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Page:Verne - La Jangada, 1881, t1.djvu/22

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LA JANGADA.


II

voleur et volé


Torrès dormait depuis une demi-heure environ, lorsqu’un bruit se fit entendre sous les arbres. C’était un bruit de pas légers, comme si quelque visiteur eût marché pieds nus, en prenant certaines précautions pour ne pas être entendu. Se mettre en garde contre toute approche suspecte aurait été le premier soin de l’aventurier ; si ses yeux eussent été ouverts en ce moment. Mais ce n’était pas là de quoi l’éveiller, et celui qui s’avançait put arriver sa présence, à dix pas de l’arbre, sans avoir été aperçu.

Ce n’était point un homme, c’était un « guariba ».

De tous ces singes à queue prenante qui hantent les forêts du Haut-Amazone, sahuis aux formes gra-