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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 3.djvu/53

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[charpente]
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flexion de ces chevrons est arrêtée par les coyers G s’assemblant dans les goussets H ; comment les lincoirs I, détaillés en I′, I″ et I‴, s’assemblent entre les chevrons et reçoivent les têtes des faux chevrons K, afin de rendre la pose possible.

Charpente.conique.3.png


La fig. 36 ter va démontrer comment les courbes L, sous les chevrons, ne pouvant s’assembler dans les coyers G, s’assemblent dans un second gousset M.

Enfin la fig. 36 quater démontrera comment les arbalétriers des deux fermes s’assemblent dans le poinçon au sommet du comble ; comment les extrémités des chevrons E, coupés en bec de flûte, viennent reposer et s’assembler sur les petites entre-toises courbes O. La section horizontale R, faite au niveau Y, et les deux rabattements S S′, indiquent comment ces petites entre-toises courbes sont maintenues entre les arbalétriers.

Les charpentes coniques présentent d’assez grandes difficultés d’assemblage, car il faut qu’au levage les tenons puissent entrer dans leurs mortaises ; or, toutes les pièces tendant vers un axe, il est nécessaire que le charpentier prévoie sur le chantier les moyens pratiques qui lui permettront d’assembler d’abord les pièces principales, puis les pièces