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Page:Verne - Hector Servadac, Tome 1.pdf/180

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— Oui… peut-être… répondit Hector Servadac… bien que l’objection tirée de la matière dont on fait notre astéroïde subsiste toujours !

— Et, dans ce cas, ajouta le comte Timascheff, le savant en question aurait donné le nom de Gallia au nouvel astre.

— Ce serait donc un savant français ? fit observer le lieutenant Procope.

— Cela est à supposer, répondit le capitaine Servadac. Remarquez que, sur dix-huit mots qui composent le document, il y a onze mots français contre trois mots latins, deux mots italiens et deux mots anglais. Cela prouverait aussi que ledit savant, ignorant en quelles mains tomberait son document, a voulu employer des mots de diverses langues pour accroître les chances d’être compris.

— Admettons que Gallia est le nom du nouvel astéroïde qui gravite dans l’espace, dit le comte Timascheff, et continuons. « Ab sole, distance au 15 février, cinquante-neuf millions de lieues. »

— C’était effectivement la distance qui devait séparer Gallia du soleil à cette époque, répondit le lieutenant Procope, lorsqu’elle est venue couper l’orbite de Mars.

— Bien, répondit le comte Timascheff. Voilà un premier point du document qui s’accorde avec nos observations.

— Exactement, dit le lieutenant Procope.

— « Chemin parcouru de janvier à février, » reprit