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Page:Verne - La Jangada, 1881, t1.djvu/113

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EN SUIVANT UNE LIANE.

— Comment donc, mais avec plaisir ! répondit Fragoso. Vous m’avez dépendu, je vous appartiens ! Il ne fallait pas me dépendre !

— Hein ! chère maîtresse, avons-nous bien fait de continuer notre promenade ! dit Lina.

— Je le crois bien ! répondit la jeune fille.

— N’importe, dit Benito, je n’aurais jamais cru que nous finirions par trouver un homme au bout de notre cipo !

— Et surtout un barbier dans l’embarras, en train de se pendre ! » répondit Fragoso.

Le pauvre diable, redevenu alerte, fut mis au courant de ce qui s’était passé. Il remercia chaudement Lina de la bonne idée qu’elle avait eue de suivre cette liane, et tous reprirent le chemin de la fazenda, où Fragoso fut accueilli de manière à n’avoir plus ni l’envie ni le besoin de recommencer sa triste besogne !