Ouvrir le menu principal
Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5
George Sand

Simon (en 3 parties)

SIMON.

A MADAME LA COMTESSE DE ***.

Mystérieuse amie, soyez la patrone de ce pauvre petit conte.

Patricienne, excusez les antipalhies du ccnleur rustique.

Madame, ne dites à persoane que vous êtes sa sœur.

Cœur trois fois noble, descendez jusqu’à lui et rendez-le fier.

Comtesse, soyez pardonnée.

Etoile cachée, reconnaissez-vous à ces litanies » A quelque distance du chef-lieu de préfecture, dans un beau vallon de la Marche, on remarque, au-dessus d’un village nommé Fougères, un vieux château plus recommandable par l’anciennetë et la solidité de sa construction, que par sa forme ou son étendue. Il paraît avoir été fortifié. Sa position sur la pointe d’une colline assez escarpée à l’ouest, et les ruines d’un petit fort posé vis à vis, sur une autre colline, semblent l’attester. En 1820, on voyait encore plusieurs bastions et de larges pans de murailles former une den-TOME Y. — 15 JANVIER 1856. 9 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/134 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/135 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/136 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/137 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/138 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/139 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/140 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/141 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/142 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/143 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/144 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/145 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/146 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/147 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/148 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/149 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/150 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/151 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/152 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/153 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/154 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/155 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/156 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/157 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/158 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/159 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/160 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/161 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/162 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/163 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/164 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/165 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/166 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/167 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/168 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/169 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/170 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/171 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/172 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/173 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/174 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/175 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/176 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/177 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/178 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/179 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/180 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/181 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/182 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/183 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/184 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/185 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/186 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/187 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/188 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/189 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/190 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/191 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/192 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/193 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/194 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/195 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/196 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/197 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/198 SIMON. 195

vit cette prétendue visite se prolonger indéfiniment, et ce compatriote devenir un ami, il le craignit d’abord comme lel ; puis, il découvrit qu’il était amoureux, qu’il cherchait à se faire aimer, et toutes les tortures de la jalousie entrèrent dans son cœur. Trop fier pour montrer ses angoisses, sachant d’ailleurs qu’il ne pouvait faire à Fiamma ni question, ni reproche, sans trahir le secret d’une passion qu’elle devait ignorer, craignant par-dessus tout la vanité du Lombard, il résolut de s’éloigner, sauf à en mourir de désespoir.

George Sand.

{La seconde partie à la prochaine livraison.) li.

SIMON

DEUXIEME PARTIE


Un matin, Fiamma, profitant d’un de ces rayons de soleil si précieux dans les montagnes en hiver, était montée à cheval avec son parent, et le hasard les avait conduits à la gorge aux Hérissons, non loin de l’endroit où l’aventure du milan était arrivée. Fiamma tomba dans la rêverie, et Ruggier Asolo, surpris de cette mélancolie subite, la pressa de questions. Elle voulut d’abord les éluder ; mais comme il insista et qu’elle avait de l’amitié pour lui, elle chercha quelque sujet de chagrin sans importance, qu’elle pût lui donner comme une confidence pour le satisfaire. Elle ne trouva rien de mieux à lui dire si ce n’est que l’aspect de ces montagnes lui rappelait sa patrie et la remplissait de tristesse.

— Juste ciel ! s’écria le marquis, et qui vous empêche d’y retourner ?


T03IE V. — 1" FÉVRIER 1836. 17 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/262 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/263 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/264 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/265 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/266 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/267 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/268 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/269 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/270 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/271 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/272 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/273 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/274 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/275 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/276 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/277 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/278 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/279 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/280 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/281 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/282 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/283 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/284 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/285 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/286 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/287 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/288 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/289 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/290 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/291 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/292 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/293 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/294 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/295 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/296 SIMON. 293

îiom du cieL Je compte sur votre cœur généreux que ni la piété fervente à laquelle vous vous livrez, ni le bonheur dont vous seniblez jouir dans la solitude, n’ont pu refroidir à mon égard. Adieu, ma dogaresse chérie. Je vous attends. >

— Et quelle est votre intention, mademoiselle Diplomatie ? dit M. Parquet, en achevant ce billet.

— Oh ! mon père ! je n’en sais trop rien, répondit Bonne ; mais il est certain que de ma vie je ne ferai la moindre démarche importante et ne me permettrai la moindre pensée trop vive, sans consulter Fiamma.

Parquet, ne comprenant rien à ces mystères déjeunes filles, pria Simon de ne pas être trop assidu auprès de Bonne. — N’allez pas chasser encore cet [amoureux qu’elle a aujourd’hui, lui dit-il, et qui n’est pas à m.épriser, car on ne sait pas ce qui peut arriver, et ma fille est d’âge à se marier.

Ces choses se passaient à la ville, où la famille Parquet vivait désormais habituellement. A l’époque où le comte de Fougères dut revenir. Bonne retourna au village pour attendre son amie. Fiamma n’avait pas répondu, mais elle arriva, et courut embrasser M"^ Parquet, qui eut, ce jour-là et les jours suivans, de longues conférences avec elle.

( La troisième partie à la prochaine livraison,) George Sand.

SIMON,

B®3îSIIÎ2mia IPii !B^ÎÎÏ2^

XVI.

Cinq ans après l’époque où Simon était entré un matin dans sa chaumière, en revenant d’un voyage entrepris avec l’intention d’oublier Fiamma, et où il l’avait trouvée endormie sur le sein de sa mère, il entra dans cette même maisonnette toujours pauvre, toujours fraîche et propre, toujours entourée de feuillage. M™^ Féline n’avait voulu rien changer à sa manière de vivre, et c’est tout au plus si son fils avait pu lui faire accepter de légers dons. Comme alors, Simon ne s’attendait point à revoir Fianima, Bonne ne lui avait pas fait confidence de sa démarche, et la famille de Fougères était arrivée la veille seulement. 11 retrouva le groupe de ces trois femmes à peu près tel qu’il l’avait vu jadis, lorsqu’il s’écria, o fatum ! Seulement Jeanne tournait moins vite son fil autour de son peloton et le laissait souvent tomber , et ïialia , devenu excessivement chauve et déguenillé, reposait dans une attitude mélancoli- (i) Voyez les livraisons du i5 janvier et i^’^ février, TOME V. — 15 FÉVRIER 1856. 23 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/390 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/391 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/392 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/393 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/394 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/395 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/396 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/397 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/398 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/399 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/400 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/401 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/402 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/403 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/404 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/405 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/406 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/407 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/408 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/409 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/410 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/411 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/412 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/413 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/414 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/415 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/416 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/417 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/418 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/419 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/420 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/421 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/422 Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/423 ,^20 REVUE DES DEUX* MONDES.

n’ayant plus peur du parti républicain, elle se tourna vers l’aristocratie et chercha à la conquérir, M. de Fougères suivit l’exemple’ de la mauvaise race de couriisans qui ne peut pas perdre l’habiiude de servir ; et cessant de faire de l’indignation au fond de son château avec le sardonique M. Parquet, il se brouilla avec lui et avec Simon sur le premier prétexte venu ; puis iî revint à Paris faire sa cour à quiconque lui donna l’espoir de le pousser à la pairie, thimérique espoir qu’il avait caressé sous le règne précédent.

George S and.