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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 5.djvu/411

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dixième de l’exécution, en L la section du meneau, en M la face latérale d’une des gâches, et en N sa face intérieure[1].

Fenetre.XIIIe.siecle.2.png

Ces exemples font ressortir le soin que les architectes de cette époque mettaient dans l’étude des menus détails de l’architecture domestique. Tout était prévu pendant la construction, et tout était prévu avec économie. Ils évitaient ces scellements de ferrures qui, après l’achèvement d’un ravalement, viennent déshonorer les façades en coupant les moulures, écornant les chambranles, mutilant les tableaux et les appuis ; qui nécessitent ces raccords en plâtre bientôt détruits par le temps et accusant ainsi le peu d’harmonie qui existe, dans nos édifices, entre l’apparence et les besoins. Dans les maisons gothiques, regardées de nos jours comme des habitations étrangères à notre civilisation, les fenêtres, ainsi que les autres membres de l’architecture, ne sont point imitées de l’antique ou de la renaissance italienne ; mais elles sont disposées et faites pour donner de l’air et de la lumière, elles sont proportionnées aux salles, et comprennent dans leur structure tous les accessoires indispensables à l’ouverture des châssis

  1. Voy. l’Architecture civile de MM. Verdier et Cattois. La maison des Musiciens est donnée dans cet ouvrage avec la plupart des détails de la façade sur la rue du Tambour.