Ouvrir le menu principal

Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t3.djvu/342

Cette page n’a pas encore été corrigée



EMMANUEL DELBOUSQUET

Bibliographie. — En les Landes {Le’Lointain Cor] (1896) ; — Eglogues (1897) ; — Le Mazareilh, roman (Paul Ollendorff, Paris, 1902) ; — Margot (Société provinciale d’édition, Toulouse, 1903 ), — L’Ecartenr (Ollendorff, Paris, 1904).

M. Emmanuel Delbousquet a collaboré aux Essais d’Art Jeune, à l ’ Effort, au Midi Fédéral, à l ’ A me Latine, à la Revue Provinciale, à la Revue Méridionale, à l’Ermitage, etc.

M. Emmanuel Delbousquet est né le 27 avril 1874 à Sos (Lotet-Garonne), aux confins des grandes Landes de Gascogne et de l’Armagnac. Il quitta tout jeune son pays natal pour fonder avec quelques amis, à Toulouse, une revue qui groupa un certain nombre de poètes : Les Essais d’Art Jeune, et où collaborèrent entre autres Maurice et André Magre, Marc Lafargue, Jean Viollis, etc., bref, toute une pléiade avec qui furent fondés plus tard la revue L’Effort, qui succéda aux Essais, et le Midi Fédéral, journal hebdomadaire qui eut pour collaborateurs tous les principaux écrivains méridionaux, parmi lesquels Laurent Tailhade, Emile Pouvillen, Louis-Xavier de Ricard, Jean Carrère.

Mais la vie de la ville déplut bientôt au jeune poète, qui souffrait d’une âpre nostalgie et qui adorait son pays d’Albret, ses landes sauvages, ses forêts de pins et de chênes-lièges, au point que tout autre séjour lui était intolérable. Voulant vivre désormais le plus prés possible de « sn terre et de ses morts », il se retira à Sos, qu’il ne quitta plus. Il y mène une vie de travail et de solitude.

Si c’est à Toulouse qu’il a pu, dans ses crises de fièvre nostalgique, écrire ses poèmes, c’est à Sos qu’il relit avec piété ses maîtres préférés : Vigny, Villiers de L’Isle-Adam, Flaubert. Comme distraction, il aime passionnément lu chasse à courre à cheval, à travers les immenses étendues de forets et de bruyères, et s’y livre avec frénésie.

« La poésie de M. Emmanuel Delbousquet, écrivait dès 1896 M. Edmond Pilon, est printanière et fraîche, inspirée le plus souvent par les spectacles de la nature. Les eglogues qu’il a publiées ont ce parfum de terroir qui ne trompe pas et par quoi on