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Page:Verne - Hector Servadac, Tome 1.pdf/252

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les dépressions du sol. Aux grondements qui s’accroissaient, ils comprenaient bien que la cheminée centrale ne pouvait être éloignée. Toute leur crainte était de se voir subitement arrêtés dans leur exploration par une paroi terminale qu’il leur serait impossible de franchir.

Mais le capitaine Servadac avait une confiance inébranlable qui se communiquait au comte Timascheff et au lieutenant Procope.

« Allons ! allons ! criait-il. C’est dans les circonstances exceptionnelles qu’il faut recourir aux moyens exceptionnels ! Le feu est allumé, la cheminée n’est pas loin ! La nature fournit le combustible ! Mordioux ! nous nous chaufferons à bon compte. »

La température alors était là au moins de quinze degrés au-dessus de zéro. Lorsque les explorateurs appuyaient la main sur les parois de la sinueuse galerie, ils les sentaient brûlantes. Il semblait que cette matière rocheuse, dont le mont était formé, eût le pouvoir de conduire la chaleur, comme si elle eût été métallique.

« Vous le voyez bien, répétait Hector Servadac, il y a un véritable calorifère là dedans ! »

Enfin, une lueur énorme illumina le sombre boyau, et une vaste caverne apparut, qui resplendissait de lumière. La température y était fort élevée, mais supportable.

À quel phénomène cette excavation creusée dans