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Page:Wagner - Une capitulation, Leduc.djvu/32

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Cirque, Hippodrome,
La colonne Vendôme,
Concert populaire, et tout ce qu’il faut pour vous plaire.
Et toi, peuple de penseurs,
Tu te moques bien de pareils malheurs ?
Vous êtes grossiers et dégoûtants,
Mais nous saurons bien vous rendre élégants.
Si votre Faust est si agréable.
C’est grâce à Gounod qui l’a enjolivé.
Quant à Dom Carlos et Guillaume Tell,
Nous leur tannons le cuir.
Vous ignoreriez Mignon
Si nous ne l’avions joué sur le Mirliton ?
Vous avez bafouillé Shakespeare.
Nous trouvons Hamlet appréciable.
Cependant vous serez applaudi à Paris
Si vous possédez du génie.
Orphée sortant des Enfers
S’est promené sur notre scène.
Offenbach. — Chaîne anglaise !
Hugo. — Ainsi, arrivez ! nous vous friserons.
Parfumerons, civiliserons.
La grande nation
Exécute tout cela gratis.
Elle ne cherche pas à vous exploiter.
Les soldats peuvent s’en aller !
Arrivez, diplomates !
Dîners, soupers.
Venez, venez, attachés !
Offenbach. — Gallop !
Hugo. — C’est moi le vrai Génie de la France.
Le Chœur. — Dansons, chantons, etc.
   Exécution du galop final pendant lequel tous les attachés d’ambassades des nations européennes surgissent du trou du souffleur, accompagnés des ambassadeurs des autres pays du monde — ensuite arrivent les directeurs des théâtres royaux d’Allemagne ; ils se livrent, avec les femmes, à des danses ridicules, sous le persiflage du chœur qui s’amuse royalement.


refrain et ballet


Le dernier tableau représente l’apothéose de Victor Hugo, dans une lumière de feux de Bengale.