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Page:Verne - Le Château des Carpathes.djvu/60

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vrai qu’on ressuscite !… Ce sont peut-être les boulangers du ciel, qui sont venus faire une fournée… »

Et pour finir, une série de plaisanteries, extrêmement peu goûtées des gens de Werst, et que le docteur Patak débitait avec une incroyable jactance.

On le laissa dire.

Et alors le biró de lui demander :

« Ainsi, docteur, vous n’attachez aucune importance à ce qui se passe au burg ?…

— Aucune, maître Koltz.

— Est-ce que vous n’avez pas dit que vous seriez prêt à vous y rendre… si l’on vous en défiait ?…

— Moi ?… répondit l’ancien infirmier, non sans laisser percer un certain ennui de ce qu’on lui rappelait ses paroles.

— Voyons… Ne l’avez-vous pas dit et répété ? reprit le magister en insistant.

— Je l’ai dit… sans doute… et vraiment… s’il ne s’agit que de le répéter…

— Il s’agit de le faire, dit Hermod.

— De le faire ?…

— Oui… et, au lieu de vous en défier… nous nous contentons de vous en prier, ajouta maître Koltz.

— Vous comprenez… mes amis… certainement… une telle proposition…

— Eh bien, puisque vous hésitez, s’écria le cabaretier, nous ne vous en prions pas… nous vous en défions !

— Vous m’en défiez ?…

— Oui, docteur !

— Jonas, vous allez trop loin, reprit le biró. Il ne faut pas défier Patak… Nous savons qu’il est homme de parole… Et ce qu’il a dit qu’il ferait, il le fera… ne fût-ce que pour rendre service au village et à tout le pays.

— Comment, c’est sérieux ?… Vous voulez que j’aille au château