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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 1.djvu/312

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ment. Nous donnons (21) une vue extérieure de ces bâtiments prise de la mer ;

Mont.Saint.Michel.png

et (22) une vue prise du côté de l’est. La flèche qui surmontait la tour centrale de l’église est détruite depuis longtemps ; elle avait été réédifiée à plusieurs reprises, et la dernière fois par l’abbé Jean de Lamps, vers 1510 ; nous la supposons rétablie dans la vue que nous donnons ici ; une statue colossale de l’archange Saint-Michel, qui se voyait de fort loin en pleine mer, couronnait son sommet. La foudre détruisit cette flèche peu après sa construction. L’abbaye du Mont-Saint-Michel se trouvait dans une situation exceptionnelle ; c’était une place militaire qui soutint des sièges, et ne put être enlevée par l’armée anglaise en 1422. Rarement les établissements religieux présentaient des défenses aussi formidables, ils conservaient presque toujours l’apparence de villæ crénelées, défendues

    des cloisons coupent la belle salle des Chevaliers et les dortoirs. En 1834, la charpente de la nef de l’église fut incendiée et les maçonneries romanes du vaisseau souffrirent beaucoup de ce sinistre. Le chœur est bien conservé, et quoique bâti en granit, il présente un des exemples les plus ouvragés de l’architecture ogivale des derniers temps.