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Page:Verne - Voyage au centre de la Terre.djvu/103

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« Halt ! » dit-il.

Je m’arrêtai court au moment où j’allai heurter de mes pieds la tête de mon oncle.

« Nous sommes arrivés, dit celui-ci.

— Où ? demandai-je en me laissant glisser près de lui.

— Au fond de la cheminée perpendiculaire.

— Il n’y a donc pas d’autre issue ?

— Si, une sorte de couloir que j’entrevois et qui oblique vers la droite. Nous verrons cela demain. Soupons d’abord, nous dormirons après. »

L’obscurité n’était pas encore complète. On ouvrit le sac aux provisions, on mangea et chacun se coucha de son mieux sur un lit de pierres et de débris de lave.

Et quand, étendu sur le dos, j’ouvris les yeux, j’aperçus un point brillant à l’extrémité de ce tube long de trois mille pieds, qui se transformait en une gigantesque lunette.

C’était une étoile dépouillée de toute scintillation, et qui, d’après mes calculs, devait être β de la petite Ourse.

Puis je m’endormis d’un profond sommeil.