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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 1.djvu/426

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pierre d’un fort diamètre) jusque pendant les premières années du XVIe siècle.

Artillerie.medievale.png

Voici (42) la représentation d’un double canon de siége garni de son mantelet de bois destiné à protéger la pièce et les servants contre les projectiles (43), le figuré d’un double canon, mais avec boîtes s’emmanchant dans la culasse et contenant la charge de poudre avec le boulet[1]. À côté de la pièce sont d’autres boîtes de rechange et le calibre C avec son anse pour mesurer la charge de poudre ; (43 bis) le dessin d’un canon à boîte monté

  1. Copié sur des vignettes du manuscr. de Froissart, XVe siècle. Bibl. Impér., n° 8320, t. I. Les canons (fig. 43) se trouvent dans les vignettes intitulées : Comment le roy d’Angleterre assiégea la cité de Rains… Comment la ville de Duros fut assiégée et prinse d’assault par les François. Ces canons étaient fabriqués dans l’origine au moyen de bandes de fer forgé réunies comme les douves d’un tonneau et cerclées par d’autres bandes de fer cylindriques ; lorsqu’ils étaient de petit calibre, ils étaient ou forgés ou fondus en fer ou en cuivre (voy. Engin).