être convaincu, en principe, que les autres nous jugent toujours pires ou meilleurs que nous ne sommes. Celui-là me juge pire — voilà tout.
On a pensé que je répondrais aussitôt, et il est toujours bon d’avoir en poche des documents de cette nature. Il est vrai que je prête à cet ami ou à cet ennemi inconnu une idée très restreinte de ma délicatesse. Mais il faut être convaincu, en principe, que les autres nous jugent toujours pires ou meilleurs que nous ne sommes. Celui-là me juge pire — voilà tout.


Pourtant il fallait qu’il me jugeât aussi fort bête. Devant cette réflexion des doutes me sont venus ! ! ! Il croyait donc que j’allais donner tête baissée dans un piège aussi grossier. Il espérait que je lui demanderais un rendez-vous, peut-être ? Mais alors pourquoi ne pas employer la vieille formule qui est toujours la meilleure.
Pourtant il fallait qu’il me jugeât aussi fort bête. Devant cette réflexion des doutes me sont venus ! ! ! Il croyait donc que j’allais donner tête baissée dans un piège aussi grossier. Il espérait que je lui demanderais un rendez-vous, peut-être ? Mais alors pourquoi ne pas employer la vieille formule qui est toujours la meilleure.


« Monsieur, vous êtes le plus grand écrivain de ce siècle. Je ne saurais dire l’admiration frénétique que j’éprouve pour
« Monsieur, vous êtes le plus grand écrivain de ce siècle. Je ne saurais dire l’admiration frénétique que j’éprouve pour
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