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Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t3.djvu/375

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Tu verras quel bonheur l’univers communique
A l’âme qui l’adore !

(Les Chants de la Vie Ardente.)

INSCRIPTION

SUR L’ACCUEIL DU AU PAUVRE

Mets la nappe de lin sur la table agrandie,
Verse dans les cristaux
Des vins fumants faits de raisins orientaux,
Orne de citrons verts, de pommes, de gâteaux
Les vaisselles polies.
Répands les fruits du parc et les fleurs de la plaine
En couronnes d’azur,
Tords le feuillage d’or le long du calme mur,
Inonde l’air d’odeurs, et que d’un parfum pur
L’atmosphère soit pleine !
Commande aux serviteurs afin qu’ils te rapportent
Tous les vins du cellier,
Sors les sacs de la grange et détruis le hallier,
Dénude-toi, soustrais la grappe à l’espalier !…
Un pauvre est à la porte !
Or tout vrai pauvre a droit a la plus belle place,
Il est l’hôte divin,
Il est l’expiateur qui va par le chemin
Lourd de tes maux dont il te rend le fardeau vain
Et qu’il porte à ta place !…

(Les Chants de la Vie Ardente.)

L’ATTENTE DE L’HIVER

Parmi l’espace pur, la terre est blanche et luit,
Et, comme un triste éclair, le frimas l’a fendue,
Elle emporte sa glace amassée et sans bruit
Dans un grand tourbillon, sphère pâle et perdue !

Le transparent soleil dans l’incolore a fui.
Il se perd sous l’azur plein de brume et de nue.