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Page:Verne - Hector Servadac, Tome 1.pdf/293

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ailes légèrement échancrées et tronquées vers leur extrémité.

« Ah ! fit soudain Ben-Zouf. De par tous les saints de Montmartre, il a un sac au cou ! »

Quelques instants après, le pigeon était entre les mains du capitaine Servadac, et ses compagnons, réunis autour de lui dans la grande salle, le regardaient avidement.

« Voilà des nouvelles de notre savant qui nous arrivent ! s’écria le capitaine Servadac. La mer n’étant plus libre, il emploie les oiseaux pour porter ses lettres ! Ah ! puisse-t-il, cette fois, avoir donné sa signature et surtout son adresse ! »

Le petit sac avait été en partie déchiré pendant la lutte du pigeon contre les goëlands. Il fut ouvert, et on y trouva une courte notice, laconiquement rédigée et dont voici les termes :


« Gallia.
« Chemin parcouru du 1er mars au 1er avril : 39,700,000 l. t
« Distance du soleil : 110,000.000 l. !
« Capté Nérina en passant.
« Vivres vont manquer, et… »


Le reste de la dépêche, déchiré par les coups de bec des goëlands, n’était plus lisible.

« Ah ! malchance maudite ! s’écria le capitaine Servadac. La signature était là, évidemment, et la date, et le lieu d’origine de la notice ! Elle est toute en