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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 5.djvu/138

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[échauguette]
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avec meurtrières sur chacune des faces. Il suffit de jeter les yeux sur les gravures d’Israël Sylvestre, de Mérian, de Chastillon, pour constater qu’en France toutes les villes du Nord et de l’Est renfermaient quantité de ces tours couronnées d’échauguettes qui se découpaient si heureusement sur le ciel et donnaient aux cités une physionomie pittoresque.

Echauguette.Lindau.2.png


Aujourd’hui nous en sommes réduits à admirer ces restes du passé en Allemagne, en Belgique ou en Angleterre.

Dans la campagne, et surtout dans les pays de plaines, les combles des tours des châteaux se garnissaient d’échauguettes qui permettaient de découvrir au loin ce qui se passait ; la Picardie et les Flandres surmontaient les combles de leurs donjons d’échauguettes de bois recouvertes de plomb ou d’ardoises. Les gravures nous ont conservé quelques-unes de ces guettes de charpenterie. Nous donnons ici l’une d’elles (21) en A[1].

  1. Du château de Beersel en Brabant. (Voy. Castella et prætoria nobilium Brabantiæ, ex mus. Jac. baronis Le Roy, etc. Anvers, 1696.)