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Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t1.djvu/541

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COUCHER DE SOLEIL A KÉRAZUR

Nuages gris, nuages bleus, nuages roses,
Vers quel pays lointain, dans le soir, fuyez-vous,
Laissant à peine des reflets subtils et doux
Sur les flots gris, sur les flots bleus, sur les flots roses ?
Ainsi s’en vont, au loin, très subtils et très doux,
Dans le silence et la solitude avec vous,
Mes rêves gris, mes rêves bleus, mes rêves roses.

(La Bretagne qui chante.)

AUTRE RONDEL DE L’ADIEU

Partir, c’est mourir un peu. (E. Haraucooht.)

Mourir, c’est partir un peu !
Le dernier mot du problème
N’est pas sur la lèvre blême :
Regardez vers le ciel bleu.

Ce qui survit dans l’adieu,
C’est le meilleur de soi-même..
Mourir, c’est partir un peu !

O la douceur de ce vœu :
Si l’on quitte ceux qu’on aime,
C’est avec l’espoir suprême
De les retrouver en Dieu…
Mourir, c’est partir un peul

(La Bretagne qui chante.)

LES ROSES EFFEUILLÉES

On ne ramasse pas les roses effeuillées.
Qu’importe que le pied stupide d’un manant
Les foule et que le vent les ebasse maintenant !
Ayant touché le sol, les roses sont souillées.