Proclamation de la Convention nationale du 10 Thermidor an II



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Proclamation de la Convention nationale sur la conspiration de Robespierre, Couthon, Saint-Just, Lebas, Henriot, etc., contre la République



Du 10 Thermidor. Proclamation de la Convention nationale sur la conspiration de Robespierre , Couthon , Saint-Just, Lebas, Henriot, etc., contre la République, omise dans le numére 662, page 12.


LA CONVENTION NATIONALE
Au Peuple Français.


Citoyens, Des conspirateurs hypocrites, frappés par vos véritables représentants, s’éroient réfugiés dans le sein d’une municipalité perfide. Ils rassembloient une force armée, provoquoient les citoyens contre la représentation nationale, et menaçoient d’envahir les droits du peuple.

Mais ce danger est passé aussitôt qu’il est apperçu dans une commune célèbre qui fut le berceau et l’asyle de la liberté. A peine les manoeuvres des conspirateurs Robespierre , Saint-Just et Couthon , et de leur complices, ont été connues, les sections de Paris ont environné la Convention nationale; les сitoyens ont fait aux représentant du peuple un rempart de leur corps, de leurs armes un appui.

Qn’il etoit beau et digne de vous, ce spectacle touchant des citoyens de Paris, rassemblés spontanément autour de la Convention nationale dans la même nuit que des mains coupables sonoient le tocsin dans la maison commune !

Les ténèbres ont couvert quelques petits rassemblemens de citoyens trompés; mais le soleil n’a éclairé que des sections fidelles et des conspirateurs abandonnés. Cette solitude du crime a frappé tous les regards, en même-temps que tous les voeux, tous les applaudissement, toutes les félicitations étoient portés de toutes parts à la Convention nationale.

Le 31 mai le peuple fit la révolution ; le 9 Thermidor la Convention nationale a fait la sienne ; et liberté a applaudi également à toutes les deux.

uisse cette époque terrible, oû de nouveaux tyrans, plus dangereux que ceux que le fanatisme et la servitude couronnént, être le dernier orage de la révolution ! Puisse t-il sur – tout éclairer les сitoyens sur les droits de l’égalité ! Aucun homme n’est rien en regard de la patrie ; et la liberté n’admet ni primauté ni préférence. Un homme n’est qu’un homme devant la loi ; et tout usurpateur des droits du peuple n’est pas un homme, mais un coupable qui doit disparoître.

Et vous, braves républicains des armées, qui couvrez la République de triomphes, vous nous avez aidés à recueillir cette victoire sur les ennemis de l’intérieur. La Convention nationale les a reconnus aux l’armes de regret qui couloient de leurs yeux, lorsque vos victoires étoient annoncées. Continuez par vos brillans succès le deuil des ennemis du peuple, nous continuerons de les démasquer et de les punir.

(Collection générale des décrets rendu par la Convention nationale. Volune 45. P. 121-122 (№ 665)

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