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Page:Wharton - Les Metteurs en scène, 1909.djvu/100

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clamant parfois son attachement à la religion d’indépendance personnelle ; mais elle avait depuis longtemps cessé de sentir le besoin d’un point de vue aussi abstrait : elle avait accepté le fait de son mariage aussi franchement et aussi naturellement que si elle avait cru à la nécessité de cet acte traditionnel.

— Naturellement, j’ai toujours foi en nos idées, s’écria-t-elle.

— Alors, je vous le répète, je ne comprends plus. Notre opinion sur le mariage devait, selon vous, être hautement proclamée. Avez-vous changé d’avis à ce sujet ?

Elle hésita :

— Cela dépend des circonstances… du public auquel on s’adresse. Dans le milieu des Van Sideren, peu importe que la doctrine soit vraie ou fausse ; c’est la nouveauté qui attire.

— Et cependant c’est dans ce milieu-là que nous nous sommes rencontrés, vous et moi, et que nous avons appris l’un de l’autre la vérité.

— C’était tout différent.

— Dans quel sens ?

— D’abord je n’étais pas une jeune fille. Il est tout à fait inconvenant que des jeunes personnes soient présentes à… ces moments-là, et entendent discuter de telles questions.

— Vous considériez pourtant comme une des