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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 5.djvu/239

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faut que son anneau E tombe sur la circonférence décrite par l’anneau F de la boucle, circonférence dont, bien entendu, la verge est le rayon ; il faut aussi que l’étrier ne puisse dépasser la ligne IE et soit arrêté en K par la largeur du bout de la verge. Tant que la bride de la fronde attachée à l’anneau E de l’étrier n’a pas, par suite du mouvement imprimé, dépassé la ligne EE′ ; prolongement de la ligne IE, l’autre bride de la fronde tire sur la boucle F obliquement, de telle façon que cette boucle ne peut quitter le style C.

Mangonneau.png

Ceci compris, la figure 16 indique le mouvement de rotation de la verge. La bride mobile de la fronde ne quittera le style que lorsque le projectile aura dépassé le rayon du cercle décrit par la verge, qu’au moment où les brides de la fronde formeront avec la verge un angle, ainsi qu’il est tracé dans la position A. Alors, l’une des brides de la fronde continuera à tirer sur l’étrier, tandis que l’autre se relâchera, et la force centrifuge imprimée au projectile fera échapper la boucle du style, comme nous le voyons en M. Le projectile libre décrira sa parabole. Si le mouvement de rotation de la verge était égal ou progressivement