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ALBERT BOISSIÈRE

Bibliographie. — L’Illusoire Aventure, poèmes (La Plume, Paris, 1897) ; — Les Magloire, roman (Charpentier-Fasquelle, Paris, 1899) ; — Une Garce, roman (Charpentier-Fasquelle, Paris, 1900) ; — Les Trois Fleurons de la Couronne, roman (Charpentier-Fasquelle, Paris, 1900) ; — M. Duplessis veuf, roman (éditions de la Maison d’Art, Paris, 1901) ; — Aquarelles d’Ame, poèmes (éditions de la Maison d’Art, Paris, 1901) ; — Les Chiens de Faïence, roman (Charpentier-Fasquelle, Paris, 1902) ;—Les Tributaires, roman (Charpentier-Fasquelle, Paris, 1903) ; — La Tragique aventure du Mime Properce, roman (Charpentier-Fasquelle, Paris, 1904) ; — Joies conjugales, roman (Charpentier-Fasquelle, Paris, 1905) ; — Clara Bill, danseuse, roman (Charpentier-Fasquelle, Paris, 1905) ; — Jolie, roman (Charpentier-Fasquelle, Paris, 1906) ; —Le Scandale de la rue Boissière, roman (Charpentier-Fasquelle, Paris, 1906). — Diverses plaquettes de critiques d’art : Le Peintre J.-L. Rame, etc. (chez Gentil, Paris).

En Préparation : La Ferme au Gué, poèmes.

M. Albert Boissière a collaboré au Figaro, au Journal, au Matin, au Temps, hVEcho de Paris, au Précurseur d’Anvers, etc.

M. Albert Boissière est né àThiberville (Eure) le26 janvier 1866, Il s’avisa d’être un homme de lettres tardivement, à trente ans passés, et débuta par un volume de vers se rapprochant de la formule mallarmécnne, L’Illusoire Aventure (1897). Ensuite, il écrivit successivement deux romans consacrés à la notation scrupuleuse de la vie rustique, et qui le firent immédiatement connaître, Les Magloire (1899) et Une Garce (1900). Puis, revenu tout à coup à l’écriture artiste, il publia, la même année, un roman symboliste, Les Trois Fleurons de la Couronne, qui contient de fort belles pages.

Mais M. Albert Boissière devait surtout se classer comme humoriste avec les romans qui suivirent. « Il obtient, remarque M. Pierre Veber, un comique particulier par une observation minutieuse des petits gestes et des petites pensées, n M. Boissière n’est pas un humoriste doux. « Il est âpre, très âpre. Il dissimule un peu son âpreté sous sa gaieté » (ernest Charles.)