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Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t1.djvu/153

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LOUIS MÉNARD





Bibliographie. — Prométhée délivré, traduction en vers (1843) — Prologue d’une révolution (1848) ; — Poèmes (1855) ; — De la Morale avant les philosophes (1860) ; — De Sacra Poesi Græcorum (1860) ; — Le Polythéisme hellénique (1863) ; — Hermès Trismégiste, traduction (1866) ; — Rêveries d’un païen mystique, première édition (1876) ; — Histoire des anciens peuples de l’Orient (1882) ; — Histoire des Israélites d’après l’exégèse biblique (1883) ; — Histoire des Grecs (1884 et 1886) ; — Rêveries d’un païen mystique (1886 et 1895, nouvelle édition contenant les poèmes) ; — La Vie future et le Culte des morts (1892) ; — Études sur les origines du christianisme (1893) ; — Exégèse biblique (1894) ; — Lettres d’un mort (1895) ; — Les Questions sociales dans l’antiquité (1898) ; — La Seconde République (1898) ; — Symbolique religieuse (1898) ; — Religion et Philosophie de l’Égypte (1899).

Louis Ménard a collaboré au Parnasse, au Représentant du Peuple, etc.

Né à Paris le 19 octobre 1822, mort à Paris en 1901, Louis-Nicolas Ménard, l’Hellène du Parnasse, esprit extrêmement original et cultivé, s’est occupé successivement de philosophie, de chimie, de peinture et de littérature. Après de brillantes études à Louis-le-Grand, il entra à l’Ecole normale, où il ne resta que deux mois, et publia, en 1843, sous le pseudonyme de L. de Senneville, une traduction en vers du Prométhée délivré. Puis il entreprit des études de chimie et reconnut, en 1846, la solubilité de la xyloïdine dans l’éther, c’est-à-dire le collodion. La révolution de 1848, qui flattait les idées philosophiques, républicaines et généreuses de Louis Ménard, l’arracha à ses études de science ; son ardent socialisme lui fit prendre une part active au mouvement de 1848. Ayant publié en 1849, dans le Représentant du Peuple, une histoire des derniers événements, intitulée : Prologue d’une révolution, et où il flétrissait les fusillades de juin, il fut condamné à quinze mois de prison et 10,000 francs d’amende. Pour échapper à la condamnation, il s’était exilé à Londres d’abord, puis à Bruxelles, et y vécut dans la société des révolutionnaires internationaux qui s’y trouvaient réunis.