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ses deux mains, elle ouvre deux coffres remplis de sacs et d’écus. Deux lampes en forme de couronne sont suspendues à ses côtés ; à ses pieds sont deux vases de fleurs.

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L’Avarice (fig. 2) est une des belles sculptures de cette époque (1170 environ). Les cheveux épars sous un lambeau d’étoffe, la main gauche crispée, crochue, elle est assise sur un coffre qu’elle a fermé violemment de la main droite ; sous ses pieds sont des sacs pleins d’écus. L’Avarice est ici personnifiée[1].

  1. C’est ainsi qu’un trouvère du XIIIe siècle décrit la Largesse et l’Avarice :

    « Les .il. choses vi vis à vis :
    L’une fu grande et bien taillie,
    D’un blanc samit appareillie ;
    Cote en ot, sorcot et mantel
    Afubli .i. poi en chantel ;
    La face ot doucement formée,
    Qui fu si à point colorée