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l’assassinat.


Il était donc probable que ce crime demeurerait impuni, comme tant d’autres dont ces parages, depuis la Nouvelle-Guinée jusqu’à l’archipel des Salomon, ont été le théâtre.

À présent, il fallait transporter le corps à la factorerie. M. Hamburg avait fait apporter une civière, sur laquelle on déposa le mort. Puis tous, Nat Gibson au bras de M. Hawkins, reprirent le chemin du port.

Le cadavre fut placé dans une salle du comptoir, en attendant que M. Hamburg eût terminé son enquête. Quant à l’inhumation, cette triste cérémonie s’accomplirait dès le lendemain, car la décomposition s’opère rapidement sous ce brûlant climat des Tropiques.

Le missionnaire qui se trouvait alors à Kerawara vint s’agenouiller et prier près de la victime.

M. Zieger reconduisit à bord Nat Gibson qui, dans un inquiétant état de prostration, resta couché sur le cadre de sa cabine.

Entre temps, M. Hamburg ne cessait de prendre des renseignements de nature à le mettre sur la trace des meurtriers. Après qu’il eut ramené MM. Hawkins et Zieger à la factorerie, il s’entretint avec eux à ce sujet, et lorsqu’ils lui demandèrent quels pouvaient, à son avis, être les auteurs du crime :