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Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t1.djvu/358

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Les œuvres de M. François Coppée se trouvent chez Alphonse Le m erre.

M. François Coppée a collaboré au Parnasse et à tous les grands journaux parisiens.

M. François Coppée (Francis-Edouard-Joachim) est né à Paris le 12 janvier 1842. Sa famille, du côté paternel, est d’origine flamande. « Dernier-né d’un père qui occupait un modeste emploi au ministère de la guerre, il eut une enfance débile et maladive et ne put poursuivre jusqu’au bout ses études commencées au Lycée Saint-Louis. » Pour alléger les charges de sa famille, il entra de bonne heure comme expéditionnaire au ministère de la guerre. « Attaché en 1869 à la bibliothèque du Sénat, il céda sa place, en 1872, à Leconte de Lisle et fut nommé archiviste du Théâtre-Français. Démissionnaire à la suite du refus par le comité de lecture d’entendre Sevtro Toretli, il fut chargé à la Patrie du feuilleton dramatique, précédemment rédigé par Edouard Fournier, et y révéla de 1880 à 1884 de brillantes aptitudes. M. Coppée déposa la plume de critique lorsqu’il fut élu membre de l’Académie française (21 février 1884) en remplacement de Victor de Laprade, qui avait succédé lui-même à Alfred de Musset. Il prit séance le 18 décembre suivant, et ce fut M. Victor Cherbuliez qui répondit au discours du récipiendaire. » (maurice Tourneux.)

Les véritables débuts de M. François Coppée datent du premier Parnasse. Toutefois, avant d’y collaborer il avait déjà publié des poésies dans quelques-unes des petites revues où s’essayait la jeunesse d’alors. A vingt-quatre ans, il publiait son premier volume : Le Reliquaire (1866), bientôt suivi des Intimités (1868). Ces deux recueils furent très favorablement accueillis, et les vrais lettrés le tenaient déjà pour un maître quand son drame Le Passant, représenté à l’Odéon le 14 janvier 1869, révéla tout à coup son nom au grand public. « C’est alors aussi que deux de ses Poèmes modernes, le Défile et la Bénédiction, puis un autre récit inspiré par les tragiques événements dont le bassin de la Loire avait été le théâtre, la Greve des forgerons, lus ou récités dans diverses matinées ou solennités, devinrent soudain populaires… Pendant le siège, M. Coppée ne publia que la Lettre d’un mobile breton, dont la vogue dura fort longtemps. Dans un autre poème, Plus de sang ! écrit en avril 1871, il appela en vain l’apaisement des discordes qui assombrissaient encore nos défaites. »

Après la guerre, ses œuvres se sont succédé fort nombreuses. Entre Le Passant et Pour la couronne (Odéon, 1895), M. François Coppée n’a pas écrit moins de quinze comédies ou drames, dont plusieurs méritent un rang unique. Nous citerons : Le Luthier de Crémone (Comédie française, 1876) et Severo Torellt