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Page:Verne - Hector Servadac, Tome 1.pdf/251

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le torrent lavique suivait les pentes pour se rendre à la mer. Mais, en s’approchant, le capitaine Servadac et ses compagnons reconnurent avec une extrême satisfaction combien la température de l’atmosphère s’élevait sensiblement. Peut-être les espérances de l’officier seraient-elles réalisables ! Peut-être, s’il se rencontrait dans cet énorme massif quelque excavation habitable, les Galliens échapperaient-ils au plus grand danger dont ils fussent menacés.

Les voilà donc, cherchant, furetant, contournant les angles de la montagne, gravissant ses talus les plus raides, escaladant ses larges assises, sautant d’une, roche à l’autre comme ces lestes isards, dont ils avaient maintenant l’extraordinaire légèreté spécifique, mais sans jamais fouler du pied d’autre matière que cette substance aux prismes hexagonaux, qui semblait former l’unique minéral de l’astéroïde.

Leurs recherches ne devaient pas être vaines.

Derrière un grand pan de roches, dont le sommet se projetait comme un pyramidion vers le ciel, une sorte d’étroite galerie, ou plutôt, un sombre boyau creusé dans le flanc de la montagne, s’ouvrit devant eux. Ils en franchirent aussitôt l’orifice, qui était situé à vingt mètres environ au-dessus du niveau de la mer.

Le capitaine Servadac et ses deux compagnons s’avancèrent en rampant au milieu d’une obscurité profonde, tâtant les parois de l’obscur tunnel, sondant