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Page:Verne - Le Château des Carpathes.djvu/195

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— Nous l’aurons.

— A-t-on vérifié si le tunnel qui débouche sur le col de Vulkan était libre ?

— Il l’est. »

Il y eut alors quelques instants de silence, tandis que Orfanik, ayant repris son fanal, en projetait la clarté à travers les profondeurs de la chapelle.

« Ah ! mon vieux burg, s’écria le baron, tu coûteras cher à ceux qui tenteront de forcer ton enceinte ! »

Et Rodolphe de Gortz prononça ces mots d’un ton qui fit frémir le jeune comte.

« Vous avez entendu ce qui se disait à Werst ? demanda-t-il à Orfanik.

— Il y a cinquante minutes, le fil m’a rapporté les propos que l’on tenait dans l’auberge du Roi Mathias.

— Est-ce que l’attaque est pour cette nuit ?

— Non, elle ne doit avoir lieu qu’au lever du jour.

— Depuis quand ce Rotzko est-il revenu à Werst ?

— Depuis deux heures, avec les agents de la police qu’il a ramenés de Karlsburg.

— Eh bien ! puisque le château ne peut plus se défendre, répéta le baron de Gortz, du moins écrasera-t-il sous ses débris ce Franz de Télek et tous ceux qui lui viendront en aide. »

Puis, au bout de quelques moments :

« Et ce fil, Orfanik ? reprit-il. Il ne faut pas que l’on puisse jamais savoir qu’il établissait une communication entre le château et le village de Werst…

— On ne le saura pas ; je détruirai ce fil. »

À notre avis, l’heure est venue de donner l’explication de certains phénomènes, qui se sont produits au cours de ce récit, et dont l’origine ne devait pas tarder à être révélée.

À cette époque — nous ferons très particulièrement remarquer que cette histoire s’est déroulée dans l’une des dernières années du