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Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t1.djvu/275

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Emm. Chabrier (1899) — Farces (1899) ; — Les Braises du cendrier, poésies (1900) ; — L’Art au théâtre, troisième volume (1900) ; — La Carmélite, drame lyrique, musique de Rcynaldo Hahn (1902) ; — La Reine Fiamette, drame lyrique, musique de Xavier Leroux (1903) ; — Le Fils de l’Etoile, drame lyrique, musique de Camille Erlanger (1904) ; — Scarron, comédie tragique en cinq actes, en vers (1905) ; — Glatigny, drame funambulesque, en cinq actes et six tableaux et en vers (1906) ; — Ariane, opéra, musique de Massenet (1906) ; — La Vierge d’Avila, drame en cinq actes et un épilogue, en vers (1906). Les œuvres complètes de M. Catulle Mendès se trouvent chez Fasqucllo.

M. Catulle Mendès a collaboré aux trois Parnasses et à tous les grands quotidiens et périodiques de Paris.

Né en 1842 à Bordeaux, M. Catulle Mendès arriva à Paris en 1860 et fonda presque aussitôt la Revue fantaisiste, où on put voir les noms de Théophile Gautier, Théodore de Banville, Charles Baudelaire, Vacquerie, Sully Prudhomme, Arsène Houssaye, Villiers de L’Isle-Adam, Daudet, Champtleury, Gozlan, etc.

En 1863, des relations s’établirent entre M. Catulle Mendès et M. Louis-Xavier de Ricard. M. Catulle Mondes vint aux soirées dans lesquelles les amis de M. Xavier de Ricard se réunissaient chez les parents de celui-ci, quelques-uns de ses amis l’y suivirent, plusieurs des amis de M. Xavier de Ricard le suivirent chez M. Mendès, et c’est ainsi qu’en ce va-et-vient s’opéra, par sélection, la formation du groupe qui allait devenir tout à l’heure le Parnasse.

A uue époque où le public s’intéressait peu aux lettres, qu’il ignorait et qu’il dédaignait, tandis que les chroniqueurs pullulaient, et que tous les nouveaux débarqués couraient à la publicité bruyante, M. Catulle Mendès était donc de ceux qui tenaient à honneur d’ouvrir un asile à cette fille des dieux : la Poésie. Ce fut lui qui conseilla à M. Xavier de Ricard de transformer son nouveau journal l’Art en uu recueil hebdomadaire ne donnant que des poésies. La publication des fascicules fut bientôt résolue ; et c’est ainsi que fut fondé le Parnasse ConTemporain, recueil de vers nouveaux, dont M. Mendès, depuis, a raconté si spirituellement et si poétiquement la Légende.

Le premier volume de vers de M. Mendès date de 1864. Il s’intitule Phiioméla, livre lyrique, et Théodore de Banville l’apprécia en ces termes : o Philo mêla ! un nom, un mot si doux, si triste à la fois, qu’il donne presque l’idée, en effet, de ce chant poignant et délicieux dont les nuits d’été s’enivrent et dont le poète emprunte les notes enflammées pour faire parler l’ineffable et pour traduire la langue mystérieuse de l’amour :

Deux monts plus vastes que l’Hécla