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Revue littéraire - L’Instruction primaire sous l’ancien régime

REVUE LITTÉRAIRE

L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE AVANT 1789.

Les études relatives à l’ancien régime sont entrées depuis quelques années, pour le plus grand profit de l’histoire, dans une voie nouvelle. Il y avait beaucoup à faire, et l’on a vraiment beaucoup fait. Nous avions assez indécemment oublié que nous étions les fils de nos pères : nous commençons à nous en ressouvenir. On parlait de l’ancien régime : on le connaissait peu. On croyait volontiers qu’en 1789 il s’était effondré tout d’un coup, d’une ruine complète, et qu’il n’en était, non plus que de la Bastille, demeuré pierre sur pierre. On s’est aperçu qu’on se trompait, et l’on a pris la résolution de l’étudier avant de le juger. Quand le malade résiste au mal et que pour l’emporter il faut une crise aussi violente que la crise révolutionnaire, on a compris qu’il fallait que le malade eût la vie dure. C’est à Tocqueville qu’appartient l’honneur de l’avoir compris. Les érudits se sont donné la tâche de remplir le programme de recherches qu’il avait tracé. En ce moment même, province par province, département par département, ville par ville, ils sont en train de dresser la carte historique de l’ancienne France. Les uns, par exemple, écrivent la monographie du village sous l’ancien régime et tâchent à préciser les traits les plus généraux de l’administration communale sous la monarchie [1]. Les autres, plus modestes, et limitant leurs investigations aux archives d’une seule province, nous y font connaître dans le dernier détail les hommes et les choses à la veille du mouvement révolutionnaire [2]. Il y en a qui se bornent à publier des pièces [3]. Il y en a qui se réduisent à l’étude statistique d’une seule question, telle que la question de l’instruction primaire avant 1789 dans les pays qui depuis ont formé tel ou tel de nos départemens. En nous aidant des premiers, c’est de ceux-ci surtout que nous voudrions, — très brièvement, — résumer les travaux. Il semble en effet que l’on puisse, dès à présent, indiquer les grandes lignes, peut-être encore un peu flottantes, mais déjà suffisamment précises, d’une histoire de l’instruction primaire sous l’ancien régime.

C’est, je crois, M. Léopold Delisle qui, dans son savant ouvrage sur la Condition de la classe agricole en Normandie au moyen âge, dirigea le premier, voilà bientôt trente ans, la curiosité des érudits vers cette question de l’instruction primaire. Il avait prouvé par des textes et par des faits que l’instruction primaire, en Normandie du moins, était beaucoup plus largement répandue qu’on ne le pensait, et qu’en plein xiiie siècle, dans cette nuit légendaire du moyen âge, non loin des vives clartés que jetaient les universités, d’humbles lueurs avaient aussi brillé dans nos campagnes. Dans les écoles rurales de ce temps-là, sans doute, l’instruction religieuse tenait la première place, mais « on ne peut douter qu’on y enseignât aussi la grammaire, » et l’on y formait surtout des clercs, destinés plus tard à la prêtrise, mais « on initiait à l’art de la lecture et de l’écriture un certain nombre de paysans. » Des recherches nouvelles, faites par M. de Robillard de Beaurepaire, ont confirmé depuis lors, pour le diocèse de Rouen, et même singulièrement étendu les conclusions de M. Delisle[4] Enfin, plus récemment, un autre érudit, M. Siméon Luce, dans une histoire de Bertrand du Guesclin, reprenant incidemment la question, élargissant le sujet, a cru pouvoir dire, sur des preuves nouvelles et pour une autre province, qu’il n’était guère au xiiie siècle de commune rurale qui ne possédât son école.

On a demandé là-dessus comment et par quel miracle ce progrès commencé s’était brusquement interrompu ? Il n’y a pas de miracle, et la réponse est facile. Philippe de Valois est monté sur le trône de France, et la guerre de cent ans a commencé. Cent ans de guerre, et d’une guerre soutenue tout entière sur le sol français, changent la face de bien des choses. Quand le roi de France n’était plus que le roi de Bourges, il faudrait avoir l’étonnement facile pour s’étonner qu’on ne songeât guère à l’instruction du peuple dans un royaume occupé tout entier par l’Anglais. Autant vaudrait s’étonner que nos assemblées révolutionnaires n’aient rien fait ou presque rien pour l’instruction primaire que des rapports et des règlemens. Silent leges inter arma. Chacun sait au surplus que, si les Valois sont au premier rang parmi les princes protecteurs de ce qu’on pourrait appeler les parties brillantes de la civilisation, il y a beaucoup à dire, depuis Philippe VI jusqu’à Henri III, sur la manière dont ils ont compris, pour la plupart, leurs devoirs envers la France. Et pourtant même alors la décadence ne fut pas si complète que les ordonnances des rois ne portent la trace de l’intérêt qu’ils attachent à la diffusion de l’enseignement. Quand, par exemple, ils octroient à telle ville une érection d’officiers municipaux, on voit figurer, comme une clause de style, parmi les attributions des consuls, le droit de nommer des maîtres d’école. Il y avait donc des maîtres d’école. La décadence ne fut pas si profonde que le pays en oubliât les bienfaits de l’instruction. En 1492, dans un hameau de Normandie, à la Haye du Theil (350 habitans), nous voyons « que les parens et amis de Marion Boucher, qui vient de perdre son père, la baillent à sa mère et à son tuteur à garder, nourrir et gouverner pendant trois ans, pendant lequel temps ils seront obligés la tenir à l’école et lui trouver livres à ce nécessaires[5]. » On s’intéresse donc, dès lors, même à l’éducation des filles. Je ne nie pas d’ailleurs qu’il y ait une lacune dans l’histoire de l’instruction primaire. Que si vous ajoutez à la guerre de cent ans les dernières guerres féodales et les guerres de religion, vous comprendrez aisément qu’il y en ait une et qu’il faille attendre jusqu’à la fin du xvie siècle, ou même jusqu’au milieu du xviie siècle, pour voir l’enseignement commencer à se relever de ses ruines.

L’Église donna l’impulsion pour la seconde fois. Parmi les nombreux documens rassemblés dans un intéressant ouvrage par M. de Fontaine de Resbecq[6], je vois que le concile de Trente a voulu « qu’auprès de chaque église il y eût au moins un maître qui enseignât la grammaire gratuitement aux clercs et autres pauvres écoliers. » Évidemment, et M. de Fontaine a raison de le faire observer, c’était en vue d’abord de l’éducation religieuse et du recrutement des autels que les pères du concile enjoignaient la multiplication des écoles. Non pas, à la vérité, comme on l’a soutenu, « que l’esprit du clergé catholique soit entièrement opposé aux progrès des lumières et de la raison » et non pas que l’Église, en aucun temps, ait négligé la cause de l’instruction, mais parce qu’à des attaques nouvelles il fallait opposer une tactique nouvelle. « J’affirme, avait dit publiquement Luther, que l’autorité a le devoir de forcer ceux qui lui sont soumis à envoyer les enfans à l’école… C’est pourquoi je veille, autant que j’y puis veiller, à ce que tout enfant en âge d’aller à l’école y soit envoyé par le magistrat. » Le concile suivait le protestantisme sur son propre terrain et retournait contre lui ses propres armes. Les historiens de l’instruction primaire auront à rechercher si d’ailleurs les pays protestans ont suivi le conseil de Luther aussi fidèlement et surtout aussi promptement qu’on se plaît quelquefois à le dire. Ils trouveront peut-être de bonnes raisons d’en douter. Ils ne feront pas mal encore d’examiner pourquoi le protestantisme naissant devait nécessairement prendre en main, comme on fait une cause urgente, la cause de l’enseignement populaire. Je recommande à leur attention ce texte d’un réformateur : « La grande majorité reçut avec empressement la doctrine où l’on enseigne que ce par quoi nous sommes justifiés, c’est la foi et nullement les bonnes œuvres, pour lesquelles ils ne se sentent pas la moindre inclination. » On dut remplacer, pour « la grande majorité », par la discipline de l’école cette discipline des bonnes œuvres que la doctrine célèbre de l’imputation était venue détruire.

Admettons cependant qu’on ne scrute les intentions de personne et disons au moins que, si le protestantisme s’imposa la loi de répandre abondamment l’instruction, le catholicisme suivit sans retard l’exemple qu’on lui donnait.

Je vois qu’aux états-généraux d’Orléans, en 1568, le tiers état demanda « qu’une prébende fût affectée, dans chaque église cathédrale ou collégiale, à l’entretien d’un précepteur qui aurait pour charge d’instruire gratuitement la jeunesse et sans salaire. » La noblesse alla plus loin. Le tiers état n’avait demandé que l’instruction gratuite, la noblesse demanda l’instruction obligatoire en demandant que le clergé prélevât sur le revenu des bénéfices « une contribution pour stipendier des pédagogues et gens lettrés en toutes villes et villages... et seront tenus les pères et mères, à peine de l’amende, envoyer leurs enfans à ladite école. » Ces vœux n’obtinrent qu’une médiocre satisfaction. Les premiers états de Blois en 1576, et les seconds en 1588, les renouvelèrent expressément. Cette fois, ce fut le clergé qui prit l’initiative et qui demanda « que, dans tous les bourgs et même dans les villages, les évêques instituassent un maître, précepteur d’école, pour instruire la jeunesse, lequel serait stipendié par les paroissiens, tenus de faire instruire leurs enfans [7]. » Malheureusement, dans ces années de luttes civiles, compliquées de guerres étrangères, les circonstances ne se trouvèrent pas de sitôt favorables à la réalisation de ces louables intentions.

Ici se place dans notre histoire, non pas une « réforme, » mais, comme disait Bossuet, une « réformation » de l’église nationale, une renaissance de la discipline religieuse et de la ferveur chrétienne, à laquelle on n’a pas peut-être accordé toute l’attention qu’elle mérite. On n’a pas fait la part assez belle aux Bérulle, aux saint Vincent de Paul et à l’histoire de leurs fondations. Port-Royal non plus et le jansénisme ne tiennent pas le rang qu’ils devraient tenir. On s’élève-de nos jours, et l’on a raison, contre cette manière d’écrire l’histoire qui se réduirait à mentionner des dates et des faits; on demande, et c’est justice, que le peuple ait son histoire aussi; mais l’histoire des idées, l’histoire des idées religieuses et morales surtout, ne saurait nous être indifférente, ou plutôt n’est-ce pas la véritable histoire? Or en ces belles années, où da bruit de leurs grandes actions les Henri IV et les Richelieu remplissent le devant de la scène, toute une forte génération grandit qui sera la génération du siècle de Louis XIV, et dont la piété connut, il est vrai, toutes les défaillances, mais fut, en somme et tout pesé, si profondément sincère. C’est alors que se fondèrent toutes ces grandes congrégations qui toutes ou presque toutes se donnèrent pour tache la diffusion de l’enseignement.

Le pouvoir royal, pour lui, ne s’occupa sérieusement de l’instruction primaire que lorsqu’il y vit, à l’époque de la révocation de l’édit de Nantes, un moyen de pallier les désastreuses conséquences de ce grand coup d’état. Il ne suffisait pas d’avoir chassé les ministres, il fallait les remplacer. C’est à cette occasion que l’ancienne monarchie posa le principe de renseignement obligatoire : « Enjoignons à tous pères, mères, tuteurs et autres personnes qui sont chargées de l’éducation des enfans, et nommément de ceux dont les pères et mères ont fait profession de la religion prétendue réformée, de les envoyer aux dites écoles et au catéchisme jusqu’à l’âge de quatorze ans. » La déclaration est de 1698. Une déclaration de 1724 réitéra les mêmes prescriptions et chargea de plus « les procureurs fiscaux de se faire remettre tous les mois la liste des enfans qui n’iraient pas aux écoles, afin de faire poursuivre les pères, mères, tuteurs et curateurs chargés de leur éducation. » Que des écrivains, entraînés par l’esprit de parti, citent ces textes sans autre commentaire, et qu’ils présentent ces déclarations, assez remarquables d’elles-mêmes, comme des déclarations ou édits sur l’instruction, dont la diffusion de l’enseignement serait le seul but, je ne m’en étonne pas, mais je ne comprends pas pourquoi M. Babeau s’écarte ici de son impartialité habituelle. Ce n’est vraiment pas assez de dire a que Louis XIV, pour faire élever les enfans des protestans dans les principes du catholicisme, n’hésita pas à décréter pour tous l’instruction primaire obligatoire. » Il fallait dire encore que la longue Déclaration de 1698 d’où l’on fait cet extrait était intitulée : Déclaration concernant la religion. Il fallait rappeler surtout que la Déclaration de 1724 est cette déclaration fameuse contre les protestans, par où le duc de Bourbon, le méprisable amant de la marquise de Prie, s’imaginait, dans sa férocité naïve, continuer la tradition de Louis XIV en aggravant les dispositions de l’édit de 1685. Que sert-il en vérité de dissimuler les choses, et ne se trouvera-t-il pas toujours quelqu’un pour les rétablir dans leur vérité? Oui, ce fut dans un intérêt politique, dans une intention de prosélytisme religieux que le gouvernement de Louis XIV et le gouvernement de Monsieur le Duc s’occupèrent de l’instruction primaire. Eh bien, que nous importe? Ils s’en occupèrent : voilà le fait. Un grand bien sortit d’un grand mal, si l’on veut. En fut-il moins un bien? Je pourrais demander quel est le prince ou le gouvernement qui ne mêle pas à ses intentions les plus généreuses quelques vues d’intérêt et de prosélytisme politique. Je pourrais demander si, dans le temps où nous sommes, ceux qui réclament avec le plus d’ardeur l’instruction obligatoire voudraient nous donner à croire qu’ils travaillent à la propagation des idées qu’ils détestent? Ceci serait nouveau dans le monde. Je me contenterai de demander si nous avons des opinions pour les garder ou pour les répandre? Poser la question, c’est l’avoir résolue. Ni la parole ne vaudrait la peine d’être parlée, ni l’instruction d’être distribuée, si la parole et l’enseignement n’étaient pas le légitime instrument de domination des intelligences et des âmes.

Aussi, pendant tout le XVIIIe siècle, voyons-nous les évêques travailler de toutes leurs forces à l’établissement des petites écoles. « Nous exhortons les curés, dit un évêque de Grenoble, de s’appliquer à l’établissement des petites écoles dans les paroisses, par toutes les voies que la charité leur inspirera, » L’évêque de Boulogne s’exprime en ces termes : « Convaincus que rien ne contribue davantage à former de bons chrétiens que la bonne éducation des enfans, nous croyons aussi que rien ne mérite plus notre attention et celle des curés que l’établissement des maîtres d’école... Nous désirons qu’il y en ait un dans chaque paroisse de notre diocèse, qui ait soin de tenir bonne école. » L’évêque de Dijon, moins verbeux, ne désire ni n’exhorte ; il ordonne : « s’il se trouve dans notre diocèse quelques paroisses qui soient sans recteur d’école, nous ordonnons aux curés et vicaires desdites paroisses de veiller à ce qu’il y en soit établi. » Ils vont plus loin. Le gouvernement de Louis XIV, depuis 1685, avait affecté les biens des consistoires protestans ou des religionnaires fugitifs « à l’établissement de recteurs ou de maîtres d’écoles » de préférence à toute autre affectation, et plutôt même « qu’à la réparation des églises. » Les évêques entrent volontiers dans cette pensée. «Inspirez, disent les statuts synodaux de Toul et de Châlons, inspirez à ceux qui veulent faire des fondations au profit de l’église, de les attribuer à cette bonne œuvre » de l’établissement des écoles. La Correspondance des intendans avec les contrôleurs généraux nous signale en effet, dans tel village de quatre-vingts feux et de trois cents âmes environ, des « fondations considérables » en faveur des écoles. On trouvera dans le livre de M. de Fontaine de Resbecq, pour la seule province de Flandre, une quantité considérable de ces «fondations.» Tantôt ce sont des nobles, comme en 1660 [8], Louis de Croix, écuyer, seigneur de Gourguemez, qui donne un capital de 28,000 florins pour l’entretien et l’instruction de « 12 pauvres orphelins ; » tantôt c’est un prêtre comme en 1686 Denis Francquet, qui complète l’œuvre de Jean Lenglart, chanoine de Séclin, en « érigeant une école de filles en même forme de l’école de garçons présentement établie par les biens » de ce dernier; tantôt c’est une simple bourgeoise, comme en 1688 « Jeanne Ramery, veuve du sieur Beaudoin Sturtellaghem, en son vivant marchand », qui lègue une rente et une maison dans laquelle « trois filles dévotes et craignant Dieu seront tenues de recevoir les pauvres honnêtes filles n’ayant moyen de payer écolage jusqu’au nombre de cent cinquante. »

Je ne voudrais pas exagérer la valeur de ces citations ni l’importance de ces menus faits. On pourrait sans peine les multiplier, mais il faut bien avouer que de ces fondations le grand nombre sont plutôt fondations charitables que fondations scolaires. Il n’est pas douteux pourtant qu’on y apprît pour le moins la lecture, l’écriture, un peu de calcul peut-être, et dans les grandes villes, un métier. D’autre part, à défaut de la sollicitude des pouvoirs publics, les habitans même des campagnes connaissent déjà les bienfaits de l’instruction et déjà savent fort bien mener eux seuls leurs petites affaires. On voit dans la Correspondance des contrôleurs généraux que l’un des premiers soins d’une humble commune déchargée de ses dettes et libre désormais de sa petite fortune est de se procurer un maître d’école ou de traiter avec quelqu’une des grandes congrégations enseignantes, oratoriens et jésuites. Vers le milieu du XVIIIe siècle, on s’adressera de préférence aux frères ignorantins. A la campagne, voici comment se passent les choses. Les notables habitans de l’endroit se réunissent, annoncent à la ronde ou font annoncer par leur curé l’intention qu’ils ont ou de nommer ou de remplacer un maître d’école et parmi les candidats qui se présentent, en choisissent un à l’élection, sauf d’ailleurs approbation de l’intendant. Car on votait beaucoup, sous l’ancien régime, dans la commune rurale; on y votait même trop. Je veux dire qu’il n’était pas toujours sans danger que « la sage-femme » fût élue par les matrones de la localité. M. Babeau nous apprend qu’en 1788 l’usage subsistait dans cent cinquante paroisses de la subdélégation sur cent soixante-dix. Il subsistait aussi, dans les villages de Lorraine, d’après le livre de M. l’abbé Mathieu. Dans les dernières années du XVIIIe siècle, on essaya de porter remède à l’insuffisance notoire de ces sages-femmes improvisées en instituant des cours gratuits d’accouchemens. On a constaté l’existence de ces cours à Moulins, Alençon, Rouen, Albi, Nancy. En 1784, pour le diocèse d’Albi, quarante-trois femmes y assistaient régulièrement [9].

Quant à la nomination du maître d’école, elle se faisait par les notables, « à l’issue de la messe paroissiale. » Elle était quelquefois authentiquée par un acte en forme, véritable contrat qui stipulait expressément les obligations du maître d’école et les émolumens consentis par la communauté. Quelques-uns de ces actes ont été publiés, l’un par M. de Fontaine de Resbecq, il est daté de 1777, pour le département du Nord; l’autre, pour le département de l’Aube, par M. Babeau, il est daté de 1712. Dans certaines localités, une sorte de jury faisait subir aux candidats tantôt un interrogatoire, tantôt un véritable examen. On a retrouvé des sujets de composition donnés à Bourbourg, en 1764, à quatorze candidats qui se disputaient la place; — ils firent une dictée d’orthographe en français, une dictée d’orthographe en flamand, une page d’écriture, savoir, trois lignes en petit gros, deux lignes en moyenne, deux lignes en ronde et huit lignes en fine [10], une addition, une multiplication, un problème sur la règle de trois et un problème sur la règle de société. Mais d’ordinaire on s’en rapporte au bon jugement du curé d’apprécier les titres et la capacité du candidat. Il y a des raisons nombreuses à cette ingérence du curé dans les affaires de l’école. La première, — je ne dis pas la meilleure, — c’est que le maître est engagé « pour chanter à l’église, assister le sieur curé au service divin et à l’administration des saints sacremens, pour l’instruction de la jeunesse, pour sonner l’Angelus le soir, le matin et à midi, et à tous les orages qui se feront pendant l’année, puiser l’eau pour faire bénir tous les dimanches, balayer l’église tous les samedis, faire la prière tous les soirs depuis la Toussaint jusqu’à Pâques [11]. » Il semble que son devoir d’enseigner soit en quelque sorte noyé dans la foule de ses autres occupations, et qu’il rende plus de services au « sieur curé » personnellement qu’à la jeunesse du pays. Ce n’est pas là, comme le remarque fort à propos l’abbé Mathieu, ce gros monsieur d’instituteur que connaissent aujourd’hui nos campagnes. Aussi la science de ce brave homme d’ancien régime est-elle assez légère, et ce qu’il donne d’instruction se réduit à peu de chose : la lecture, l’écriture, le calcul, quelquefois, dans quelques gros bourgs privilégiés, le plain-chant et les rudimens du latin. Ajoutez que pour une grande partie du territoire, nul, pas même le curé, dont c’est le devoir, ne paraît tenir la main à l’exécution de l’obligation scolaire. Les institutions, édits, ordonnances, règlemens, en tous lieux comme en tout temps, sont nécessairement ce que les hommes les font. Et là surtout fut le vice, en France, de l’ancien régime. Malgré la haute sagesse de quelques-uns de nos rois et de nos ministres, malgré les efforts accomplis depuis Richelieu vers la centralisation, malgré le nombre déjà considérable des agens et fonctionnaires de toute sorte, malgré leur zèle et leur probité déjà proverbiale, le désordre administratif était partout, parce que les attributions de personne n’étaient étroitement déterminées, parce que les droits de tous étaient confus, mêlés, pour ainsi dire enchevêtrés les uns dans les autres, et qu’enfin à chaque instant la meilleure volonté du monde, à moins qu’elle ne fût servie par la force, et par la force matérielle, se heurtait aux priviléges de l’un, à la situation acquise de l’autre, au caractère sacré d’un troisième, à la résistance active ou passive de tous. L’ouvrage de M. Gazier peut nous servir très utilement à mesurer ce qui manquait encore, sous l’ancien régime, à l’organisation de l’instruction primaire, et par conséquent à tempérer un peu de l’enthousiasme que les textes que nous avons cités risqueraient d’éveiller chez quelques partisans outrés du vieux temps.

En 1790, le célèbre abbé Grégoire, vivement préoccupé des obstacles que la multiplicité, la grande diversité surtout des dialectes locaux et patois pouvait opposer au nivellement révolutionnaire, forma le projet bizarre de les anéantir et fît dresser un questionnaire qu’il envoya probablement à tous les départemens de France. C’est ce questionnaire que M. Gazier nous fait connaître, en y joignant les réponses qu’il a pu retrouver. Elles sont curieuses à plus d’un titre. J’en extrais seulement quelques détails relatifs à ces trois questions de Grégoire : « 1° Dans les écoles de campagne, l’enseignement se fait-il en français? — 2° Chaque village est-il pourvu de maîtres et de maîtresses d’école? — 3° Outre l’art de lire, d’écrire, de chiffrer, et le catéchisme, enseigne-t-on autre chose dans les écoles? » Sur la première question, les réponses varient selon les départemens, — quelques prétendus patois, comme le provençal et le breton, étant des langues véritables, c’est-à-dire un signe d’indépendance antique, de liberté native, qu’un peuple n’abdique pas volontiers, même quand il se fond dans une grande unité nationale. Sur la deuxième question, quelques départemens, le département de l’Aude par exemple, celui du Pas-de-Calais, celui du Jura, répondent qu’il y a des écoles partout; quelques autres, le département du Gers, le département de l’Aveyron, le département des Landes, répondent qu’il n’y en a nulle part. Je les soupçonne tous d’un peu d’exagération, et de leurs témoignages contradictoires je tire une opinion moyenne. Mais ce qu’il y a de caractéristique et de plus intéressant, ce sont les considérations dont quelques-uns des correspondans entourent les renseignemens qu’ils font parvenir à Grégoire. Voici par exemple ce qu’on lui écrit du Gers : « Dans nos campagnes, nous ne connaissons pas d’école fondée ou gratuite où l’on enseigne à lire, à écrire et à chiffrer. Quelque magnifiques que soient les fondations et quelque bien motivées et expliquées que soient les intentions des fondateurs, l’objet n’est jamais rempli ou ne l’a pas été jusqu’ici. Les curés étaient trop maîtres… » On lui répond d’Agen : « Les maîtres d’école, dans les villages où il y en a, apprennent à lire en français et en latin; mais en général ils ont tous la manie de commencer par cette langue, de sorte que l’éducation se réduit presque dans nos campagnes à rendre les élèves capables de pouvoir, les jours de fêtes et dimanches, aider leurs pasteurs à chanter les louanges de Dieu dans une langue qu’ils n’entendent pas. » Il reçoit encore de Bordeaux la lettre suivante : « Généralement parlant, les ecclésiastiques se mêlent peu ou point des écoles. Ils se bornent à l’autoriser par une permission et trouvent toujours l’instituteur assez ca- pable quand il sait servir la messe et jouer au piquet. » Je ne voudrais pas fatiguer le lecteur de citations qui se répéteraient un peu les unes les autres. Il voit où était le mal et par où péchait l’organisation des écoles. Il y avait des fondations, mais on les détournait trop souvent de leur usage; il y avait des maîtres d’école, mais leur ignorance était grande; il y avait des surveillans naturels des écoles de campagne, mais ces surveillans ressemblaient à beaucoup de surveillans qui surveillent leurs intérêts d’abord et le reste ensuite, ou jamais.

Quand le temps sera venu de tracer un tableau d’ensemble de l’instruction primaire sous l’ancien régime, il ne faudra pas oublier d’y faire entrer ces sortes de détails. Ce serait mutiler la vérité que de les omettre, mais ce serait aussi l’outrer que de leur donner trop de relief, et, dans l’un comme dans l’autre cas, ce serait la défigurer. Car des renseignemens d’un autre genre viendraient aussitôt prouver contradictoirement qu’après tout ces vieux maîtres ne laissaient pas de remplir à peu près leur métier. Je veux parler de ces plaintes qui s’élèvent, dès le milieu du XVIIIe siècle, sur la diffusion de l’instruction primaire. On trouve évidemment que les choses vont trop vite, et que ce peu d’instruction qu’on leur donne met aux mains des populations rurales une arme dangereuse, dangereuse pour la société, dangereuse pour elles-mêmes surtout, qui ne savent pas s’en servir. « On a la manie, dit l’auteur anonyme d’un Essai sur la voirie et les ponts et chaussées, — attribué longtemps, mais faussement, à Duclos, — de ne plus engager aucun domestique qui ne sache lire, écrire et calculer; tous les enfans des laboureurs se faisant moines, commis des fermes ou laquais, il n’est pas étonnant qu’il n’en reste plus pour le mariage et pour l’agriculture. » Les maîtres d’école enseignaient donc quelque chose « aux enfans des laboureurs, » fût-ce entre deux sonneries d’Angelus. Un autre anonyme se plaint « de la multiplicité des écoles publiques et gratuites qui sont répandues dans tout le royaume, » et c’est justement pour aboutir à la même conclusion qu’il n’y a désormais d’état pour le fils de l’agriculteur « que de venir grossir le nombre des religieux ou de ces célibataires, solliciteurs d’emplois, dont la France fourmille. » Mais laissons les anonymes.

Je lisais récemment, dans les extraits d’un rapport à déposer sur le bureau de la chambre des députés, que Joseph de Maistre aurait dit quelque part : « Je n’éprouve pas le besoin d’avoir un valet de chambre qui sache lire. » Le jeune député qui cite ainsi Joseph de Maistre rappelle-t-il au moins qu’avant Joseph de Maistre bien d’autres avaient dit la même chose, et que ces autres, pour n’en citer que quelques-uns, étaient le procureur général La Chalotais, par exemple, et Voltaire? On n’a pas encore perdu l’habitude, à ce que je vois par des livres récens, de célébrer les « intentions généreuses » et « l’esprit libéral » de La Chalotais. Aussi ne faut-il pas laisser dans l’ombre ce passage de son Essai d’éducation nationale. « N’y a-t-il pas trop d’écrivains, trop d’académiciens, trop de collèges?.. Il n’y a jamais eu tant d’étudians... le peuple même veut étudier; des laboureurs, des artisans envoient leurs enfans dans les collèges des petites villes, où il en coûte si peu pour vivre. » Et là-dessus, des jésuites qu’il venait d’attaquer, passant aux frères ignorantins, il ajoutait impitoyablement : « Les frères sont survenus pour achever de tout perdre ; ils apprennent à lire et à écrire à des enfans qui n’eussent dû apprendre qu’à dessiner, et à manier le rabot et la lime... le bien de la société demande que les connaissances du peuple ne s’étendent pas plus loin que ses occupations. » Voilà Joseph de Maistre dépassé de beaucoup et sa boutade réduite en système, — quarante ou cinquante ans devant qu’elle ne lui échappât, — par l’homme qui pourtant prononça le premier cette formule désormais célèbre, « que l’état devait élever les enfans de l’état. » J’emprunte ces deux citations de La Chalotais à M. Jules Rolland, l’auteur d’une intéressante, mais un peu lourde, Histoire littéraire de la ville d’Albi [12]. C’est avec raison qu’il a rapproché de ces paroles tant d’autres paroles analogues échappées à Voltaire sur « la canaille » et les « gueux ignorans, » et la nécessité, dans une société bien ordonnée, de maintenir le peuple croupissant dans son ignorance et dans son abjection naturelles. C’est avec raison surtout qu’il rappelle la lettre de Voltaire à La Chalotais. Car dans le mémoire de La Chalotais, c’est justement ce passage qu’a visé tout d’abord le seigneur de Ferney : « Je vous remercie, monsieur, de proscrire l’étude chez les laboureurs. Moi qui cultive la terre, je vous présente requête pour avoir des manœuvres et non des clercs tonsurés. Envoyez-moi surtout des frères ignorantins pour conduire mes charrues ou pour les atteler. » Diderot n’est pas de cet avis, il s’en faut du tout au tout, mais il convient quelque part que cette opinion sur l’instruction du peuple est l’opinion de la noblesse et des lettrés. S’il parle absolument, il va trop loin ; tous les lettrés du XVIIIe siècle ne partagent pas ces opinions, et lui-même, Diderot, en est la preuve. Aussi ne parle-t-il pas absolument, il constate une opinion, il fixe l’état d’une question, et je dis qu’à défaut d’autres textes, cette constatation, ces plaintes, ces récriminations suffiraient encore pour nous permettre d’affirmer qu’à la veille de la révolution française l’instruction populaire était plus largement répandue qu’on ne l’a cru longtemps.

Au surplus, les chiffres ne manquent pas, et puisque dans les questions de ce genre on veut que les chiffres aient le dernier mot, citons en quelques-uns. En 1789, une seule congrégation de femmes, peu connue d’ailleurs, la congrégation des filles de la Providence, dirigeait 116 maisons d’instruction, qui recevaient 11,660 élèves. Deux autres congrégations, plus célèbres, les ursulines et les filles de Saint-Vincent-de-Paul, possédaient à elles deux plus de 800 maisons. A la même date, l’institut des Frères des écoles chrétiennes dirigeait déjà 120 maisons, qui comptaient en tout 36,000 élèves [13]. Descendons aux écoles communales. M. de Beaurepaire a constaté que sur 1,159 paroisses du diocèse de Rouen, visitées de 1713 à 1717, 855 se trouvaient pourvues d’écoles. M. Babeau constate à son tour qu’en 1788, sur 446 communes qui depuis ont formé le département de l’Aube, 420 avaient leur école. Il ajoute qu’en 1879, dans le même département, 21 communes sont encore sans écoles. Le progrès accompli se réduirait donc à l’érection de six écoles nouvelles pour quatre-vingt-deux ans de temps, sans parler de l’accroissement probable de la population ? Enfin, si l’on veut restreindre encore le champ des recherches, on trouve que dans le petit village de Saint-Prix, canton de Montmorency, le nombre des conjoints sachant lire, ou du moins signer, n’a pas cessé de grandir depuis 1668 jusqu’en 1789. En 1668, pour 100 mariages, 46 hommes et 12 femmes savent signer. En 1789, la proportion est déjà de 73 hommes sur 100 et de 46 femmes. Elle est aujourd’hui de 88 hommes et de 94 femmes [14].

Je sais le peu de confiance qu’en beaucoup de matières il convient d’accorder aux chiffres, et particulièrement ici. Je sais ce que de telles statistiques, si prudemment établies qu’on les suppose, comportent encore d’arbitraire. On détermine, par exemple, le nombre des lettrés et des illettrés par rapport au chiffre des mariages; mais sur un nombre donné de mariages, combien des conjoints appartiennent-ils réellement à la localité ? Ou bien encore on nous apprend que dans le diocèse d’Autun les archiprêtres, — de 1667 à 1792, — ont constaté que sur 360 paroisses 253 étaient pourvues de maîtres ou de maîtresses d’écoles ; c’est à peu près comme si l’on ne nous apprenait rien, et c’est un pur mirage que ce total. Car enfin de ces 253 écoles, combien en existait-il déjà, par exemple, en 1667, ou combien en existait-il encore en 1792 ? Dans cet espace de plus de cent ans, combien de causes ont pu faire varier ce chiffre et rendent par conséquent tout à fait dérisoire cette prétendue proportionnalité ? Car, si les archiprêtres du diocèse ont fait régulièrement, chaque année, leur visite, il se pourrait parfaitement que dans l’étendue de ces 360 paroisses il n’eût jamais existé plus d’une douzaine d’écoles à la fois.

Mais la grande raison de ne pas se presser de conclure, c’est que l’investigation n’a jusqu’ici porté que sur quelques provinces de l’ancienne France et qu’il convient d’attendre que la patience de nos érudits ait achevé cette vaste enquête. J’ajouterai que quelques-uns des livres dont nous venons de parler tombent un peu sous le coup du reproche que l’on peut adresser à beaucoup de livres qu’on écrit sur l’ancien régime. Ils ne disent que la vérité, certainement, mais ils ne disent pas la vérité tout entière. Ils ne mettent en lumière que des faits incontestables et que des textes authentiques; ils ne joignent pas toujours à ces faits d’autres faits, qui ne laissent pas d’atténuer la portée des premiers, non plus qu’à ces textes d’autres textes qui modifient, qui corrigent, qui tempèrent ce que les textes cités peuvent avoir de décisif et d’absolu. Je conviens d’ailleurs bien volontiers que les auteurs ont une excuse. Puisqu’en effet depuis quatre-vingts ans nul n’a guère parlé de l’ancien régime que pour l’accabler, en quelque sorte, et lui disputer jusqu’aux plus innocentes justifications qu’il pût produire, il est assez naturel après tout que l’on procède comme nous voyons qu’on procède aujourd’hui. Ce n’est pas tant que l’on prenne plaisir ou que l’on mette un intérêt de parti à ramener au jour uniquement les textes et les faits favorables à l’ancien régime; c’est qu’on a révélé depuis longtemps tous les autres et qu’en travaillant, selon les méthodes en faveur, sur « l’inédit, » on ne retrouve précisément que des textes et des faits jusqu’ici négligés ou systématiquement repoussés dans l’ombre parce qu’ils donnaient aux idées que l’on voulait se faire de l’ancien régime quelqu’un de ces vigoureux démentis dont l’histoire est coutumière. Quoi de plus humain! Il restera maintenant à contre-peser tous ces ouvrages les uns par les autres, et, les deux parties entendues dans leurs conclusions, à résumer les débats. Mais peut-être dès à présent n’était-il pas inutile de signaler ces quelques ouvrages et d’indiquer sommairement ce qu’ils contiennent de nouveautés.

Dès à présent aussi je crois que l’on peut admettre que ces nouveautés prendront place dans l’histoire. Est-ce à dire qu’on prouvera que l’instruction primaire était tout aussi répandue sous l’ancien régime que de nos jours? Ce serait une mauvaise plaisanterie que de le prétendre; une plaisanterie qui ne vaut pas seulement la peine d’être discutée. C’en serait une plus mauvaise encore de prétendre que la révolution soit venue méchamment interrompre le développement naturel et, comme on vient de le voir, assez considérable déjà, de l’enseignement. Mais l’impulsion était donnée, l’utilité de l’instruction était comprise, même par le pouvoir royal, même par l’église, et tout aussi clairement que par les philosophes. Il restait beaucoup à faire, mais on avait beaucoup fait. Voilà ce que de nouvelles recherches ne manqueront pas de mettre en lumière, voilà ce qu’on peut dire, et par honneur pour nos pères comme par respect pour la vérité, il faut le dire.


F. BRUNETIERE.

  1. A. Babeau, le Village sous l’ancien régime; Paris, 1879, Didier.
  2. L’abbé Mathieu, l’Ancien Régime dans les provinces de Lorraine et Barrois; Paris, 1879, Hachette.
  3. Gazier, Lettres à Grégoire sur les patois de France; Paris, 1879, Pedone-Lauriel.
  4. Recherches sur l’instruction publique dans le diocèse de Rouen, dans les Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, tomes xx et xxvi.
  5. De Beaurepaire, Recherches, etc.
  6. de Fontaine de Resbecq, Histoire de renseignement primaire avant 1789 dans les pays qui ont formé le département du Nord, Paris, 1878, Champion.
  7. Voyez les textes dans l’Histoire des états-généraux, de M. George Picot.
  8. Quelques années, par conséquent, avant la réunion.
  9. Rossignol, les Petits États d’Albigeois.
  10. De Fontaine de Resbecq.
  11. Babeau.
  12. Jules Rolland, Histoire littéraire de la ville d’Albi; Toulouse, 1879, Privat.
  13. De Fontaine de Resbecq, ouvrage cité.
  14. L’École et la Population de Saint-Prix depuis 1668, par M. Auguste Rey, dans les Mémoires de la Société de l’histoire de Paris et de l’Ile-de-France, t. V, 1879.