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Page:Verne - Hector Servadac, Tome 1.pdf/32

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On eût dit que l’ordonnance n’attendait que cet appel pour paraître militairement.

« As-tu quelque idée de ce qui est arrivé, Ben-Zouf ? demanda Hector Servadac.

— J’ai idée, mon capitaine, que nous avons tout l’air de tirer notre dernière étape.

— Bah ! Une trombe, Ben-Zouf, une simple trombe !

— Va pour une trombe ! répondit philosophiquement l’ordonnance. — Rien de particulièrement cassé, mon capitaine ?

— Rien, Ben-Zouf. »

Un instant après, tous deux étaient debout ; ils déblayaient l’emplacement du gourbi ; ils retrouvaient leurs instruments, leurs effets, leurs ustensiles, leurs armes à peu près intacts, et l’officier d’état-major disait :

« Ah çà, quelle heure est-il ?

— Au moins huit heures, répondit Ben-Zouf en regardant le soleil, qui était très-sensiblement élevé au-dessus de l’horizon.

— Huit heures !

— Au moins, mon capitaine !

— Est-il possible ?

— Oui, et il faut partir !

— Partir ?

— Sans doute, pour notre rendez-vous.

— Quel rendez-vous ?

— Notre rencontre avec le comte…