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dernière ; car arrivé sur le seuil de la vieillesse, où m’amène ma cinquante-cinquième année près de s’accomplir, et attendu que j’ai noblement usé de mon corps et de mon esprit, bien que je vive encore, résolu désormais à ne rien faire, ma vie ne m’offrira plus que bien peu de choses à raconter.



ÉPOQUE QUATRIÈME.





CHAPITRE XX.

Après avoir entièrement achevé le premier envoi de mes impressions, je m’applique à traduire Virgile et Térence. — But de ce travail.


1790.Continuant donc cette quatrième époque, j’ajoute que me retrouvant à Paris, oisif, tourmenté comme je le dis, incapable de rien inventer, quoiqu’il me restât bien des choses que j’avais résolu de faire, au mois de juin 1790, je me mis, comme par forme de passe-temps, à traduire çà et là des fragmens de l’Énéide, ceux qui m’avaient le plus charmé ; puis voyant que ce travail me devenait très-utile et fort agréable, je commençai par les premiers vers. Ce fut aussi pour ne pas perdre