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Page:Wharton - Les Metteurs en scène, 1909.djvu/128

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tinua-t-il, avec une politesse froide et embarrassée.

Julia leva la main pour l’implorer :

— Non… non… merci. Je vais très bien.

Il s’arrêta à mi-chemin de la sonnette et se retourna vers elle.

— Alors ?

Elle reprit :

— Il y a une chose qu’il faut que je vous dise.

Arment continua à la scruter.

— J’aurais pensé, répondit-il, que toute communication de vous à moi aurait pu être faite par nos hommes d’affaires.

— Nos hommes d’affaires ! (Elle rit nerveusement.) Je ne pense pas qu’ils puissent être pour moi d’aucun secours.

La figure d’Arment prit l’expression de quelqu’un qui est décidé à ne pas se laisser attendrir.

— S’il est question de secours, bien entendu…

Elle se rappela avoir vu cette même expression sur son visage quand quelque miséreux venait frapper à sa porte avec un livre de quête. S’imaginait-il par hasard qu’elle venait mendier un peu de sympathie comme on vient mendier une aumône ? Cette pensée la fit encore sou-